Lucy

(The) Lazarus Effect

Lazarus Effect ou The Lazarus Effect est un film d’horreur américain sorti ce mois-ci dans les salles françaises.

Pour les principaux acteurs, on retrouve Olivia Wilde (Time Out, Dr House) ainsi que Evan Peters (Kick-Ass, American Horror Story) pour ne citer que les plus connus. Lions Gate est à la production et Metropolitan à la distribution, rien de bien choquant donc. Petite remarque toutefois, Jason Blum est le principal producteur, vous savez, celui à qui l’on doit récemment Ouija

The-Lazarus-Effect-2015

Je suis rentrée dans la salle avec un fort sentiment négatif. Annabelle étant le dernier film d’horreur que je suis allée voir au cinéma et les autres que j’ai vus à côté étaient si peu transcendants que j’ai pris peur en imaginant le déclin irrévocable de ce genre cinématographique si ancien.

Nous étions une trentaine dans la salle, dont la moitié était des personnes seules et l’autre des groupes de jeunes. J’ai frissonné. Allais-je avoir droit à une séance aussi désastreuse que celle d’Annabelle ? Heureusement non, je me rendrais compte plus tard que Lazarus Effect était un film qui mettait tellement sous tension qu’il a fait fermer leur gueule à tous les spectateurs, même ceux qu’on pourrait penser plus turbulents. Je me suis même demandée s’ils avaient mangé le popcorn qu’ils avaient apporté dans la salle en arrivant tellement le silence était lourd.

Mais revenons-en au film. Pendant le premier tiers, j’étais moyennement emballée. J’étais, comme souvent, devant un film d’horreur pas bien folichon, où on sait ou pense savoir de quoi sera faite la scène suivante. Puis c’est devenu plus intéressant, plus original aussi. Bien que le thème de Lucy de Luc Besson soit très présent, il est utilisé à bon escient. Nous sommes dans un laboratoire où, pour la science, un groupe de scientifiques cherche à ramener les morts à la vie. Des morts-vivants qui sont ranimés à l’aide d’une drogue qui va leur faire, sans que cela ne soit le but escompté à la base, utiliser 100% des capacités de leur cerveau. Des zombies qui utilisent leur cerveau quoi, et mieux que les vivants, enfin une nouveauté !

Les séquences sont bien tournées et j’ai remarqué qu’aucune scène gore n’était présente dans le film. Si des personnes doivent mourir dans d’atroces souffrances, rien n’est montré en face. Les réalisateurs vont se servir de cadres de caméras et d’illusions nous permettant d’imaginer, sans nous montrer aucune douleur en face. Et c’est un très bon point, ça laisse plus de place à l’imagination que bien souvent. Cela n’empêche pas de faire face à des scènes difficiles, mais qui appartiennent plus au genre de l’épouvante que du gore. La bande-son est très bonne, aussi bien au niveau des bruitages que des musiques utilisées.

Je sais que Lazarus Effect ne va pas plaire à tout le monde mais il s’est à mes yeux détaché des longs métrages qu’on voit trop souvent. Ok, il pompe sur Lucy, mais il traite le thème à sa façon en se l’appropriant vraiment. J’ai préféré ce film à Ouija, qui a le mérite de sortir des sentiers battus.

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Lucy [in the Sky with Diamonds]

Après une campagne médiatique en fanfare, un démarrage en trombe et enfin des critiques désastreuses, Lucy reste tout de même un carton au box office. Je compte en parler brièvement car je me doute qu’on trouve pléthore d’articles sur le sujet dans toute la blogosphère.

Lucy

Prévu depuis plusieurs années, attendu depuis plusieurs mois, Lucy est enfin sorti ! Je ne vais pas revenir sur le synopsis que tout le monde doit connaître maintenant : une femme parvient à ses dépens à accéder jusqu’à 100 % des capacités de son cerveau, avec toutes les questions d’ordre métaphysique et universel que cela comporte.

ATTENTION, CE FILM EST UN DIVERTISSEMENT. On peut le traiter de film débile, de film incohérent où tout part à vau-l’eau, mais on oublie en disant cela que le but premier de ce film est le divertissement. EuropaCorp a toujours produit des films à gros budget, pour le plaisir des yeux plutôt que pour celui de l’intense réflexion, mais ce n’est pas grave (l’action d’Europa a d’ailleurs encore grimpé de 3% ces derniers jours à la bourse de Paris). Et même si Lucy n’est pas à grande portée scientifique (ou en tout cas des pensées très hypothétiques), il permet toutefois de se laisser aller à réfléchir à l’espèce humaine et aux théories qui jonchent les bibliothèques des universités. Pour ma part, je ne crois pas que l’on puisse atteindre un dixième des capacités répertoriées dans le film, mais c’est bon de rêver de temps en temps.

J’ai lu un article critiquant Luc Besson, l’accusant d’avoir mis au second plan l’aspect sexy de Scarlett Johansson. Et alors ? Tout le monde ne va pas voir Transformers pour baver devant Megan Fox. Je m’en fous que Lucy ne soit pas en train de se déhancher à chaque scène, et ça ne m’aurait de toute façon pas plu. D’autant plus qu’elle l’explique elle-même, perdant son humanité au fur et à mesure que son cerveau prend le pouvoir sur son métabolisme.

Les effets spéciaux, réalisés en grande partie par Industrial Light & Magic (ILM, ayant déjà essuyé les plâtres sur Star WarsJurassic Park, Harry Potter et à peu près 200 autres films), sont magnifiques. Ils permettent une immersion sans faille dans les plans que l’on nous montre. La bande-son composée par Éric Serra (souvenez-vous du Grand Bleu, de Nikita ou du Cinquième Élément) reste sur un ton futuriste, bien adapté au fond.

Pour le reste, il me sera difficile de vous parler des passages m’ayant marquée, puisqu’il convient de garder la surprise si vous décidez de voir le film. Je peux néanmoins ajouter qu’il n’y a que peu de temps morts, sachant que l’action commence déjà dès la quatrième minute du film.

Donc oui c’est du grand spectacle, parfois grotesque, parfois too much, mais cela fait du bien parfois de se reposer et d’en prendre plein les yeux.