Les Zarbs

Aux Zarbs citoyens !

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Me voilà foulant des pieds le parc auxerrois de l’Arbre Sec pour la quatrième année consécutive, et cela en raison d’une occasion très spéciale : le festival Aux Zarbs, se déroulant tous les ans à la même époque depuis maintenant une petite dizaine d’années. Chaque été, groupes et musiciens connus comme plus modestes se suivent sans se ressembler. C’est ici que j’ai vu défiler Dionysos, Tryo, Didier Super, Ultra Vomit, Caravan Palace, Hocus Pocus, Micky Green, Cali et les Fatals Picards, entre autres. Les têtes d’affiche de cette édition 2010 étaient pêle-mêle Pierpoljak, Renan Luce, Archive, John Butler Trio (leur deuxième passage au festival), Zenzile et Debout sur le Zinc.

Comme chaque été, les stands de boissons, nourritures et autres accessoires étaient présents, passant du stand Haribo à ceux vendant chichas et vêtements de l’événement, distribuant préservatifs ou boules Quies et autres objets fiers aux festivaliers. Regroupant à la louche 20 000 personnes pour l’ensemble des trois jours, Les Zarbs reste un festival assez sobre comparé à d’autres manifestations bien plus commerciales, et ce n’est pas un mal. Celui-ci est aussi placé de manière avantageuse en plein cœur d’Auxerre, de sorte qu’il n’y a pas plusieurs kilomètres à faire en rase campagne avant de trouver Monoprix, gares et campings.

Par contre si vous voulez dormir pour pouvoir tenir le coup sur les trois jours et les trois nuits, n’allez pas au camping des festivaliers, c’est un conseil. A toute heure du jour et de la nuit, des sons de guitares ou autres bruits stridents virevoltent ça et là entre des feux de camps aménagés illégalement à chaque coin de tente et des bénévoles de la Croix-Rouge emmenés à 7 heures du matin par la gendarmerie pour cause d’ébriété bien avancée. Parce que c’est ça aussi, l’état d’esprit des festivals.

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L’état d’esprit des festivals …

… on ne le retrouve nulle part ailleurs.

Parler des heures durant avec de parfaits inconnus. Offrir à boire et à manger au premier venu. Ne pas connaître le groupe qui passe sur scène mais en profiter comme jamais. Venir avec un groupe d’amis et repartir avec ce même groupe ayant doublé en proportions. Ne pas avoir peur des hippies,  des métalleux, de leur coiffure ou de leur look. Les apprécier et devenir comme eux le temps d’une nuit. Dévaliser le stand de SOS SIDA. Manger un kebab à 4h passées. Déambuler dans le camping des festivaliers en suivant le son d’une guitare qui semble nous appeler. Trouver enfin la guitare et y jouer à son tour. Raconter des histoires grivoises ou sordides à la lueur du feu de camp fait avec des bouts de bois trouvés ça et là. Trinquer au muscadet dès que le soleil commence à poindre.
Et ne jamais, ne jamais dormir. Au risque de voir ce rêve disparaître une fois réveillé.