luxe

Une Foodie au Havre [Novotel]

J’ai laissé parler mon cœur (et ma carte bancaire) en allant passer quelques jours au Novotel situé en face de la gare du Havre. Une chambre au Novotel c’est le truc qui fait pétiller ta journée, surtout quand tu te rends compte qu’elle est encore plus grande que ton appartement parisien, que la télé écran plat est reliée avec des enceintes placées dans toute la pièce, et même jusque dans la salle de bains, qu’il y a une théière avec une dizaine de thés différents qui t’attendent et que le canapé comme le lit sont king sixe.

Je ne vais pas m’étendre sur l’hôtel en lui-même, mais sur la nourriture servie, bien que les deux soient du même niveau, c’est-à-dire très bien. Avant de commencer, je vais prendre l’exemple du pain. Il y a les restaurants faiblards qui servent une baguette décongelée coupée en tranches. Il y a ceux qui servent du bon pain, en portions individuelles. Et il y a Novotel, qui sert du bon pain, nature et aux céréales, pour que l’on puisse choisir, et qui le sert encore chaud. Je ne vais pas pousser le vice jusqu’à parler des restaurants encore plus haut de gamme et hors de prix, qui apportent également sur la table du beurre directement moulé dans un plat adéquat. Ces petits éléments montrent la qualité apportée au service, comme c’est le cas par exemple de bénéficier de vraies serviettes en tissu et non d’un vulgaire mouchoir en papier.

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La nourriture servie au Novotel du Havre est vraiment exquise, tout en restant abordable (le plat du jour étant à 11€50 et le met le plus cher ne devant pas dépasser la vingtaine d’euros). Je n’ai pas pris énormément de plats différents car j’adore le poisson, et notamment la sole, ce qui explique que j’ai pris à trois reprises le même plat (j’ai tout de même fait un effort sur le changement de garniture à chaque fois). Je regrette que les photos ne fassent pas honneur à l’assiette, mais je ne pense jamais à emporter mon véritable appareil photo quand je suis en déplacement.

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Le service est à la hauteur des plats, très réactif, poli et aux petits soins. Le service que j’attends de tout restaurant somme toute. Petit bémol toutefois pour le soir de mon arrivée, où la responsable du service en salle ne faisait qu’invectiver les serveurs (non pas en les appelant par leur prénom, mais véritablement en les hélant) et en leur faisant fréquemment des remarques. C’est le métier, il faut bien apprendre, mais pour moi, les remarques de ce genre n’ont absolument pas à prendre les clients comme témoins. Le client ne doit pas savoir ce qui se passe en cuisine ou les réprimandes faites aux serveurs. Si cela ne concerne pas sa table, cela ne le concerne pas du tout.

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Cela mis à part, je n’ai absolument rien à redire de la conduite et le professionnalisme des personnes travaillant au restaurant comme à l’hôtel, comme je n’ai aucun point d’alerte à émettre au sujet de la cuisine, bien au contraire. Je vous ai également mis un aperçu des buffets du petit-déjeuner, bien qu’il soit délicat de le prendre en photo sans passer pour une groupie.

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Les Ventes Privées Arlettie

Curieuse, je me suis rendue à l’une des nombreuses ventes privées organisées en plein Paris par Arlettie. Deux petites précisions toutefois avant de lire cet article. Premièrement, bien qu’il ne soit pas si difficile de s’en procurer, les ventes sont strictement accessibles sur invitation personnelle. Deuxièmement, les prix énoncés ici sont à remettre dans leur contexte. Si je vous dis, et c’est simplement à titre d’exemple non factuel, qu’on peut trouver des sacs Birkin à seulement 10 000 € c’est pour la simple et bonne raison qu’ils peuvent se monnayer jusqu’à 63 000 €.

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Tout d’abord je vous conseille d’y aller le matin, pour trouver le maximum d’articles encore disponibles, mais également pour éviter qu’il y ait trop de monde. Je suis arrivée vers 11 heures, très peu de temps après l’ouverture, mais il y avait déjà énormément de personnes, dont en majorité une large clientèle asiatique. Vous l’aurez compris, selon les ventes, il faut venir avec un portefeuille assez fourni. La vente où je suis allée concernait la maroquinerie de luxe (Dior, Vuitton, Yves Saint Laurent, Versace, etc) et les bijoux (Swarovski en l’occurrence). Mais vous trouverez également des ventes Nina Ricci, Jacadi, Givenchy … Bref, le plus souvent du luxe mais de façon assez éclectique.

Il faut également savoir pourquoi les prix sont plus bas que la normale. Je ne me suis pas approchée des stands de bijoutier donc je ne peux pas m’avancer pour ceux-là (probablement des collections passées de mode), mais en ce qui concerne la maroquinerie présente ici ça ne laissait aucun doute : les articles proposés sont d’occasion. Ce qui m’a été confirmé par les vendeurs. Les prix ne peuvent donc en aucun cas être proches du prix magasin, ce qui explique donc les « soldes » des produits Vuitton par exemple, puisque Vuitton ne fait jamais de soldes, c’est à cela que l’on fait aussi le distinguo entre les véritables et la contrefaçon. Après, il faut fouiner. Les prix sont descendus en fonction de l’état d’usure des sacs, mais en moyenne j’ai constaté une baisse de 30 % par rapport au prix boutique. Les prix des produits vendus allant ici de 400 à 3000€.

Les Ventes Privées Arlettie sont donc une mine d’or aussi bien pour les consommateurs mais aussi et surtout pour les fournisseurs, qui parviennent à écouler des stocks de façon simple et avec une bonne plus-value.

Vous trouverez plus d’informations ainsi que le calendrier des ventes sur le site d’Arlettie.

Les fantaisies Sacrilèges et les goûts cruels

En temps normal, étant ce qu’elle est, la ville de Deauville pourrait se résumer à des grands-mères sans petits-enfants, affadies, avec leur chien au bout de leur laisser Chanel. En toutes saisons, sauf le temps de quelques weekends. Un week-end comme celui-là, celui que je suis en train de vivre pour la 5ème année consécutive.

Car le temps d’une dizaine de jours s déroule le festival du cinéma américain, à l’opposé de celui du film asiatique, tenu chaque hiver en les mêmes lieux.
Durant ce laps de temps, nos chères grands-mères s’effacent quelque peu pour laisser la place aux plus jeunes, aux plus célèbres et aux (encore) plus aisés qu’elles. Parcourant de la plage jusqu’au centre ville, en passant par le casino et le célèbre hôtel Normandy, ils vagabondent, se montrent, sourient, cigares en bouche et robes jusqu’aux chevilles. Qu’il vente ou qu’il pleuve, le premier aussi souvent que le second, rien ne fera tanguer le tapis rouge installé pour l’occasion. Pas même H1N1.
Accoudés à la terrasse d’un restaurant lui aussi dépendant de la signalétique Lucien Barrière, nous regardons, le soleil en guise de parasol, ces touristes, ces journalistes, ces célébrités et ces inconnus guidant le mouvement des jours du festival. Au diable les boutiques régionales et autres originalités, il leur faut du beau, du neuf et du reconnu. Le night-club de Régine ne rentrant malheureusement que dans une seule de ces catégories.
Vient alors l’heure de se détendre, encore plus, l’heure où aucun film d’intéressant n’est programmé dans l’une des trois salles apprêtées pour l’occasion. Plutôt que de subir une nouvelle overdose de boutiques de luxe, nous enlevons nos chaussures et plongeons nos pieds dans le sable, brûlant et jouissif. L’atmosphère est ici superbement plus détendue et conviviale que dans tous les autres recoins de la ville. Normal, les gentilles demoiselles manucurées et sortant tout juste de chez le coiffeur ne viendront jamais affronter les éléments que sont le vent et l’eau salée du bord de mer.
Le soir tombe, c’est à présent l’heure de se plonger à l’intérieur d’une salle sombre deux heures durant. Voir des films qui ne sortiront au cinéma que dans plusieurs mois est on ne peut plus jubilatoire. Alors si en plus la salle est l’une des plus grandes et des plus belles de France avec ses 1600 personnes, de quoi pourrions-nous nous plaindre ? Des prix excessifs ? Assurément pas pour un festival huppé en ces lieux.
Il y a deux catégories de personnes à Deauville, celles qui sont admirées et regardées avec envie et délectation ; et les autres, celles qui regardent et admirent.
La vie se décide, rien ne nous empêche de faire partie de la catégorie qui nous sied et que nous regardons justement avec tant d’admiration.
Ce genre d’occasions, d’événements nous forge une personnalité, nous fait grandir et nous pousse à découvrir nos souhaits véritables ; négligés jusqu’alors ou inexistants auparavant.
Et puis surtout, savoir se satisfaire des moindres plaisirs … déguster une glace allongé sur la plage avec Marilyn Monroe en fond sonore.

Deauville

En temps normal, étant ce qu’elle est, la ville de Deauville pourrait se résumer à des grands-mères sans petits-enfants, affadies, avec leur chien au bout de leur laisse Chanel. En toutes saisons, sauf le temps de quelques week-ends. Un week-end comme celui-là, celui que je suis en train de vivre pour la 5ème année consécutive.
Car le temps d’une dizaine de jours se déroule le festival du cinéma américain, à l’opposé de celui du film asiatique, tenu chaque hiver en les mêmes lieux.
Durant ce laps de temps, nos chères grands-mères s’effacent quelque peu pour laisser la place aux plus jeunes, aux plus célèbres et aux (encore) plus aisés qu’elles. Parcourant de la plage jusqu’au centre ville, en passant par le casino et le célèbre hôtel Normandy, ils vagabondent, se montrent, sourient, cigares en bouche et robes jusqu’aux chevilles. Qu’il vente ou qu’il pleuve, le premier aussi souvent que le second, rien ne fera tanguer le tapis rouge installé pour l’occasion. Pas même H1N1.

Accoudés à la terrasse d’un restaurant lui aussi dépendant de la signalétique Lucien Barrière, nous regardons, le soleil en guise de parasol, ces touristes, ces journalistes, ces célébrités et ces inconnus guidant le mouvement des jours du festival. Au diable les boutiques régionales et autres originalités, il leur faut du beau, du neuf et du reconnu. Le night-club de Régine ne rentrant malheureusement que dans une seule de ces catégories.

Vient alors l’heure de se détendre, encore plus, l’heure où aucun film d’intéressant n’est programmé dans l’une des trois salles apprêtées pour l’occasion. Plutôt que de subir une nouvelle overdose de boutiques de luxe, nous enlevons nos chaussures et plongeons nos pieds dans le sable, brûlant et jouissif. L’atmosphère est ici superbement plus détendue et conviviale que dans tous les autres recoins de la ville. Normal, les gentilles demoiselles manucurées et sortant tout juste de chez le coiffeur ne viendront jamais affronter les éléments que sont le vent et l’eau salée du bord de mer.

Le soir tombe, c’est à présent l’heure de se plonger à l’intérieur d’une salle sombre deux heures durant. Voir des films qui ne sortiront au cinéma que dans plusieurs mois est on ne peut plus jubilatoire. Alors si en plus la salle est l’une des plus grandes et des plus belles de France avec ses 1600 personnes, de quoi pourrions-nous nous plaindre ? Des prix excessifs ? Assurément pas pour un festival huppé en ces lieux.

Il y a deux catégories de personnes à Deauville, celles qui sont admirées et regardées avec envie et délectation ; et les autres, celles qui regardent et admirent.
La vie se décide, rien ne nous empêche de faire partie de la catégorie qui nous sied et que nous regardons justement avec tant d’admiration.

Ce genre d’occasions, d’événements nous forge une personnalité, nous fait grandir et nous pousse à découvrir nos souhaits véritables ; négligés jusqu’alors ou inexistants auparavant.

Et puis surtout, savoir se satisfaire des moindres plaisirs … déguster une glace allongé sur la plage avec Marilyn Monroe en fond sonore.

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J’ai toujours vécu dans cette ambiance si particulière mais qui m’est pourtant si courante que je n’y fais plus attention. Ce luxe éclatant, ces beaux appartements, ces sacs en édition limité et ces garde-robes dignes d’une Gabrielle Solis. Avoir tout ça à portée de mains et côtoyer ces richesses extérieurs tous les jours ont fait entrer en moi un cercle plus que vicieux. Plus qu’humain. Je ne peux pas passer près d’un sans papiers avec son chien ou son chat sans sentir une lame me transpercer le cœur. Tant d’inégalités que personne ne résoudra jamais. Une culpabilité aussi, d’avoir tant alors que lui n’a que si peu. Tous les matins en me rendant au travail je vois à la sortie de ma station de métro le même clochard comme certains pourraient sans doute l’appeler ; je déteste cette appellation, ça pue l’aspect hautain et je m’en foutiste à plein nez. Il fait de plus en plus froid et il est toujours là, du matin ou soir en me disant Bonjour Madmoiselle le matin et Bonne Soirée Madmoiselle le soir. Ca me crève le cœur de l’entendre me parler, de savoir qu’il y a un fossé entre nous qui ne pourra jamais être franchi. Alors de temps en temps je descends à la cafétéria de mon boulot, j’achète un café et quelque chose à manger et je les lui apporte. Son sourire est le plus beau de tous les cadeaux que l’on pourrait me faire, de tous ces sacs que l’on pourrait m’offrir et de tous ces bijoux qui ornent mes poignets.