montagne

Une Foodie aux Saisies

Tout vient à point pour qui sait attendre. Je ne sais pas si les restaurateurs des Saisies attendaient cet article, mais le voilà, alors que je fréquente cette station depuis plus de vingt ans maintenant (malgré quelques infidélités certaines années).
Evidemment, j’ai pris des habitudes au fil des ans mais je continue de tester de nouveaux endroits chaque année, au point d’avoir presque réussi à faire le tour des lieux de restauration de la station. C’est parti pour un tour !

Le Copon

Je commence par Le Copon car c’est celui où j’ai déjeuné (et même diné quand je prenais la pension complète au Very) le plus souvent. Je suis assez partagée en ce qui concerne ce restaurant car si je suis très satisfaite de la nourriture par rapport au prix exigé, j’ai parfois eu des (légers) différends avec le personnel, notamment quand le restaurant est censé être privatisé et qu’on nous en refuse l’accès alors même qu’il y a pléthore de places disponibles. Ceci mis à part, vous y trouverez une ambiance chaleureuse et des plats typiques, accessibles grâce à ses tarifs très raisonnables. Le service y est rapide et la nourriture copieuse (comme bien souvent à la montagne), ce qui en fait un bon endroit de chute si vous vous trouvez dans le bas de la station.

La Vache

J’embraye sur La Vache pour son emplacement douillet également. Avec un service aux horaires larges, il est facile d’y manger à toute heure et surtout de pouvoir profiter de sa petite terrasse et du goûter dédié aux crêpes. La Vache est un restaurant qu’on peut qualifier de cosy, où on peut évidemment déguster les spécialités de la région à des prix modiques. Si la terrasse est sous la neige ou le mauvais temps de la partie, il est aisé de se réfugier dans les parties intérieures pour profiter des plats proposés (en photo, la croziflette, accompagnée de l’emblématique crêpe au sucre et son vin chaud).

Les Arcades

J’ai découvert ce restaurant l’an dernier et n’ai pas pu m’empêcher d’y retourner cette année. Les Arcades est un vrai restaurant gastronomique de montagne. Les mets sont raffinés, le service délicat et les plats légèrement différents par rapport à ce qu’on peut trouver ailleurs, même s’ils restent composés en grande partie de fromages. Je dirais qu’il propose les mêmes spécialités que ses concurrents, mais y ajoute sa touche personnelle, qui rend sa carte unique. Le repas est également conclu par un digestif offert et fait maison, prodigieusement délicieux. Et si vous souhaitez flâner en terrasse, vous aurez même droit à un petit plaid. Vous l’aurez compris, je ne suis pas avare de compliments en ce qui concerne Les Arcades mais c’est pour moi LE restaurant gastro de la station, contrairement à …

Le Calgary

Quiconque est déjà venu aux Saisies ne peut pas ne pas avoir vu ou entendu parler du Calgary. Ayant pignon sur rue et situé sous le télésiège de Chard du Beurre, il est considéré comme le restaurant le plus huppé de la ville, au même titre que son hôtel. Je ne suis pas allée souvent au restaurant, mais je n’ai pas été conquise par la nourriture servie, comparativement aux tarifs proposés. Je suis désolée mais je ne viens pas à la montagne pour manger des escargots de Bourgogne et du cabillaud. Proposez-moi à la rigueur du brochet ou de l’omble chevalier issus du lac d’Annecy. Le Calgary oscille à mes yeux entre un restaurant trop pompeux et un restaurant qui se veut ouvert à tous, quitte à faire des concessions incongrues sur sa carte. Vous pouvez tenter l’expérience, mais privilégiez plutôt l’hôtel, son SPA et sa piscine, plutôt que son restaurant.

Le Chavan

Situé (je dirais même « caché ») dans l’un des deux centres commerciaux des Saisies (si si !), Le Chavan ne bénéficie pas d’un positionnement aisé pour faire de la publicité. Néanmoins, les plats qu’il propose sont de bonne qualité (que je comparerais au Copon) même si la présentation de la salle peut paraître austère au premier coup d’œil (oui, je suis très attachée au fait de voir ou non des nappes sur les tables). Le Chavan est également accessible à toutes les bourses, mais s’attache à apporter une certaine innovation dans des mets parfois préformatés. J’ai envie de mettre en avant Le Chavan pour l’aider un peu, car son emplacement géographique n’est pas à son avantage pour attirer la clientèle.

La Ruche

Situé collé serré aux Arcades, La Ruche est un restaurant lambda. N’y voyez rien de péjoratif mais il est tout ce que peut normalement représenter un restaurant de montagne : des bons petits plats et un personnel agréable auprès des habitués. Fondue, pierrade et compagnies, vous y trouverez tout ce que vous cherchez dans une station de ski. La nourriture servie ne m’a pas transcendée mais elle est correcte. Je suis finalement assez neutre en ce qui concerne La Ruche, qui est tout public, et qui peut s’apparenter à un restaurant des pistes.

Le Benetton

Impossible de parler des Saisies sans mentionner Le Benetton. Situé à mi-hauteur des pistes, côté Chard-du-Beurre, il est placé stratégiquement de façon à être accessible aussi bien par les skieurs alpins, de fond, les piétons et autres fondus d’activité sportives, d’été comme d’hiver. Le Benetton est une institution et j’y vais tous les ans, même si je sais que les prix y sont abusés et les serveurs pas toujours aimables car constamment débordés. Le prix du vin chaud y est exorbitant (préférez le bar La Bocca où il est deux fois meilleur et deux fois moins cher) mais quel plaisir de prendre un petit remontant face aux pistes et les pieds dans la neige dans un fauteuil où il est toujours difficile de s’en relever. Je sais, je suis assez cynique mais Le Benetton n’est pas un restaurant gastronomique. Pour autant les desserts qu’il propose sont bien fournis (mamamia la part de tarte aux myrtilles) et la quiétude du lieu fait oublier tout le reste.

Le Panoramique 2000

Autre versant, autre bar de montagne, côté Bisanne cette fois. Le Panoramique 2000 a un aspect extérieur plus sobre que Le Benetton mais a comme atout dans sa manche la magnifique vue à laquelle il doit son nom. Bénéficiant d’un panorama à 360 degrés sur le domaine skiable, il culmine sur le Mont Bisanne et est ce qu’on appelle vraiment un restaurant d’altitude. Plus sobre également concernant ses tarifs, le restaurant permet de profiter de la vue, même en cas de mauvais temps, grâce à son large espace intérieur. Spécialiste du goûter, il vous permettra de déguster de bonnes crêpes et gaufres, que cela soit ou non l’heure du goûter finalement.

Le Fournil des Saisies

Manger au restaurant c’est bien, mais acheter son pain et ses desserts pour les déguster sous la couette ou dans la neige, c’est bien aussi. Deux boulangeries pâtisseries se hissent à la tête des ventes de la station, dont Le Fournil des Saisies. J’y vais surtout pour acheter mon pain et en profite pour déborder sur ma gourmandise en repartant avec tantôt une tartelette (avec des myrtilles qui débordent tellement il y en a !), tantôt une spécialité de leur crû. La boulangerie propose également des variétés de soupes et de glaces artisanales, qui valent le détour. A savoir que Le Fournil permet également de fournir en pain les récents habitants des Chalets des Cimes, via un dépôt de pain plus haut dans la station.

medley des deux boulangeries

La Chocolatine

Ou le temple gourmand des Saisies. Autant je n’achète jamais mon pain à La Chocolatine, autant j’y passe tous les jours de mes vacances pour y acheter des framboisiers, des tartelettes aux noix, des sucettes ou des chocolats. Ils font même des chaussons à la framboise, rendez-vous compte ! Extrêmement bien située (en plein cœur de la station, au plus près de l’office de tourisme), cette boulangerie / pâtisserie fait salle comble tous les jours, à l’heure où les pistes se ferment et où on a bien envie de s’accorder un petit plaisir après tout ce sport. Comparés à la région parisienne, les prix pratiqués sont vraiment raisonnables et les retombées qu’il pourrait y avoir à trop fréquenter La Chocolatine se feront plus sur vos hanches que dans votre portefeuille.

Hélas cet article n’est pas exhaustif et je ne peux pas mentionner tout ce qui se fait de bon aux Saisies (mes pensées pour Mamie Tartiff, la Fabrique de Beaufort, le BarBar Pub …), mais je pense vous avoir donné un bon aperçu de vos prochaines escapades gourmandes. J’espère ainsi clôturer la saison de sports d’hiver 2019 par de bons souvenirs, stockés dans les pupilles gustatives.

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News Mars 2017

Enfin bientôt des vacances ! Quand je dis « enfin », ça veut dire que depuis la semaine de vacances en août dernier ça commençait à faire long. Et quand je dis « bientôt », disons plutôt que c’est imminent car ce sera dès vendredi, pour prendre un bon bol d’air frais à la montagne. En espérant réussir à faire rentrer mes skis dans ma voiture, mais ça, c’est un problème de riche.

Au niveau des divertissements on attend toujours Alien : Covenant pour la mi-mai, avec en bonus un jeu en réalité augmentée qui devrait paraître en même temps. T2 Trainspotting est un bon film mais qui ne peut hélas pas se mesurer au premier opus. Et pour aller le voir, il faut être motivé : peu de salles le diffusent encore, seulement dix jours après sa sortie, et dans des salles riquiquis …  De son côté Broadchurch diffuse tranquillement mais sûrement sa troisième saison, nettement moins médiatisée que les premières, mais dans le même style british. Depeche Mode sort son nouvel album – Spirit – ce vendredi et je suis complètement vierge des oreilles des pistes qui vont débarquer sur les ondes (12 à 17 pistes selon l’édition). Incident in a Ghost Land de Pascal Laugier, avec Mylène Farmer, est toujours prévu pour cet automne, bien que les informations se fassent encore des plus rares. Je pense qu’on aura plus tôt fait d’avoir le nouvel album de la chanteuse que la sortie du film sur grand écran.

Pour le reste côté perso sympa, je viens également de prévoir ma petite escapade estivale, dans un continent inexploré (de ma part). Plus que deux mois avant de fouler des territoires inconnus, je vous tiendrai bien sûr au courant. En attendant, je repars au travail !

Human After All

Une semaine de quiétude après un vendredi qui figurait parmi l’un des pires et meilleurs jours dont j’ai pu profiter au cours de ces derniers mois. Un vendredi où je profitais pendant quelques heures d’un bonheur immense tout en sachant pertinemment que la chute n’en serait que plus dure. Elle l’a effectivement été. Si tant est que je puisse en parler au passé.

2010_HD_by_nikosalpha

Venait donc un besoin d’évasion qui tombait à point nommé. Une semaine sans crise d’angoisse et sans médicaments pour les prévenir. Le bonheur moral total. Sans me sentir heureuse, je me sentais juste tranquille, apaisée, et c’était déjà pour moi un grand pas. Le contraire m’aurait mise encore plus à mal étant donné les effets bénéfiques constants que font la montagne et la neige sur mon état psychologique. Sentir l’air frais et vivifiant du à la vitesse sur les pistes, me donne un coup de fouet que j’attends chaque année avec de plus en plus d’impatience. C’est mon Noël. La montagne, et en particulier les sports d’hiver, me procurent un tel effet régénérateur que je ne les échangerais pour rien au monde. A part peut-être pour de la joie de vivre au quotidien et du bonheur sur le long terme, mais ça, la neige est déjà là pour m’empêcher de penser à leur absence, ne serait-ce que pour une semaine.