Lana Del Rey

Honeymoon – Lana Del Rey

« C’est le mot qui résume le rêve ultime. […] La vie est une lune de miel, tu sais ? La vie, l’amour, le paradis, la liberté… C’est pour toujours. »

tumblr_nin99etp9P1u7j6ago1_500 Ainsi décrit par l’artiste, il est sorti depuis le 18 septembre, il s’appelle Honeymoon et c’est le dernier album studio de Lana Del Rey.

J’ai commencé cet article à la première écoute, j’ai laissé passer quelques jours d’écoute plus attentive et je l’ai finalement fini aujourd’hui. Ambiance sensiblement différente que ses précédents albums, les pistes sont plaisantes même si j’avais la désagréable impression d’être bourrée en entendant le rythme des paroles, entêtant et déstabilisant comme le quart d’heure qui suit l’ingurgitation d’un shot d’absinthe. A moins que LDR n’ait été elle-même portée par cette chaleur en enregistrant l’album.

Quoiqu’il en soit, une ambiance très années trente se dégage de l’album, et bien que les pistes ne soient pas forcément des plus abouties, on ressent que la chanteuse a réussi à poser sa voix. Même si l’album Born to Die a été un énorme succès commercial, il n’en restait pas moins évident que la voix de Lana Del Rey avait été retouchée outrageusement. Même les néophytes pouvaient s’en rendre compte à l’écoute des chansons, comme c’était le cas notamment pour Video Games. La voix et les respirations de la chanteuse sont ici plus naturelles et ne souffrent pas d’un parasitage d’Auto-Tune ; peut-être moins vendeur mais aussi moins factice.

Je ne sais pas comment va se porter Honeymoon au niveau des ventes, mais il est possible que bien des acheteurs ne soient pas intéressés car LDR se détache de plus en plus de ce qu’elle faisait lors de ses premiers singles. Ni pire, ni meilleur, cet album est surtout différent car on sent une émancipation et un détachement de la chanteuse face à ce qui se veut (et se vend) dans l’air du temps.

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Ultraviolence – Lana Del Rey

Sorti le 16 Juin 2014 en France, Ultraviolence est le troisième album studio de Lana Del Rey. Petit focus, avec un peu de retard, sur ce qu’il vaut.

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Après Lana Del Ray A.K.A. Lizzy Grant (très peu connu du grand public puisqu’il a été retiré de la vente seulement trois mois après sa sortie, avec « Ray » orthographié différemment, et pis ça fait déjà mieux qu’Elizabeth Woolridge Grant) et Born to Die (plus fortement médiatisé), Lana Del Rey récidive avec un troisième opus : Ultraviolence.

A la première écoute, j’ai été déçue. Pour une raison simple, bête et méchante : le titre de l’album. Avec un nom pareil, je m’attendais à plus de rock, plus de grunge, moins de calme. J’ai mis de côté l’album pendant quelques semaines avant de me pencher à nouveau sur la playlist et sur des réécoutes moins passives. Ce qui m’a le plus frappée au début, fut la ressemblance entre la plupart des chansons, de façon bien moins tranchées que sur son précédent album. A titre d’exemple, Radio et National Anthem bénéficiaient de sonorités pêchues quand Dark Paradise ou encore Cola (édité dans Born to Die – The Paradise Edition) se berçaient sur des tons plus feutrés.

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J’ai finalement réussi à accrocher, en ayant des coups de cœur pour des chansons qui n’ont pourtant même pas été choisies comme singles. Shades of Cool, Brooklyn Baby et West Coast sont pour moi des chansons fades, sans grand intérêt, même si elles s’écoutent facilement en fond sonore lors d’une soirée. A l’inverse, Money Power Glory et Fucked My Way Up to the Top sont à mes oreilles bien plus dynamiques et se différencient vraiment du reste de l’album. Les deux pistes calmes et appréciables de la playlist sont pour moi les deux premières : Cruel World et Ultraviolence (second single), respectivement de plus de six et quatre minutes. Cet album s’écoute comme on peut écouter Nova, d’une oreille distraite, pour se reposer, pour s’endormir ou pour conduire. Je ne dis pas ça de façon péjorative, le ton de l’album reste dans la même veine que les précédents, ce qui le rend tout aussi plaisant.