revanche

Facebook et ses perdants

C’est lorsque j’espionne les murs d’anciens collègues d’école/collège/lycée que je sens une intense satisfaction personnelle monter… Ceux qui en ont fait le plus baver sont aussi ceux qui sont les moins intéressants aujourd’hui… =D !
C’est en voyant ce statut Facebook de mon adorable (et adorée) Julie que j’ai réalisé cette vérité qui me trottait pourtant depuis un bon moment dans l’esprit. Quelle satisfaction revancharde de voir que ceux se croyant les représentants de Dieu sur terre pendant leurs années bénies du collège sont ceux qui en ont tiré le moins d’enseignements. Tous ces petits roquets qui pensaient réduire les autres à des moins que rien par des mots parfois, des actes souvent, ne se sont pas rendus compte qu’il leur faudrait dépasser ce stade pour devenir quelqu’un de respectable.

Plus qu’une satisfaction, c’est une véritable jouissance de se sentir revivre par le biais de leur situation actuelle ; qu’ils soient kikoolol, filles se prenant en photo avec leur portable face à un miroir, garçons ne sachant pas aligner deux mots sans y glisser une demi-douzaine de fautes d’orthographe, motards musclés semblant pratiquer une sorte de diététique du cerveau, ou ayant volontairement oublié de l’alimenter.

Mais le plus jouissif n’est-il pas de ressentir cette certaine revanche sur la vie pendant que ces anciens coupables ne se rendent pas même compte de leur propre échec ? Rendant imminent le pic de leur inintéressante actuelle, accumulée au fil de ces dernières années, passées à me reconstruire à partir des ruines de mon enfance dont la poussière colle encore aux baskets de mes persécuteurs.

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Delilah – Partie 2/2

Drugs_or_me_by_IwishIwasPretty

Les années passèrent. Arrivée au lycée elle pensait avoir trouvé une certaine stabilité. Ayant trouvé sa bande de potes -que tout être un minimum sociable se doit d’avoir- elle naviguait entre études, amis et famille comme si tout était redevenu comme avant. Sauf qu’on lui avait gâché quatre années de sa vie et sa rancune à l’égard de ses bourreaux ne faisait que croitre de jour en jour, intérieurement puisqu’elle ne les croisait plus. Chacun ayant fait sa vie de son côté et tant mieux pour elle.

Intérieurement certes mais il lui était impossible de faire table rase du passé.
Delilah a commencé à enchainer les mauvaises fréquentations, boire de plus en plus et commençant à fumer certaines substances illicites avant d’aller en cours, non pas pour se donner du courage mais pour tenter d’oublier ce passé qui recommençait subtilement à faire surface. Chaque année elle a ce qu’elle appelle ses coups de déprime. Pendant quelques semaines, voire parfois pendant quelques mois, elle redescend de son piédestal et pense à ses années parties en fumée. Bien qu’elle réussisse scolairement et socialement, ses zones d’ombres et ses mauvais démons ressurgissent par paquets, la jetant à chaque fois au fond du trou.

Quand Delilah commença à plaire aux hommes, ce fut une révolution. Elle les découvrit assez jeune au final mais avait l’impression d’ouvrir la boite de Pandore qui lui avait été ôtée au profit des autres pendant que ces derniers découvraient leurs premières amourettes.

Mais donner à manger à quelqu’un qui meurt de faim le fera mourir d’avoir trop mangé.
Delilah enchaina histoires sur histoires. Histoires sans lendemain sur histoires plus ou moins sérieuses auxquelles elle ne croyait au final pas. Elle se donnait aux hommes sans compter, profitant à loisir du temps dont elle n’avait pas eu l’occasion de profiter auparavant. Elle bifurquait à droite à gauche, sans avoir aucune notion du bien en matière de mâles.

Elle se surprit à ne plus ressentir aucun sentiment d’aucune sorte et ne plus vouloir en entendre parler, ayant eu jusqu’alors sa dose de comportements négatifs.