pardon

Les gens qui creusent en pleine nuit sous la menace d’une arme finissent mal.

Et fixer ce sale sourire sur mes lèvres. Juste pour me voiler la face à la vue de celle des autres. Un simple voile des plus comblés et des plus sympathiques, qui me fait penser à une tristesse grandissante, simultanée à une gentillesse et une apparence réjouie grandissantes. Le seule moyen de me protéger d’eux et de les protéger de moi. Les préserver, les faire déculpabiliser avant qu’ils ne s’en rendent compte et m’enfoncer dans une solitude artificielle à leurs yeux puisqu’invisible. Ils me voient souriante donc ne me regardent pas vraiment. A leur place je ferais sans aucun doute la même chose, c’est vrai ça, pourquoi chercher à savoir pour quelle raison quelqu’un est-il désemparé quant il semble heureux toutes les minutes de sa sale journée ? C’est la faute du Delta 9, une excuse bien valable dans un grand nombre de situations.

Je m’amuse. C’est tellement simple de paraître heureuse rien qu’en utilisant un ou deux smileys.
Si je vous dis que je vais bien, ne me croyez pas. =)

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Je veux que tu me tues, toi.

Il suffit d’une seconde pour ne plus pouvoir imaginer. Pour ne plus se demander ce que l’on pense puisqu’on ne pense plus et donc qu’on ne peut plus s’en rendre compte. Sans cela on continuerait de penser et la question ne se poserait même pas.

Vous me suivez ?

De temps en temps, je regarde par la fenêtre de ma chambre, et à chaque fois le soleil se lève sur une vie différente. Bonne nuit les choses d’ici-bas. Parfois, très tard, je crois que mon portable vibre dans ma veste, je me jette dessus en espérant que c’est toi, mais ce sont juste les basses de la sono qui le faisaient trembler dans ma poche… Je sais que cette histoire d’amour ratée est la seule que je ne regretterai jamais. Même quand je serai à l’hosto, attendant la mort avec les tuyaux de morphine plantés dans les bras, je continuerai d’y penser, d’être fier d’avoir vécu cela.
F.B.