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Google est notre ami

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L’alcool désinhibe, c’est bien connu. On explique souvent le franc-parler et les paroles dites sans retenues, par ce dernier. Mais ce n’est pas pour la raison à laquelle on pense bien souvent. On pense en premier lieu à la perte de conscience au premier degré, qui nous permet de nous donner l’audace de dire les choses que l’on pense. Mais cela est aussi du à l’euphorie ambiante dans laquelle on se trouve, qui nous pousse à croire que ce qu’on peut espérer devient réalisable. On se met à envoyer des mails, textos, on se met à parler sans peur, et à agir sans appréhension, car on est dans un état qui nous fait imaginer qu’il y a tout à espérer. Si nous sommes si heureux au moment présent, grâce aux effets de l’alcool, comment cela pourrait-il en être autrement ? Pourquoi nos rêves demeurent-ils si inatteignables et pourquoi resteraient-ils impossibles ? Google a bien compris ces crises de sur-confiance. Il a mis à jour, il y a quelques mois déjà, une option qui permet d’effacer du réseau, les messages envoyés lors d’une soirée bien arrosée (comme une option reset en somme), sous réserve que la personne destinataire ne l’ait pas encore lu (disponible dans l’onglet « laboratoire » des paramètres de votre compte Gmail).

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Crise de Nerd

Aujourd’hui j’ai encore écrit un article que je ne publierai pas. Si j’ai le cran (ou le grain de folie) suffisant, j’en ferai un mail à la personne concernée. Ou alors je le rangerai dans le dossier d’archives de mon Windows – fucking – Vista, ad vitam aeternam. Le genre de mail magnifique (à lire en écoutant Exogenesis : Symphony Part 1 de Muse), que la moitié de la population souhaiterait recevoir … sauf que je pioche dans la seconde moitié, et que je m’en mords les doigts. Mais je craquerai. Et cet article, je le posterai finalement ici un jour ou l’autre, ou le mailerai, il me suffira d’avoir encore bu plus que de raison ou de piquer une nouvelle crise de nerfs, comme c’était le cas hier, aujourd’hui, et le sera encore sûrement demain.

Alors aujourd’hui j’ai aidé une amie. Plutôt que d’envoyer des mails à la personne que j’aime pour lui faire comprendre que ce n’est pas le cas et ainsi la récupérer (psychologie inversée powa), j’ai envoyé, un mail à la personne qu’elle aime, pour lui faire comprendre que cela est bel et bien le cas, et ainsi la récupérer. Mettre des mots sur son propre ressenti n’est pas l’acte le plus aisé qui soit, surtout quand l’interlocuteur qu’on a en face est fermé à la négociation. Quand les mots ne parviennent pas à aider ceux qui les écrivent, autant les mettre à disposition de ceux qui s’estiment prêts à les lire.