musique

News Octobre 2016

Après un livre cette année, le nouvel album de Moby est sorti cette semaine mais je n’ai hélas pas encore eu le temps de l’écouter, j’espère pouvoir vous le conseiller rapidement !

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Côté séries télévisées, la seconde saison de Scream Queens est en-deça de la première, mais elle signe le retour de Taylor Lautner, ce qui permet de donner un nouveau souffle à la série.
Nouveauté de cette année : Westworld, produite par J. J. Abrams. Un mélange de science-fiction et de western, comme son nom aide à le présumer. Dans une époque lointaine, les parcs d’attractions sont composées de mini-villes remplies d’androïdes, qui ont pourtant le sentiment d’être de vrais êtres humains, évidemment jusqu’à un certain point, pour enclencher les rebondissements de la série …

Au rayon des salles obscures, Don’t Breathe (Don’t Breathe : La Maison des ténèbres) est sorti en ce début de mois et a été interdit aux moins de 16 ans en France. Après visionnage du film en salle ce matin, je n’ai pas compris pourquoi cette classification, là où un simple interdit aux moins de 12 ans aurait été compréhensible. Ici point de démons, point d’esprits, juste une scène de vie réelle, c’est peut-être ce qui peut choquer le plus, mais nous sommes bien loin d’un Hostel, Martyrs ou Saw … L’histoire est simple : trois jeunes adultes vont cambrioler un homme aveugle (l’excellent Stephen Lang), sans se douter que ça ne serait pas aussi simple que prévu. Le titre Don’t Breathe faisant référence au fait de se terrer dans le silence face à la personne aveugle, très attentive aux moindres bruits … La classification ne serait peut-être que pour éviter de voir déverser dans les salles des hordes d’adolescents fous furieux comme cela a déjà été vu.

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Les jeux vidéo ont également la côte au cinéma puisqu’après Assassin’s Creed (prévu pour le 21 décembre, avec Michael Fassbender, Marion Cotillard et Jeremy Irons), ce sera au tour de Splinter Cell de débarquer en 2017. Trop peu d’informations sont sorties à ce jour mais nul doute qu’il fera parler de lui en temps utile.


Vous l’aurez sans doute remarqué je poste moins ces derniers temps, à cause d’un certain manque de temps. J’espère retrouver rapidement un bon rythme de croisière !

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Nevermind [Musique]

Ce fut ma grande découverte du festival de musique d’Auvers-sur-Oise : le groupe Nevermind.

Avec Anna Besson (flûte), Louis Creac’h (violon), Robin Pharo (viole de gambe) et Jean Rondeau (clavecin), le groupe nous entraîne dans les musiques traditionnelles irlandaises et écossaises, mais avec ce petit je-ne-sais-quoi de jazzy et contemporain.

Nevermind - Conversation

Nevermind – Conversation

Je suis arrivée en néophyte car je n’avais jamais entendu parler de ce groupe, ni même du festival d’Auvers, qui en était pourtant rendu à ses 36 printemps ! Enfin, j’avais du en entendre parler sans jamais avoir franchi le pas jusqu’alors. C’est dans le magnifique décor du Château de Mery-sur-Oise (j’avais l’impression de me voir à nouveau en costume d’époque traversant le Château de Versailles :3), et plus exactement dans la bibliothèque, qu’avait lieu ce concert, rassemblant à vue d’oeil une centaine de personnes.

J’espère pouvoir dire sans me vanter, que j’ai une culture musicale assez riche et encore plus variée. Néanmoins, le registre traditionnel des 17/18èmes siècles de ces contrées m’était totalement étranger. Ce qui m’a frappée autant que la musique en elle-même, est la complicité entre les membres. Même depuis les premiers rangs on ne sait pas ce qu’il se dit tout bas, mais on se rend compte de la symbiose qui anime le quatuor. Echanges rapides, sourires, regards… Le gestuel transmet encore une fois plus que la parole et fort heureusement, puisqu’il n’y a point de textes dans les morceaux joués ici.

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J’ai passé à très bon moment, cela ajouté à la joie de la découverte. Avec un final m’ayant particulièrement ravie, puisqu’ils ont même joué une musique utilisée dans Barry Lyndon, film de Kubrick mêlant des musiques du folklore irlandais et classiques.

Bref vous l’aurez compris une grande découverte et un billet en guise d’encouragements pour ce groupe jeune et décalé qui oeuvre depuis plusieurs années déjà !

Saison des festivals été 2016

J’en parlais dans un billet récent, la saison des festivals revient ! L’occasion de vous condenser dans un article un maximum de dates, de liens et de concerts possibles, pour vous faciliter la vie (liste non chronologique, non alphabétique et non exhaustive, aussi bien en termes d’événements que de concerts, où j’ai parfois donné la priorité aux têtes d’affiches, par souci d’ergonomie – cliquez sur le titre des festivals pour accéder directement au site dédié) :

Rock en Seine (26-28 août 2016 à Saint-Cloud)
Vendredi 26 : Birdy Nam Nam, Eagles of Death Metal, Caravan Palace…
Samedi 27 : Massive Attack, Wolfmother, Grand Blanc …
Dimanche 28 : Iggy Pop, Sum 41, Foals, Cassius …

Marvellous Island Festival (14-15 mai 2016 à Torcy)

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Solidays (24-26 juin 2016, Hippodrome de Longchamp)
Par ici le programme ! > General Electriks, Oxmo Puccino, Talisco, Patrice, Jeanne Added, The Avener, Mr Oizo, Louise Attaque, M83, Keziah Jones, Bloc Party, Naive New Beaters …

We Love Green (4-5 juin 2016 à Paris, Bois de Vincennes)

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Terres du Son (8-10 juillet 2016 à Monts – périphérie de Tours)
Qui va là ? > Lilly Wood & The Prick, La Maison Tellier, Brigitte, Oxmo Puccino (qui vient en voiture avec Mr Oizo et General Electriks depuis Solidays), Soulwax …

Download Festival (10-12 juin 2016, Hippodrome de Longchamp)

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Le Catalpa (24-26 juin 2016 à Auxerre)

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Le Chien à Plumes (5-7 août 2016 à Langres)
Rendez-vous en Haut-Marne pour Louise Attaque, Tryo, Caravan Palace, Miossec, Inuit …

Hellfest Open Air (17-19 juin 2016 à Clisson)
Juste un petit aperçu car il est très difficile de parler de tous les goûts et de toutes les couleurs, tellement la programmation est gigantesque :

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Le Boom Festival (11-18 août 2016, Portugal)
Trop d’artistes, trop de lieux : la programmation est ici 

The Peacock Society (13-17 juillet 2016, Parc Floral de Paris)

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Villette Sonique (27 mai – 1er Juin 2016 à la Villette)
L’enseigne Red Bull sera de la partie si vous avez du mal à tenir pour voir Belly Button, Vladimir Ivkovic, Boredoms, Jonathan Fitoussi, Suuns …

Festival Fnac Live (dates et informations à venir, Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris)

Le Weather Paris Festival (3-5 juin 2016 à Paris – Le Bourget)
On y trouvera les Venetian Snares (et ça ce n’est pas tous les jours !), Dixon, DJ Nobu, The Black Madonna …

Festival Days Off (30 juin – 10 juillet 2016, Philharmonie de Paris)
Entre expositions et concerts

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Barrière Enghien Jazz Festival (dates et informations à venir, Casino Barrière d’Enghien les Bains)

Inox Park (3 septembre 2016, sur l’Ile des Impressionnistes de Chatou)
Le festival est d’ailleurs toujours en recherche de bénévoles ! Pour ce qui est de la programmation, elle ne saurait tarder …

Le Festival de Nimes (12-24 juillet 2016, à Nîmes évidemment)

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Main Square Festival (1-3 juillet 2016 à la Citadelle d’Arras)

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Les Vieilles Charrues (14-17 juillet, site de Kerampuilh à Carhaix-Plouguer)
Au programme : The Libertines, Pharrell Williams, Lana Del Rey, The Kills, Alain Souchon et Laurent Voulzy, Pixies, Etienne de Crécy, Guizmo, Michel Polnareff, Louise Attaque, Louane, Nekfeu, Mickey 3D, Lou Doillon, Jeanne Added et la liste est longue !

Les Eurockéennes de Belfort (1-3 juillet à Belfort donc)
Cliquez sur l’image pour accéder à toute la programmation :

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Les Francofolies de la Rochelle (13-17 juillet 2016 à la Rochelle)
La grille de prog’ comprendra Louise Attaque, Louane, Mika, Lou Doillon, Brigitte …

La Route du Rock (11-14 août 2016 à Saint-Malo)

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La Fête de l’Humanité (9-11 septembre 2016, La Courneuve)
Les pass 3 jours sont en vente, en attendant de découvrir la prog’ …

Le Jardin du Michel (3-5 juin 2016 à Bulligny)
Avec entre autres Manu Chao, Thiefaine, Nekfeu, Patrice, Rone (prononcez « Erwan »), Gérard Baste …

Le Rock Dans Tous Ses États (24-25 juin 2016 à Evreux)
Ce sera avec Redman, Method Man, Louise Attaque, Converge, Aaron …

Anti [Rihanna]

Sorti le 28 janvier dernier, Anti de Rihanna semble être un bon album face aux critiques unanimes. Pourtant, ce dernier opus me semble bien fade face aux précédents.

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Quatre ans après Unapologetic, qui n’était pas non plus brillant à mes yeux, Anti est à son tour très axé R&B, ce qui n’est pas mon style de prédilection. Rien que le premier single, Work, avec Drake, ne sort pas des sentiers battus et nous ressort à peu de choses près la même rengaine à laquelle la chanteuse nous avait habitués. Certains pourraient dire que c’est une bonne chose, qu’elle reste dans la continuité de ses titres antérieurs. Mais pour moi, elle ne sait pas se renouveler. La seule piste qui m’a intéressée sur ce nouvel album est Same Ol’ Mistakes (une reprise d’une durée de presque sept minutes), qui est un compromis entre ses chansons jazzy et ses balades désespérantes.

Gros flop en ce qui me concerne, je ne partagerai donc assurément pas l’expérience du Anti World Tour, commençant le 26 février à San Diego.

Honeymoon – Lana Del Rey

« C’est le mot qui résume le rêve ultime. […] La vie est une lune de miel, tu sais ? La vie, l’amour, le paradis, la liberté… C’est pour toujours. »

tumblr_nin99etp9P1u7j6ago1_500 Ainsi décrit par l’artiste, il est sorti depuis le 18 septembre, il s’appelle Honeymoon et c’est le dernier album studio de Lana Del Rey.

J’ai commencé cet article à la première écoute, j’ai laissé passer quelques jours d’écoute plus attentive et je l’ai finalement fini aujourd’hui. Ambiance sensiblement différente que ses précédents albums, les pistes sont plaisantes même si j’avais la désagréable impression d’être bourrée en entendant le rythme des paroles, entêtant et déstabilisant comme le quart d’heure qui suit l’ingurgitation d’un shot d’absinthe. A moins que LDR n’ait été elle-même portée par cette chaleur en enregistrant l’album.

Quoiqu’il en soit, une ambiance très années trente se dégage de l’album, et bien que les pistes ne soient pas forcément des plus abouties, on ressent que la chanteuse a réussi à poser sa voix. Même si l’album Born to Die a été un énorme succès commercial, il n’en restait pas moins évident que la voix de Lana Del Rey avait été retouchée outrageusement. Même les néophytes pouvaient s’en rendre compte à l’écoute des chansons, comme c’était le cas notamment pour Video Games. La voix et les respirations de la chanteuse sont ici plus naturelles et ne souffrent pas d’un parasitage d’Auto-Tune ; peut-être moins vendeur mais aussi moins factice.

Je ne sais pas comment va se porter Honeymoon au niveau des ventes, mais il est possible que bien des acheteurs ne soient pas intéressés car LDR se détache de plus en plus de ce qu’elle faisait lors de ses premiers singles. Ni pire, ni meilleur, cet album est surtout différent car on sent une émancipation et un détachement de la chanteuse face à ce qui se veut (et se vend) dans l’air du temps.

Une nuit dans les années 70

Prenant la route depuis Paris un jour de départs en vacances, rien n’aurait pu plus lui faire penser au XXIème siècle. Les passants pressés, les conducteurs surexcités et les heures d’embouteillages ne pouvaient faire oublier à Emma qu’elle était une femme des années 2000.

Seulement voilà, Emma avait sciemment fui cette société dégénérée pour aller s’offrir un weekend de calme et de volupté dans un festival, où elle souhaitait comme à chaque fois retrouver l’état d’esprit déconnecté de la réalité, dans tous les sens du terme. Arrivée sur place, sous un soleil de plomb, elle exhibe sa nouvelle coupe de cheveux comme si elle sortait d’un épisode de That’s 70’s Show, ainsi que sa tenue champêtre, destinée à parer les inconvénients de la météo et du terrain sableux et poussiéreux propres aux concerts en plein air.

Avec ses acolytes, elle plante la tente. Plus qu’une simple tente, une caravane dépliable qui permettrait de loger sans se gêner une demi-douzaine de personnes. Elle aménage des rangements, planque les packs de bières et autres bouteilles d’alcool sous les coussins et se met à apprécier le temps qu’il fait plus que le temps qui passe, comme elle a la fâcheuse habitude de faire dans sa vie professionnelle.

Quelques bières et débats philosophiques plus tard, elle décide de se diriger vers ce pourquoi elle était venue : le festival en lui-même, et non seulement le camping où elle avait commencé à passer un long moment. Arrivant tout juste à l’heure pour voir le groupe pour lequel elle s’était déplacée, les comparses décident tout de même qu’il leur reste encore quelques minutes pour passer à la buvette du village, le temps de patienter avec une boisson fraîche, mais là encore alcoolisée. Quand ses amis étaient encore au stand en train de passer commande, c’est avec déception qu’elle entendit que le concert était annulé. C’est alors une toute autre soirée qui était sur le point de commencer.

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Rebroussant chemin pour parcourir à nouveau le bon gros kilomètre à pied qui use les souliers entre les scènes et le camping et arrivant près de la fantastique tente, Emma entendit retentir au loin les sons de guitare en solo des artistes qu’elle était venue voir en duo. Dépitée, elle ouvrit une énième bière en y laissant fondre un carton recouvert d’acide, histoire de sauver la soirée en ne se contentant pas de boire pour oublier. Les effets tardant, c’est une deuxième dose de LSD qu’elle se glissera sous la langue comme une tête brûlée afin de commencer vraiment la soirée. Ne souhaitant pas rester sur une telle déception, les amis repartent vers le festival et rejoignent la partie gratuite pré-entrée, qu’ils avaient traversée sans tourner une seule fois le regard la première fois. Mais cela était sans compter l’abnégation des agents de sécurité refusant toute entrée à quiconque avait un verre plein entre les mains. Heureusement pour Emma, le LSD, comme les psychotropes contenus dans les champignons hallucinogènes, est indétectable aux tests salivaires. Un comble quand on sait que cela ferait bien plus de ravages au volant qu’un demi-verre de vin en trop…

Buvant leurs verres, ils ont fait des rencontres insolites qui les ont accompagnés tout au long de leur bon voyage. Emma a alors redécouvert le festival, les stands nourris aux sons et aux lumières, la foule qui s’agite, la gentillesse omniprésente. On ne pense pas assez aux plaisirs faciles : faire du vélo pour fabriquer de la lumière, se glisser dans la tente de quelqu’un, s’extasier devant une boule à facettes, résister à l’envie de pendre son téléphone pour avouer des choses inavouables, se laisser prendre par l’épaule pour découvrir monts et merveilles ou goûter le plaisir simple d’une glace faite au lait de chèvre. Emma a beaucoup parlé, beaucoup ri, beaucoup admiré, le tout sans retenue aucune. En s’endormant à 7h30 du matin passés, ce ne sont pas des larmes, mais un sourire béat qui lui barrait le visage.