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Panel séries US

Préférant condenser plusieurs séries en un article (petit problème de flemme diront certains et ils auront en partie raison), je me suis décidée pour faire le point sur différentes séries que j’ai vues dernièrement, et que je vous recommande (ou presque). Quand une série me parait plutôt médiocre je préfère l’abandonner, sinon je n’aurais plus le temps de faire autre chose de mes soirées.

Salem

Sortie en avril 2014, Salem en est presque à sa troisième saison, qui sortira en cette fin d’année. Sans surprise, la série relate les événements liés aux sorcières et aux procès ayant eu lieu vers Salem il y a fort longtemps. Cette série est relativement bonne, sans casser toutes ses pattes à un canard. La version française est disponible depuis peu, grâce à la Belgique. Pour ce qui est du staff : le générique de début (Cupid Carries a Gun) est sans surprise interprêté par Marilyn Manson et font partie des acteurs Janet Montgomery (Black Swan), Seth Gabel (second rôle dans pas mal d’autres séries) ou encore Ashley Madekwe.

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Se concentrant sur la communauté de Salem et des sorcières qui terrorisent le village, la série n’est pas vraiment une réussite mais laisse à plaire de par son aspect intimiste et renfermé.

Burkland

Burkland est une mini-série belge (web création de la RTBF), composée d’épisodes de six minutes et créée pour être vue sur smartphone. Si avec ça je n’ai pas attisé votre curiosité, je suis déçue. Ah et le meilleur (ou le pire pour certains) : ça parle de zombies, ou en tout cas ça y ressemble.

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D’une durée totale et à la louche d’une heure, la saison avance avec de petits pas à pas au fil des épisodes, en raison bien évidemment de leur durée. Il me serait par la même occasion difficile de faire un article long comme le bras sur une série d’une aussi courte durée. Je ne saurais que le conseiller aux amateurs du genre zombies, où le côté « caméra à l’épaule » renforce l’aspect réaliste du problème …

American Gothic

La petite perle du moment ! Nous débarquons dans le quotidien d’une famille américaine assez aisée, où les membres de la famille vont se rendre compte qu’un tueur en série … en fait partie. Le tueur est connu depuis une bonne vingtaine d’années et fait toujours parler de lui. Mais savoir qu’il peut faire partie de sa propre famille rend tout de suite le problème plus sérieux. Non pas que ces derniers vont être plus vulnérables face au tueur, mais ils vont évidemment tous se mettre à douter quant à l’identité de celui-ci et ne plus faire confiance à personne.

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C’est sur ce pitch de départ qu’American Gothic débute (une poignée d’épisodes sortis à ce jour). Faisant référence de par son nom au tableau de Grant Wood, la série est diffusée depuis le 22 juin 2016. On retiendra la performance de la déjà connue et reconnue Virginia Madsen, dans un rôle de mère de famille implacable. Certains diront que la série est convenue et réchauffée, pour autant elle se laisse agréablement regarder, comme un livre léger sur la plage.

Containment

Containment s’est fini la semaine dernière, et c’était vachement bien ! Comme pour Burkland, on parle d’épidémie, mais ici point de zombies ! Nous faisons face à une épidémie virale et mortelle, qui tue en moins de 48 heures toute personne infectée. Les morts ne se relèvent pas, mais cela ne veut pas dire que la tension n’est pas présente.

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Un patient zéro et les premières victimes sont découvertes au coeur d’Atlanta, ce qui entraîne une mise en quarantaine rapide (le « Cordon », du même nom que la série originale) et de vives recherches pour stopper la propagation du virus et pourquoi pas, trouver un antidote. Là aussi vous allez me dire que c’est un synopsis qu’on a déjà lu cent fois. Et vous aurez bien entendu raison. Peut-être suis-je plus positiviste avec l’âge mais le fait est que cette série tient en haleine tout du long de ses treize épisodes. Nous avons le décor planté, l’élément perturbateur, les personnages attachants (et assez différents pour que chaque spectateur puisse s’attacher à qui il le souhaite) et la résolution. Nous avons somme toute un début et une fin ; ce qui est hélas assez rare pour devoir être souligné. Et heureusement qu’il y a une fin et que cette série peut se limiter à sa première saison … car la suite a été annulée en cours de route. Vous n’aurez donc droit qu’à une saison, mais bien faite. Je remercie également la chaîne The CW, qui continue tant bien que mal d’investir dans de nouvelles séries.

Dead of Summer

Dans les années 1980, le camp de vacances Stillwater s’apprête à accueillir les nouveaux vacanciers pour l’été. Mais ce qui s’annonçait comme un été chaud et amusant va se transformer en cauchemar quand d’horribles événements vont commencer à se dérouler au sein du camp. [Wiki]

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Bon alors là je dis non. Je suis désolée mais j’ai abandonné au bout du premier épisode. Ca pue le réchauffé et ça ressemble quand même beaucoup à la saga Vendredi 13.  Les personnages sont insipides, les situations extravagantes, bref, c’est franchement pas beau. Et j’en parle parce que je préfère vous prévenir. Je ne vais pas m’apesantir sur une série que j’ai trouvée nulle et où je n’ai pas vu beaucoup d’épisodes, mais privilégiez les autres dont je vous ai parlé !


Même si mon style reste assez de type thriller, bien representé par les séries que je visionne, j’espère que l’une d’entre elles vous aura tout de même donné envie !

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And Then There Were None

Enième adaptation de l’ouvrage le plus vendu d’Agathe Christie (100 millions d’exemplaires tout de même !), And Then There Were None a l’énorme avantage d’être une adaptation britannique, so delicious.

Produite à l’occasion du 125e anniversaire de la naissance de l’auteure, cette mini-série n’est composée que de trois épisodes et peut donc se regarder sans problème en une soirée (2h45 au global), de préférence avec un cognac à la main et les pieds devant la cheminée. Pour ceux qui ne se souviennent pas du pitch des 10 Petits Nègres, je vais le résumer en quelques mots :  dix personnes qui ne se connaissent pas sont invitées pour un weekend sur une île et vont mourir les uns après les autres. La question étant évidemment, qui est le meurtrier parmi eux ?

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Ce que j’adore dans les séries british c’est déjà l’humour (même dans les policiers comme celui-là il n’est pas négligeable), mais également les acteurs auxquels on est habitués. En l’occurence, nous avons le plaisir de revoir ici Charles Dance (notre cher Tywin Lannister) sous les traits du Juge Lawrence Wargrave, Burn Gorman (ForeverThe Man in the High Castle) jouant le sergent détective William Blore ou encore Miranda Richardson en Emily Brent, la Rita Skeeter démoniaque de leur Harry Potter national. La population d’acteurs britanniques étant plus restreinte que l’américaine, les séries anglaises permettent de nous attacher facilement aux acteurs récurrents.

Je me permets également de citer la scénariste Sarah Phelps quant à l’ambiance reflétée par la série, qui en fait un plaisir véritablement délectable : « Dans les histoires de Poirot et Marple, quelqu’un est là pour résoudre le mystère, et cela vous donne un sentiment de sécurité, sachant ce qui va se passer par la suite. […] Dans ce livre ce n’est pas le cas, personne ne va venir vous sauver, personne ne va venir aider ou comprendre. Il y a quelqu’un aux manettes, et cette personne est pernicieuse. C’est brutal et excitant à cause de cela. »

Egalement, si je parle de cette série aujourd’hui, c’est parce qu’il n’y a pas qu’une seule série produite par la BBC à l’occasion du 125e anniversaire de la naissance d’Agatha Christie, mais deux ! En effet, Partners in Crime (Associés contre le crime), la seconde mini-série, débarque le 30 avril 2016 sur D8 et comporte six épisodes. Vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous appréciez le thé, les meurtres et les biscuits secs !

Heroes Reborn : Dark Matters

Je suis dans le flou le plus total, mais ça commence à se dissiper. Je vous avais parlé de Heroes Reborn en avril, au sujet des séries sortant cette année. Ne sachant à l’époque pas la date exacte de diffusion, c’est avec joie que je suis tombée sur la minisérie hier soir. Ce que je croyais être la série dont tout le monde commence à parler, mais en fait non, c’est un préquel publicitaire (à mes yeux) et heureusement que ce n’est que cela.

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Je savais depuis longtemps que c’était une minisérie, donc voir qu’il n’y avait que six épisodes ne m’a absolument pas choquée. Là où le choc a eu lieu c’est quand j’ai découvert la durée du premier épisode : 6 minutes (dont 1 minute 30 de générique de fin), WTFF ! C’est à peu de choses près pareil pour les autres, même si je crois quand même qu’on frise la démesure avec un épisode d’onze minutes. En fait, Heroes Reborn : Dark Matters n’est là que pour effectuer la jonction avec les épisodes et la trame qui va se dérouler dans, vous l’aurez compris, Heroes Reborn (tout court).

Nous nous concentrons sur une EVO en particulier (oui, les supers héros s’appellent comme-ça maintenant), tout en suivant dans le même temps l’escalade de violence qui va dégénérer face à ces personnes dont on se méfie. Les nostalgiques peuvent se rassurer, on voit une apparition ancienne de Claire Bennet, aka la superbe Hayden Panettiere qui était aussi pétillante pour moi dans cette série que dans Scr4am.

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Heroes Reborn : Dark Matters est une pseudo-série qui se regarde en une demi-heure à tout casser et qui doit être visionnée si l’on souhaite aborder sereinement la saison à venir en septembre. Pour le reste, elle soulève des questions sans pour autant apporter de réelles solutions et on reste sur notre fin si l’on s’arrête à ces uniques six épisodes. Ils sont pour moi un spot publicitaire bien peu déguisé et agissent pltutôt en guise de trailers, avec en plus de cela des débuts d’épisodes qui commencent comme une référence à Mr. Robot.