Monsieur Poulpe

NerdZ !

NerdZ, une série faite par des geeks, pour des geeks. Aucune surprise donc, à voir les épisodes diffusés actuellement sur Nolife TV (et disponibles sur le site d’Ankama), pour la quatrième et dernière saison.

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4 personnages principaux (et pour ainsi dire uniques) partagent un même appartement, mais sans vraiment partager les mêmes points de vue, passions et sujets de conversation. On y retrouve tout d’abord DarkAngel64, propriétaire de l’appartement en question, par le biais de ses parents. Joué par Monsieur Poulpe (<3, cf mon article sur les Rois de la Suède), Dark passe son temps vautré sur son canapé, manette à la main et part de pizza à la bouche. A côté, Régis-Robert, son meilleur ami, dont les capacités mentales sont assez restreintes du à ses deux parents, frères et sœurs jumeaux. Notre troisième comparse, Jérôme, n’est pas un geek dans le sens otaque, dans le sens hiki ou dans le sens nerd quoi. Mais plutôt un gars un peu paumé, fan de Godard, qui a du mal à se faire comprendre, tant son QI doit valoir autant que ceux de ses trois colloc’ mis à bout. Vient enfin Caroline, la fille de la bande. Inculte en mangas / jeux vidéo et pas très fut-fut, elle met tout de même en ébullition les hormones des mâles de l’appartement.

Même si les premiers épisodes peuvent en rebuter certains, qui rechercheraient une série à fort potentiel intellectuel et se retrouvent au final face à un grand WTF, NerdZ parvient à rendre les personnages attachants, à défaut de les rendre beaux et intelligents. Les épisodes durent en moyenne six à sept minutes et peuvent s’enchaîner avec une facilité déconcertante. Attention, NerdZ, c’est quand même du grand n’importe quoi : des dialogues sans queue ni tête, des blagues qui tombent à plat, des répliques ras des pâquerettes et des situations multiples qui donnent envie de se faire un Facepalm. Rien d’étonnant à ce que je vous dise qu’il faut être geek pour comprendre et apprécier la série. Et quand on l’est et qu’on comprend à quels mangas ils font référence ou encore à quel jeu vidéo ils empruntent des mimiques, on est content, mais après on commence quand même à avoir peur de penser qu’on pourrait ressembler à notre quatuor (et surtout duo) de NerdZ.

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Les Rois de la Suède

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Mars 2010, je vais assister au concert des Fatals Picards sur l’esplanade de la Défense à l’occasion du festival Chorus. Je regarde mon billet, en première partie Marcel et son Orchestre et un autre groupe qui ne me dit fichtre rien : les Rois de la Suède. Composés d’Yvan (membre fondateur des Fatals Picards, tiens donc), Monsieur Poulpe (connu pour la série NerdZ sur Nolife TV ; Poulpe je t’aime et je récite des prières chaque soir devant ton autographe – enfin, je pourrais le faire si je le voulais) et de François Nguyen, membre du groupe Elista, les Rois de la Suède se décrivent eux-mêmes comme musicalement « à mi-chemin entre les Beastie Boys et une fanfare municipale sous LSD ». Ça a le mérite d’annoncer la couleur. Quelle ne fut pas ma surprise donc, en découvrant ce tout nouveau groupe charismatique avec des chansons composées d’humour farfelu, de thématiques graves et de mélodies entraînantes.

Tout d’abord, ne prenez pas au sérieux les Rois de la Suède. Pourquoi les « Rois de la Suède » ? Tout le monde l’ignore, eux les premiers.

Leur premier album, intitulé très sobrement « Best-of Volume 1 », est un mélange de chansons tout ce qu’il y a de plus (ou moins) normal et de petits sketches narrant les aventures du très attachant roi de la Suède. Généralement peu friande des chansons engagées politiquement (alors que je continue de voir en concert Tryo, Didier Super ou Dionysos), celles de l’album s’écoutent le plus simplement du monde. Ce n’est donc pas une surprise d’entendre Didier Super et Didier Wampas (entre autres), participer à une chanson qui porte très bien son nom « Les chanteurs qui dérangent ». S’ajoutent à cela des pistes non sans rappeler parfois de précédents artistes : TTC pour T’es belle ou les Fatals Picards pour Impressionnants et des blagues dont Pérusse pourrait se vanter, les jeux de mots en moins. Ce détail mis à part, les Rois de la Suède ont bien leur musique à eux avec leurs sons à eux, même si au final aucune chanson de leur album ne ressemble à une autre (et sur 27 morceaux ce n’est pas rien).

Une très bonne découverte donc à tel point que je suis allée les voir une deuxième fois le mois dernier et un best-of tellement réussi qu’on attend avec impatience le deuxième opus !