minibar

Melou & The Minibar

Vendredi 29. 9h25. Tout va bien.

Je suis dans le train qui me mène de Paris à Angoulême, avec entre temps, un arrêt à Poitiers et changement d’une partie des voyageurs du TGV.
Au début, je remarque et envie seulement les multiples boucles d’oreille de la jeune fille qui vient de prendre place à un seul rang d’écart de moi.
Et puis ses écouteurs, ses lunettes, son style, sa coiffure, mais aussi et surtout elle, elle-même ; tout en elle me pousse à penser que je la connais, et que je sais qui elle est. Je commence à douter fortement et essaye d’apercevoir son nom lorsqu’elle se met à sortir ses billets. Je ne vois pas plus son nom mais vois à la place des multiples billets de concert qu’elle rangeait avec celui de la sncf. Mon désarroi et mon doute vont grandissants. Des billets de concert.

Et là je suis en train d’écrire ces mots au lieu d’aller lui parler et de tenter un furtif Mélissa ? Ce ne peut pas être elle, ce serait trop irréaliste. Cela fait presque un quart d’heure qu’elle est à mes côtés en train d’écouter de la musique. Je fais la même chose. Sauf que mon esprit est bien plus embrouillé à l’heure actuelle, pire que d’habitude.
Alors je me réfugie dans l’écriture face à la peur d’aller agresser cette jeune demoiselle.
Mais si je ne le fais pas, je m’en mordrai les doigts toute ma vie, et elle aussi.

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