résolutions

Rétrospective 2K10 (3615 tellmylife)

Nommée dans la catégorie de pire année qui soit, 2010 remporte le prix haut la main. Et pour une fois je vais (à peu près) parler de moi, et non pas de Karen, Lisa, Delilah, Emma ou encore Jérôme. Mais je ne vais pas raconter cette année 2010 en long, en large et en travers. D’une, il y aurait beaucoup trop de choses à raconter et compte tenu de mon don pour la synthèse je vais éviter de faire l’article le plus long qui soit, et de deux, je préfère ne garder que les anecdotes intéressantes, histoire de rendre digeste ce billet des plus mégalomaniaques.

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6 mois de quiétude non dissimulée pour 6 mois de chagrin non dissimulable, voilà l’histoire banale de cette année, comme on en voit tous les jours dans les vies de chacun.

Après un an d’une relation sérieuse, la fin. Annoncée par l’une des pires manières qui soient, au pire moment qui soit. Fin Mai, par mail, une semaine avant mes partiels / passage de permis. De fait, les trois mois de l’été n’ont représenté pour moi qu’une succession de jours semblables en tous points et ont formé un ensemble tout ce qu’il y a de plus insupportable.

Les uns après les autres, les jours se suivaient, se ressemblaient. Tout me ramenait à la perte que j’avais vécue quelques semaines, et maintenant quelques mois, auparavant sans que je ne fasse de véritables efforts pour aller de l’avant. C’est aussi à cette époque là que j’ai perdu, pour des raisons qui me sont encore obscures, non pas quelqu’un que je considérais comme ma meilleure amie, mais plutôt comme une sœur. Quelqu’un avec qui je m’étais toujours entendue, et ce depuis des années, malgré la distance et le temps qui passait. Juin, Juillet, Août : un été où se mélangeait culpabilité, colère, abattement et incompréhension. Où toutes les pensées et tous les actes que j’ai alors faits ne souffraient d’aucun sens et d’aucune motivation à aller de l’avant. Pleurer. Bronzer à Roland Garros. Boire des verres de vin au saut du lit. Regarder l’intégrale de Weeds. Penser à lui et pleurer encore. Conduire une camionnette après avoir avalé des cachets bleus sous sachet plastique. Faire des concerts. Aller à des festivals. Fumer des joints. Faire des meringues. Ne pas réussir à faire cuire des pâtes. Cueillir des champignons. Jouer de l’ukulélé avec les pieds. Escalader le POPB. Et puis rire aussi. Aller à la pêche. Tirer des feux d’artifices. Faire du footing sur l’île de Puteaux. Commencer à écrire un bouquin. En lire des dizaines d’autres. Et se croire dans une série télé américaine, quand les parents offrent une voiture à leur ado après qu’il se soit fait larguer. Plus que croire d’ailleurs, l’être vraiment.

Bongo_Star_2_by_Khr0ne

Car si je pouvais m’échapper de ma vie actuelle au profit de mon monde, ne serait-ce que pour quelques heures seulement, je le faisais avec allégresse. Là où cela devient dangereux est quand on se met à préférer ce monde virtuel jusqu’à en devenir dépendant. Fort heureusement cela n’a jamais été mon cas. C’est aussi à cette époque que j’ai recommencé à faire de la tachycardie et à reprendre des traitements, où je devais chaque jour prendre une flopée de médicaments, supposés m’aider à aller mieux. Mais j’ai réalisé une seconde fois au cours de mon existence, qu’on ne pouvait pas guérir le mal de vivre avec des antidépresseurs et des sédatifs. Marilyn a eu raison de se suicider plutôt que de mourir d’une overdose comme Edie Sedgwick. Alors j’ai recommencé à mettre un pas devant l’autre, pour réapprendre à vivre une troisième fois en 20 ans. Vivre, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Certes, ça ne s’oublie pas, mais après s’être cassé la gueule plusieurs fois, on a de belles appréhensions à se remettre en selle.

Le déclic arriva fin Août grâce à un séjour chez Mélou, à base de clopes / Mojitos au bord de la piscine et sessions de Guitar Hero dans le salon. Alors on reprend confiance en soi, en la vie, et cet état va même nous faire faire des erreurs qu’on n’aurait pas faites en temps normal. Car quand on subit ce type d’épreuves, on se croit invulnérable. Quand on se brise la jambe, on ne va tout de même pas se casser le bras deux jours plus tard. Et bien si, il n’y a pas de raison pour que cela n’arrive pas. Pire, quand on provoque ces accidents une fois et qu’on se fait mal, il est normal de se faire encore plus mal la deuxième fois qu’on les aura provoqués. C’est du bon sens. Sauf qu’en général dans ces cas là, le bon sens est la dernière des choses à laquelle on pense. Alors brutalement, se remettre à aimer quelqu’un. Se sentir capable d’être humain à nouveau. Avec une forte joie mais beaucoup de malheurs aussi. Pour le reste, Christine et ce jeune homme l’ont raconté avant moi. Un pas en avant, deux pas en arrière. J’ai l’impression de revivre actuellement cet inter-minable été et je me maudis pour cela.

Deauville__la_nuit___3_by_Northcumbria

Beaucoup de vœux et d’espoir pour 2011 donc, une nouvelle décennie qui, je l’espère, apportera son lot de bonnes nouvelles, de jours heureux et, tout simplement, de bonheur. Je l’espère, même si je ne le pense vraiment qu’à moitié. Laissons le temps au temps, mais prions tout de même pour qu’il se presse un peu. Je vous souhaite à tous une superbe nouvelle année : études, famille, Amour, amitié, travail, santé et chocolat !

Todo List

Comme je n’aime pas faire comme tout le monde, que les résolutions de début d’années ne tiennent jamais jusqu’à la fin du mois de Janvier (sinon pourquoi se donner autant de mal à les reformuler chaque premier jour de l’année ?) et qu’une liste est toujours la bienvenue pour remettre en branle la roue de la fortune (ou Victoria), j’ai listé un petit florilège d’actions à honorer dans les jours prochains, histoire de.

– Arrêter de dire « Je te pardonne » à ceux qui me disent « Pardon » dans le métro
– Trouver un taff d’ici … une semaine
– Réussir à prendre de bonnes photos de concert
– Arrêter d’utiliser l’application vuvuzela pour iPhone (mais c’est si tentant …)
– Acheter une voiture
– Envoyer une lettre à Uhu pour leur dire que la Patafix blanche, c’est vraiment de la merde
– Prendre des vacances loin, très loin de Paris
– Fabriquer un écriteau en carton pour accueillir Mélou à la gare d’Austerlitz
– Commencer à commercialiser les cigarettes au Mojito en France
– Acheter un costume Pedobear pour le prochain Halloween

Après tout ça je pourrai reprendre une vie normale, c’est à dire – comme tout le monde en fait – recommencer à formuler de nouvelles lignes de conduite et de nouvelles résolutions pour ne pas réussir à en dompter la moitié.

Quand les Tilleuls Mentent

Jeune_Fille_by_complejo

Bon allez, c’est fini de se plaindre à longueur de temps de la stupidité des gens et de la rudesse de la vie. Ok les gens sont stupides mais il va bien falloir vivre avec si l’on ne veut pas devenir fou ou asocial. Le passé reste passé. Le fait de le ressasser ne fait que ressurgir de la frustration pour les déceptions anciennes et de la mélancolie tenace pour les souvenirs les plus joyeux.
Et puis …
Se remettre à faire du sport, s’arrêter de (trop) fumer, de (trop) boire, de (trop) manger et de (trop) procrastiner. Faire des listes de choses à faire pour se donner des buts, des ambitions. Et en oublier la moitié. Prendre les décisions qui s’imposent sans pour autant les faire sur un coup de tête. Et remplir mon verre de ce vin qui est derrière la poubelle de mon bureau.

Un blog tout beau tout propre

Another_Under_Snow_by_Sedeto

Un grand merci à Sedeto pour l’image

Voilà, j’ai pour ainsi dire fini de tripatouiller les multiples pages et les multiples options qui s’offraient à moi.

En effet, la charte graphique change quelque peu du tout au tout mais l’hiver n’est-il pas seulement sombre mais dans le même temps aussi voluptueux qu’une boule de neige ? Nouvelle année, nouveau design, nouveaux départs en tous points. Pas de résolutions intenables mais des résolutions crédibles (ne pas s’énerver, ne pas dénigrer les cons, prendre sur soi avec parcimonie et se remettre en question quand il le faut).

Sur ce, je vous souhaite à tous une très belle année 2K10, qu’elle vous rende heureux, et plus que de vous rendre plein d’espoir, qu’elle rende cet espoir réalité. Je vous souhaite de vous sentir bien dans votre vie, ce qui me semble être la base de tout si l’on ne veut pas que le serpent de notre existence se morde le bout de la queue.
Sincèrement, mes meilleurs voeux. Que nous puissions nous rendre compte du bonheur qui est le plus souvent à notre portée et ne pas envier à tout va ce que nous n’avons pas ; mode de pensée qui rend le plus souvent bien malheureux, faisant de l’ombre à toutes les richesses que chacun possède déjà au profit de celles qu’il n’a pas.

Que ceux qui font des études les réussissent, que ceux qui travaillent continuent d’aimer ce qu’ils font de leur vie et puissent-il rester dans cet état d’esprit, que ceux qui sont en couple fassent fi de leur jalousie qui peut le plus souvent les bouffer jusqu’à l’os et profitent des moments présents avec l’être aimé. Que ceux qui sont célibataires ne baissent pas les bras et, si besoin est, cherchent à combattre leurs défauts et s’ouvrir sur le monde comme sur les autres. Que ceux qui ont perdu des êtres proches pensent simplement aux êtres proches qui leur sont encore en vie plutôt que de les regretter une fois qu’il sera trop tard.

A tous ceux là mais aussi à tout le monde sans exception, je souhaite une très bonne nouvelle année sur laquelle je fonde beaucoup d’espoir, beaucoup d’envie et de changements.

Hé pis d’abord hein.

0d01e1700b742d55c957bacdfd69c6f4Ma vie, je veux en être fière. Je veux pouvoir regarder derrière moi et ne pas me demander pourquoi je n’ai pas fait ce que j’aurais souhaité.

La vie, chacun de nous n’en a qu’une. Je ne veux pas avoir à regretter la mienne. Et même si je ne crois pas à une quelconque vie après la Mort, je désire au moins laisser une bonne impression, faire en sorte que cette vie ne m’ait pas été donnée pour rien.
Les cimetières sont remplis de gens irremplaçables.
Ne pouvant outrepasser cette phrase si connue, car véridique, je ferai tout de même en sorte d’avoir au moins accompli tout ce que cette vie parmi tant d’autres puisse me permettre.
La mettre à profit en quelque sorte. En profiter du mieux possible.

Car bientôt, il sera déjà trop tard.

Deviens ce que tu hais.

Quelqu’un qui vous déteste autant, c’est quelqu’un qui veut que vous le détestiez autant, c’est quelqu’un qui veut votre attention. Donc c’est quelqu’un qui vous aime inconsciemment. (FB)

C’est marrant comme être pris dans une position de point de non retour peut vous forcer à faire des actions bien précises, à réfléchir autrement qu’il en est d’habitude.
A apprécier certaines choses, certains statuts qui n’auraient jamais été envisageables en période « normale », et c’est là, quand on croit être arrivé au bout du chemin qu’on commence à emprunter un sentier encore plus ombragé que le premier.
C’est aussi là que la moindre des améliorations, pourtant bien en dessous du niveau de la mer, ne peut que réjouir et s’imposer comme un nouveau mode de vie ; non plus la recherche d’une vie bien mais d’une autre pas si mal que ça. Comme tout le monde quoi.