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Une Foodie à Deauville [La Flambée]

Du Spinnaker au Ciro’s (prononcez cirrhose), je dois dire que j’ai déjà fait mon chemin (et mon estomac) parmi les restaurants de Deauville. Je n’ai pour autant jamais fait d’articles sur la ville, bien que mon tout premier article foodie ait été écrit sur un restaurant très proche, à Merville Franceville. Pour des raisons personnelles, je vais passer de plus en plus de temps à Deauville dans les années à venir, l’occasion donc de commencer à décortiquer les fruits de mer et les restaurants du XXIème arrondissement parisien, en commençant par La Flambée.

Avec 2 Fourchettes au Guide Michelin, il va sans dire que je partais déjà en terrain conquis. Malgré son appellation, La Flambée n’est en rien un restaurant alsacien mais typique du bord de mer. Je commence tout de suite par les prix : les menus sont pour tous les portefeuilles. Vous pouvez donc trouver votre bonheur dès 21€ avec à minima un plat, un dessert et une boisson, mais également des menus plus copieux avec différents types de mets.

J’ai pour ma part commencé par l’œuf mollet sur son nid et feuillantines d’escargots, émulsion de châtaignes (tout en lorgnant sur le plateau de fruits de mer de mon voisin de table) et continué sur un poisson, dont hélas je ne me rappelle plus le nom. Impossible de me référer à la carte présente sur le site puisqu’elle est mise à jour régulièrement, selon les saison et les arrivages.

La Flambée offre un cadre intimiste sans être austère et apporte une grande attention à la présentation de la table et des plats comme au service de la nourriture (vous ne serez jamais à court de pain ou d’eau plate). Les plats servis sont suffisamment nutritifs pour se sustenter convenablement, tout en ayant de la place pour le dessert. A quelques minutes à pied des Planches, le restaurant est un bel endroit où manger, où vous pouvez également profiter de la terrasse intérieure, à l’abri de la circulation et du passage.

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Une Foodie en Islande

Fan de poisson, un peu moins du froid, mais il on ne peut pas tout avoir, c’est avec joie que j’ai découvert l’Islande, ses musées, ses excursions, ses sources d’eau chaude, ses aurores boréales … et ses restaurants.

Restaurant Scandinavian

Restaurant Scandinavian

Bien que l’Islande soit connue pour ses brochettes de baleine ou encore son requin faisandé, je n’ai pu goûter ni l’un ni l’autre de ces plats. Pour cause, la plupart des restaurants de Reykjavík sont affublés d’un logo indiquant « nous ne servons pas de baleine ici ». Je me suis donc rabattue sur du poisson à plusieurs reprises, et j’ai craqué pour un hamburger (histoire de me mettre en bouche pour New York quelques jours plus tard). Je ne mentionnerai pas vraiment le poisson séché que j’ai également acheté (Harðfiskur), qui se mange comme des chips.

IMG_2409 Je préfère vous le dire d’emblée, la vie est chère en Islande. Quand on est un touriste européen en tout cas. Pour les plats que vous voyez plus haut, dégustés au restaurant Scandinavian, il faut compter une trentaine d’euros pour une assiette et une bière. Il m’a été difficile de trouver un établissement qui semblait bien, car il y a pléthore de brasseries qui ne semblent pas faire dans la gastronomie. Heureusement, le Scandinavian faisait partie de la bonne tranche des restaurants. Bien cuit, bien copieux, le saumon servi était de très goût, en plus de bénéficier d’un accompagnement adéquat.

Sur mon espèce de road trip, j’ai pu également goûter une spécialité, celle de la soupe de tomate fraîche faite sur place, dans des serres chauffées grâce à la bio-thermie dont dispose le pays. Servi avec le morceau de pain le plus gros que je n’aie jamais vu de ma vie, la soupe (au prix modique de quasiment dix euros, je vous avais prévenus) était un pur délice. Une vraie soupe, comme à la maison avec les tomates du jardin. Et puis avec une température de -15 dehors, une soupe bien chaude ne peut jamais faire de mal !

Autre étape gustative, le Public House Gastropub, situé en plein cœur de la capitale, comme le premier. Aussi cher que les autres établissements, les portions étaient en revanche bien plus petites, voire minimalistes. Je me suis donc décidée pour un petit hamburger respectable, avant d’aller prendre un dessert dans l’un des rares salons de thé de la ville, où tous les desserts font saliver.

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L’Islande a bien des particularités, mais n’ayant pas pu goûter les plats les plus typiques, la gastronomie n’est pas ce que j’en retiendrais. A noter que vous trouverez également une belle collection de bières nationales !

Une Foodie au Havre [Kyriad]

Je n’ai sûrement pas fait le tour de tous les hôtels et restaurants du Havre, mais j’en ai quand même épuisé un petit quota ! Mon périple en ces terres étant maintenant terminé, voilà le dernier article de la saga foodie dédiée au Havre.

Jour 1

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Du poisson et de la viande, autant se la jouer sur les deux tableaux dès le début. En entrée, une mousse de saumon et en plat une brochette de poulet. Tout va très vite, à peine le temps de commander que l’assiette est déjà arrivée, à peine le temps de la finir qu’elle est déjà retirée. J’exagère un petit peu mais l’idée est là, je suis censée me détendre et je n’ai pas l’impression d’avoir le temps de souffler, alors même que nous sommes au dîner et donc logiquement non pressés par le temps. Premier jour mitigé car je ne parviens pas à me sentir à l’aise à table, un comble. Les serveurs et serveuses sont toutefois courtois et font preuve de bons sentiments, je prends donc mon temps pour rendre mon verdict.

Jour 2

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A table midi et soir en ce deuxième jour au restaurant du Kyriad que je n’avais pas encore cité : le Karousel. Les plats s’enchaînent et me révèlent que la cuisine n’est pas forcément du plus haut de gamme mais le restaurant semble pourtant y mettre les formes avec une large dose de bonne volonté. Poisson le midi, viande le soir, je tente au maximum de varier les plaisirs en parcourant à loisir l’étendue de la carte. Je vois le repas du terroir qui me fait de l’œil (à base de trou normand, de livarot, d’andouille, de camembert, de pommeau, de crêpe flambée au calvados, de saumon mariné au cidre aaaah), mais je ne sais pas encore si je craquerai un jour dessus, ayant trop peu de temps pour manger le midi et ne voulant pas rouler sous la table en ingurgitant tant de nourriture au dîner. Cela me conforte en tout cas de voir qu’il y a bien des plats régionaux servis ici. Quoiqu’il en soit j’ai trouvé mon petit canard très bon, peut-être grâce au verre de vin rouge, qui ce soir m’a été servi avant mon plat, ouf !

Jour 3

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Tarte aux pommes au miel

Encore du canard, vous avez percé le secret de ma longévité : du canard à tous les plats et à toutes les sauces. Quoique je puisse dire la même chose du poisson, du foie gras … bref, évidemment j’ai déjà regardé s’il y avait du foie gras au menu. Troisième jour et je me refuse toujours à choisir le buffet de hors-d’œuvre en guise d’entrée. Souhaitant tout de même goûter des plats du coin, je me suis décidée pour un filet de limande en plat et un fondant au caramel au beurre salé d’Isigny en guise de dessert, un vrai petit régal !

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Jour 4

Aurais-je finalement jugé trop sévèrement au premier plat ce restaurant ou m’habituais-je aux plats moins sophistiqués comme j’en ai pourtant l’habitude ? La nourriture n’était certes pas comme dans un restaurant étoilé, mais la forme et le fond étaient tout de même présents. Au début peu à mon aise, j’ai pu me familiariser avec les lieux et les membres du personnel, ce qui m’a peut-être manqué dans d’autres établissements, faute de temps. Je n’ai pas évoqué les petits-déjeuners mais ils étaient assez fournis, présentant aussi bien des pains au chocolat que du jambon.

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Blanc de poulet / jambon / Livarot coulant

Pour résumer je situerais la cuisine du Kyriad / Karousel au-dessus de celle servie à l’Ibis du Havre, mais en-dessous de la star incontestée jusqu’alors : le Novotel.