Normandie

Deauville Film Festival : 10 septembre 2019

 Normalement, la journée la plus froide de la semaine – ce lundi – est derrière nous ! Ce n’est pas que je passe le plus grand de mon temps à l’extérieur, bien au contraire vu le contexte, mais je ne serais pas contre passer un peu de temps à me promener sur la plage (ce sont quand même mes vacances estivales mince !).

Je pensais vraiment voir tous les films en compétition mais je ne suis sciemment pas allée voir Bull ce matin. Il y était question d’un ancien torero dans un quartier défavorisé, et franchement ça ne faisait pas vraiment partie de mes aspirations. J’essaye d’être le plus ouverte possible et c’est également cela que j’apprécie et j’admire dans un festival : pouvoir voir des films différents, être surpris et sortir de ses préférences. Pour autant, j’ai préféré aller voir le second festival du coin qui se déroule en même temps : le festival Off-Courts de Trouville, dédié aux courts-métrages.

Bon en fait, ça c’est ce que j’avais écrit ce matin en me levant. Mais motivée par l’esprit du festival (et réveillée tôt comme d’habitude), je suis allée faire quelques emplettes à Trouville, suis passée vers Off-Courts (mais les courts-métrages sont plutôt diffusés l’après-midi, en même temps que les films en compétition à Deauville) et ai pris le bac pour rallier Deauville. Il était peu de temps avant la diffusion de Bull et j’ai donc décidé d’aller assister à la projection.

Avant d’aller plus loin, je suis très fière de vous annoncer qu’à défaut d’avoir trouvé un tableau peint avec un goéland argenté, j’ai pu me procurer à l’Office de Tourisme de Trouville une peluche de mouette. C’est un bonheur simple à mes yeux que je souhaitais souligner.

Bull

Bien que la réalisatrice n’ait pu être présente, cette dernière nous a toutefois laissé une petite vidéo de présentation de son long-métrage. Centré comme je le disais précédemment sur le milieu des toreros (que j’avais dans ma tête confondu avec la corrida, ce qui faisait que je ne voulais pas aller le voir), le film ne montre jamais de passages avec de la cruauté envers les animaux. Il nous parle du rapprochement de deux êtres que tout oppose : les passions, l’âge, le sexe, la couleur de peau. Mais chacun va donner un sens à la vie de l’autre, apprendre à le découvrir, ainsi que ses aspirations et ses blessures. Comme le film suivant, c’est un film « tranches de vie », ce qui n’est pas du tout mon domaine de prédilection. Le film, tourné à Houston, est beau sur le fond, et peut être une leçon de vie pour des adolescents qui se cherchent, mais je n’ai pas franchement réussi à ressentir les émotions des personnages et il m’a laissé de marbre.

Mickey And The Bear

Après un opening bien punchy et les éléments mis en place (une lycéenne qui travaille dans un atelier de taxidermie pour rapporter de l’argent à la maison et qui vit avec son père, ancien Marine accro aux médocs), on se rend vite compte que le film reste creux dans sa globalité. Le thème de l’addiction est vite mis au second plan et ne semble pas être réellement le sujet du film. J’aurais plutôt pensé à un syndrome de Stockholm et à la vie de tout adolescent devant jongler entre les études, un petit boulot et un ou deux parents spéciaux.

Les scènes charnelles présentes à plusieurs reprises pendant le film sont toutes évoquées avec pudeur, qu’elles soient pleines d’amour ou d’horreur. Mickey And The Bear peut avoir la volonté de nous sensibiliser au sujet de l’addiction médicamenteuse, réel problème aux Etats-Unis, mais ne réussit pas forcément à aborder le point avec explications et ouverture. Comme pour Bull, je suis restée assez neutre pendant la projection, jusqu’à la fin, poignante, sans pour autant que cela ne sauve le film à mes yeux.

J’espère rattraper le coup ce soir, car (et c’est pourquoi je poste mon article si tôt aujourd’hui), je file me mettre les pieds sous la table au Berbère (dont j’avais déjà parlé ici) avant de croiser les doigts pour avoir de la place à la projection au Morny de Waiting For The Barbarians avec Johnny Depp.

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Une Foodie au Havre [Kyriad]

Je n’ai sûrement pas fait le tour de tous les hôtels et restaurants du Havre, mais j’en ai quand même épuisé un petit quota ! Mon périple en ces terres étant maintenant terminé, voilà le dernier article de la saga foodie dédiée au Havre.

Jour 1

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Du poisson et de la viande, autant se la jouer sur les deux tableaux dès le début. En entrée, une mousse de saumon et en plat une brochette de poulet. Tout va très vite, à peine le temps de commander que l’assiette est déjà arrivée, à peine le temps de la finir qu’elle est déjà retirée. J’exagère un petit peu mais l’idée est là, je suis censée me détendre et je n’ai pas l’impression d’avoir le temps de souffler, alors même que nous sommes au dîner et donc logiquement non pressés par le temps. Premier jour mitigé car je ne parviens pas à me sentir à l’aise à table, un comble. Les serveurs et serveuses sont toutefois courtois et font preuve de bons sentiments, je prends donc mon temps pour rendre mon verdict.

Jour 2

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A table midi et soir en ce deuxième jour au restaurant du Kyriad que je n’avais pas encore cité : le Karousel. Les plats s’enchaînent et me révèlent que la cuisine n’est pas forcément du plus haut de gamme mais le restaurant semble pourtant y mettre les formes avec une large dose de bonne volonté. Poisson le midi, viande le soir, je tente au maximum de varier les plaisirs en parcourant à loisir l’étendue de la carte. Je vois le repas du terroir qui me fait de l’œil (à base de trou normand, de livarot, d’andouille, de camembert, de pommeau, de crêpe flambée au calvados, de saumon mariné au cidre aaaah), mais je ne sais pas encore si je craquerai un jour dessus, ayant trop peu de temps pour manger le midi et ne voulant pas rouler sous la table en ingurgitant tant de nourriture au dîner. Cela me conforte en tout cas de voir qu’il y a bien des plats régionaux servis ici. Quoiqu’il en soit j’ai trouvé mon petit canard très bon, peut-être grâce au verre de vin rouge, qui ce soir m’a été servi avant mon plat, ouf !

Jour 3

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Tarte aux pommes au miel

Encore du canard, vous avez percé le secret de ma longévité : du canard à tous les plats et à toutes les sauces. Quoique je puisse dire la même chose du poisson, du foie gras … bref, évidemment j’ai déjà regardé s’il y avait du foie gras au menu. Troisième jour et je me refuse toujours à choisir le buffet de hors-d’œuvre en guise d’entrée. Souhaitant tout de même goûter des plats du coin, je me suis décidée pour un filet de limande en plat et un fondant au caramel au beurre salé d’Isigny en guise de dessert, un vrai petit régal !

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Jour 4

Aurais-je finalement jugé trop sévèrement au premier plat ce restaurant ou m’habituais-je aux plats moins sophistiqués comme j’en ai pourtant l’habitude ? La nourriture n’était certes pas comme dans un restaurant étoilé, mais la forme et le fond étaient tout de même présents. Au début peu à mon aise, j’ai pu me familiariser avec les lieux et les membres du personnel, ce qui m’a peut-être manqué dans d’autres établissements, faute de temps. Je n’ai pas évoqué les petits-déjeuners mais ils étaient assez fournis, présentant aussi bien des pains au chocolat que du jambon.

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Blanc de poulet / jambon / Livarot coulant

Pour résumer je situerais la cuisine du Kyriad / Karousel au-dessus de celle servie à l’Ibis du Havre, mais en-dessous de la star incontestée jusqu’alors : le Novotel.

Chez-Marion [Une foodie au Calvados]

En clin d’œil au blog Une foodie à Paris, que je vous conseille fortement de lire si vous appréciez la gastronomie fine des enseignes parisiennes, je rédige aujourd’hui un billet sur le restaurant Chez-Marion, situé à Merville Franceville dans le Calvados (Basse-Normandie).

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Terrine de Lapin au Cidre @Sacriledge

De passage en Normandie pour, vous l’aurez deviné, le festival de Deauville, j’ai fait une pause à quelques kilomètres de là le temps de me sustenter avec plaisir, Chez-Marion. Le restaurant étant pour l’occasion encore décoré aux couleurs du 70ème anniversaire du D-Day. Les menus et la carte sont constamment achalandés selon les pêches du jour, ce qui permet une certaine qualité et une fraîcheur optimale. Les prix sont très abordables puisque le premier menu commence à 27 euros seulement (jusqu’à 75 euros par personne pour le menu spécial homard). Pour ce qui est de la cave, elle est correctement approvisionnée en vins et avant tout en Bourgogne. Concernant les alcools, Chez-Marion propose une large collection de calvados, où vous pourrez même y trouver du Domfrontais, qui tire sa particularité de par son pourcentage élevé de poires utilisées.

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Retour de Pêche, Ecrasée de Pommes de Terre @Sacriledge

Une très bonne adresse donc, et je garde le meilleur pour la fin : les photos des mets. A noter également que c’est le tout premier restaurant où je vois non seulement un plateau de fromages, mais également un plateau de desserts ! Les gourmands seront ravis, d’autant plus que les parts sont coupées de façon bien généreuse.

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Plateau des Desserts « Maison » @Sacriledge