peine

Addicted

Addicted au téléphone, aux hommes, tout pour gâcher une soirée. Regarder son téléphone et voir que rien ne va plus. Que ce qui tirait vers le haut, ce qui faisait qu’on avait envie de faire des efforts, d’être bien, d’être belle, d’être heureuse, n’existe plus. Mais continuer à sourire, jusqu’à ce que l’on puisse laisser couler les larmes, la tristesse, le chagrin d’un amour qui n’avait même pas commencé. Le chagrin d’une incompréhension, d’une confiance donnée à quelqu’un dont on aurait aimé qu’il ne se comporte pas comme les précédents. S’arrêter en warning sur une nationale tellement les pleurs étreignent les yeux et ne permettent plus de conduire, comme si l’alcool était passé au second plan et tout ce qui comptait à présent était tout ce qui n’existait même plus. Conduire à 40km/h de plus que la vitesse autorisée, envie de rentrer chez soi, se blottir dans ses draps, tout en sachant que cela n’ira pas mieux demain.

Car demain la réalité continue et tout ce qui avait contribué au rêve s’échappe.

Burglary_and_Fireworks_by_imnotawizard_yet

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La Pudeur des Sentiments

Si vous avez un jour été triste, si vous avez un jour eu des amis, vous devez sûrement connaître cette situation.

Cette situation où vos amis vous disent que si vous n’allez pas bien, vous pouvez les appeler. Ils le disent avec sincérité et vous les remerciez avec cette même sincérité.

Mais quand vient la nuit, ou tout simplement quand viennent les moments douloureux, peu importe le moment, la pudeur, voire peut-être la honte font surface. Ces moments où, souffrant comme sur un bûcher, vous ne parvenez pas à saisir votre téléphone pour appeler à l’aide. Où il faut savoir, comme le dirait Amanda Palmer, How I Learned to Stop Worrying and Let People Help (comment j’ai cessé de m’en faire et j’ai laissé les gens m’aider). Où exprimer aux yeux des autres votre tristesse, quand bien d’autres souffrent, où parler tout en pleurant n’est pas une image agréable à imposer aux autres.

Si je ne vous ai pas appelé(es), ce n’est pas parce que je ne pensais pas à vous. Mais parce que je pensais trop à vous pour vous obliger à partager mon désespoir.