plage

News Septembre 2018

C’est la rentrée ! Le moment où je pars enfin en vacances, pour une bonne partie du mois de septembre.

Au programme de ces semaines à venir riches en événement, le festival du cinéma américain de Deauville, qui fête cette année sa 44ème édition. Les pass à la journée sont toujours aussi intéressants, de 16 à 35 €, selon le tarif plein ou réduit, permettant à chacun de visionner les grandes sorties américaines à venir. Je n’ai jamais battu mon record de l’année où j’ai vu sept films en deux jours. Il faut dire que je n’avais pas passé grand temps à la plage.

On embraye le (long) weekend du 6 au 9 septembre avec la onzième édition du Hadra, plus grand festival de trance en France, organisé pour la troisième fois au plan d’eau de Vieure, et avec cette année un thème axé science-fiction. Avec ses trois scènes principales et le son non-stop du jeudi au dimanche, le tout accompagné de stands de nourriture régionale, cours de yoga, performances artistiques, conférences et ateliers, on ne risque pas de s’y ennuyer. Prenez quand même un bon blouson, il risque de faire bien moins chaud que le mois dernier.

Et bien sûr il y avait en début de semaine la tournée de Britney Spears de passage en France pour deux dates. Par rapport à son dernier show à Paris il y a sept ans maintenant, je dois dire que j’ai été agréablement surprise. L’accent était mis sur le show évidemment plus que le son, mais tout le monde le sait, c’est Britney ! Les articles critiquant l’artiste et mentionnant ses fans déçus en raison du playback m’ont fait sourire car les vrais fans savent que Britney ne chante plus depuis longtemps. Et ce n’est grave. On sait pourquoi on se déplace, pour la princesse de la pop, pour ses tenues excentriques, pour cette ambiance à l’américaine, mais pas du tout pour ses qualités vocales, je ne comprends pas que certains aient pu passer à côté de l’info avant d’aller à son concert. Sûrement les mêmes qui retourneront tout de même la voir à sa prochaine escale française. Mention spéciale pour Pitbull qui a bien enflammé la salle pendant sa première partie. Si un jour on m’avait dit que je verrais Pitbull en live …

Je vous laisse donc, est enfin venu le temps pour moi de me tremper les pieds dans le sable et la mer, en espérant tout de même avoir encore un peu de chaleur. Bon courage à tous pour la reprise !

Publicités

Bye-Buy Beautiful

kurtcobain

Accoudé à la portière de la voiture, regardant par automatisme dans son rétroviseur, il roule en direction de la mer toute proche. Le temps est au beau fixe comme le lui avait indiqué son baromètre avant de partir en balade. Il adore le mois de juin, le mercure n’atteint pas encore des sommets mais permet déjà de se dénuder à loisir et sans pudeur. Sa fenêtre côté conducteur ouverte, il passe la main dans ses cheveux mi-longs qui ont tendance à suivre la direction du vent. Ce qu’il adore aussi par-dessus tout, c’est traverser les multiples villages sur son chemin, sa cigarette pendue à ses lèvres, pour regarder les filles se retourner sur son passage. Se cachant derrière ses lunettes de soleil, il ne laisse toutefois rien paraitre, sauf parfois un sourire à peine dissimulé.
Mais aujourd’hui il ne sourit pas, il n’en a simplement pas envie. Il fonce droit vers le soleil en se souciant assez peu des nymphes ayant profité elles aussi de ce beau temps pour revêtir de légers déshabillés. Il ne pense qu’à la mer, la mer qui rapproche et déchire tant d’hommes, cette mer qui lui semble si proche mais si intouchable, lointaine. Depuis son enfance il a toujours adoré regarder la mer. S’asseoir au bord de l’eau, sur des rochers luisants, pour perdre son regard dans l’immensité du calme et de la nervosité de cette mer si mystérieuse.
Il se gare assez loin de la plage en question, sa plage, une petite crique tranquille que les touristes n’ont pas encore envahie. Aujourd’hui, il a une envie dévorante de marcher sous ce soleil éternel, prenant son temps, savourant la singulière odeur d’iode venant lui faire frétiller les narines. Laissant ses chaussures derrière lui, il commence à enfoncer ses pieds dans le sable chaud, sensation tellement agréable, et donc, si difficilement descriptible. N’ayant plus que son sac à dos avec lui, il prend quelques photos, essayant de faire les plus belles qu’il soit, les plus vivantes surtout.

Après une vingtaine de minutes de vagabondage et de marche lente, il parvient enfin à hauteur de la crique, sa crique. Elle n’a toujours pas changée depuis les longues années pendant lesquelles il n’avait pas pris le temps de venir. Rangeant son appareil-photo au fond de son sac tout en s’asseyant à la limite de l’entrée de la petite grotte, il regarde encore une fois le ciel se fondre et se confondre avec la mer, la beauté de cette nature, la beauté de la vie.
Rouvrant son sac, il en sort, déterminé mais si calmement, le Colt qu’il tient de son père. Se l’apposant lentement sur la tempe, il se dit en souriant qu’il n’y a vraiment pas jour plus merveilleux pour mourir.