Resident Evil : Chapitre Final

Resident Evil : Chapitre Final

Vous l’aurez compris, 2017 est décidément l’année Resident Evil, entre le nouveau jeu, le nouveau film et très bientôt le nouveau film d’animation. Que dire donc de ce prétendu chapitre final censé terminer la saga commencée en 2002 déjà ?

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Je pense que ce film est à réserver aux fans, même si cela comprend ceux qui seront sûrement le plus déçu en cas de coup dur. Pour autant, ce chapitre final n’est pas le pire de la saga, il est pour moi dans la moyenne de ce que nous aurions pu attendre. Le premier était plutôt bon, mais les épisodes suivants (Resident Evil: Apocalypse (2004) et Resident Evil: Extinction (2007)) étaient d’un niveau nettement inférieur. Il a fallu attendre le retour de Paul W. S. Anderson à la réalisation et surtout la musique dynamique de Tomandandy pour obtenir des deux autres volets (Resident Evil: Afterlife (2010) et Resident Evil: Retribution (2012)) quelque chose de plutôt correct. Quinze ans après le commencement de la saga d’Alice, qu’en est-il de ce final chapter ?

Premièrement, on suit la ligne directrice des précédents films, en misant plus sur l’action que sur le survival horror, même si certains jump scare parsèment le long-métrage. Deuxièmement, on sent l’inspiration des jeux vidéo de plus en plus lointaines, en particulier concernant le scénario et la présence des clones, même si nous avons le droit de retrouver Albert Wesker et Claire Redfield. Pour Leon, Chris et Ada, ils ont complètement disparu de l’histoire alors qu’ils faisaient partie des personnages les plus charismatiques. Un mauvais point donc. Pour le reste, le pouvoir de la bande originale est là, avec des effets spéciaux très poussés et une 3D qui suit bien le mouvement, les deux derniers ayant sûrement nécessité un budget conséquent.

L’histoire en elle-même n’est pas folle, mais le design des villes détruites et des zombies permet de faire abstraction des gros points noirs du scénario (comme le fait de vouloir verrouiller les portes d’un complexe top secret, pile au moment où les protagonistes arrivent sur place alors qu’il aurait été simple de les fermer au moins des heures, voire des jours avant). Egalement, quelle ne fut pas ma surprise en voyant la présence flagrante du sponsor BMW alors que le film d’animation en 3D prévu pour le mois de mai (Resident Evil : Vendetta) est produit par … Ducati. Ca a du batailler sec pour obtenir tantôt le sponsoring du film live, tantôt celui du film d’animation.

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On pourra dire beaucoup de choses négatives sur ce film mais il a au moins le mérite d’être droit dans ses bottes en apportant les réponses aux questions soulevées dans les précédents opus. On assiste à une vraie fin, même si cette dernière montre qu’on pourrait continuer à produire d’autres films dérivés …

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Resident Evil 7 (démo)

Resident Evil 7 sortant le 24 janvier 2017, il n’aura pas échappé aux fans que la démo jouable est déjà disponible. L’occasion d’avoir une première impression sur ce nouvel opus, fêtant les 20 ans de la saga, à quelques jours de la sortie du film Resident Evil : Chapitre Final.

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D’une durée d’une demi-heure à peu près, la démo nous plonge dans une maison abandonnée, d’où nous devons bien évidemment nous enfuir. Nous retrouvons des cassettes vidéo d’un tournage qui avait eu lieu il y a quelques années, de la part d’un petit groupe de trois chasseurs de fantômes. Les effets sonores et visuels frisent la perfection et le sentiment de frayeur est très réussi. Je vous conseille de la faire plusieurs fois car il y a plusieurs fins à cette démo, selon les choix d’action que vous aurez fait. J’en ai trouvées quatre : la bonne fin (sortir de la maison en vie, avec une petite conclusion qui va bien), la fin alternative (essayer de sortir en assez mauvaise santé, comprendra qui aura fait la démo), la mauvaise fin (prendre la sortie la plus évidente) et mourir en cours de route (ce qui est quand même une fin en soi).

Je parlais des effets visuels, ce qui comprend les jeux de lumières et d’ombres, mais également en termes de personnage et de décors. C’est le premier jeu de la saga en FPS et il y a pour moi deux raisons à cela : l’angoisse que cela dégage et possiblement une justification au niveau du scénario et du personnage que nous jouons. On est d’ailleurs vraiment mis à l’épreuve concernant les objets que l’on peut voir … ou ne plus voir. RE7 fait peur avec pas grand chose, ce qui est d’autant plus fort, nous ramenant aux bases de la peur : la peur du noir, de l’inconnu, de ce que l’on ne voit pas et ce qu’on croit voir.

La grande question que je me pose réside en l’identité de notre personnage. Bien que les trailers sortis apportent leurs propres éléments de réponse, j’ai sciemment évité au maximum de les visionner.

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Qui sommes-nous ? Le caméraman des vidéos ? André ? Le présentateur ? Impossible de voir son propre reflet dans les miroirs que l’on peut croiser. Je penche pour le caméraman car notre source de lumière semble être une gopro. Mais d’un autre côté je nous verrais bien André. Ce qui m’amène à mon autre impression : sommes-nous fou ? Le papier qui bouge de place et de message a bien pu être écrit par nous ? De plus, celui qui nous veut apparemment du mal a l’air normal… En plus d’être une hallucination car j’ai essayé de lui tirer dessus au seul moment possible et les balles le traversent. Dernier point, beaucoup d’éléments du décor changent de place (notamment les mannequins), est-on donc déjà fou en commençant l’histoire ? Si vous avez un avis sur la question dites-moi !

La démo de Resident Evil 7 nous en apprend bien moins que les trailers diffusés jusqu’à présent, mais reflète bien plus l’ambiance oppressante qui va nous envelopper tout au long du jeu. Un retour aux sources donc, notamment par la gestion de l’inventaire, qui promet déjà de bonnes prises de tête. A savoir qu’il est également jouable en réalité virtuelle, mais après avoir mis mes enceintes et mon vidéoprojecteur, je n’irai pas pousser le vice jusqu’à obtenir une crise cardiaque avec un casque sur la tête, car il y a déjà de quoi être effrayé avec « seulement » un écran …