Joyeux Noël

Meilleurs vœux pour l’année passée !

Billet écrit le 1er Janvier 2014, tôt dans la matinée, ou tard dans la nuit. Je suis tombée dessus par hasard, dans le bloc-notes de mon iPad. Ecrit il y a un an, j’étais dans le même désarroi mais avec apparemment plus d’optimisme. Mon optimisme est comme le hip-hop, il est mort.

Christmas_by_applefight « Cette nuit j’ai pris la décision difficile d’être heureuse pour l’année à venir. Difficile, car on ne décide pas de son état mental, comme de son ressenti quant à une vie qui ne correspond pas à ce que l’on voudrait en faire.

Se sentir coincé dans une vie qui bride, qui cantonne à des faits non désirés, à des volontés et désirs non assouvis. Parce que nous sommes un nombre inconsidérable en ce cas, mais que nous le réalisons. Je pense à nous pour cette nouvelle année car je sais que vous vous reconnaitrez.

Toi par exemple, qui n’en peux tellement plus, que tu montes dans n’importe quel bus de nuit, sans même en connaître la destination, pour pleurer pendant tout le trajet. Toi encore, qui insultes quiconque te regarde mal, alors que tu ne sors dans la rue que pour être regardé. Nous, les histrioniques. Mais aussi toi qui fumes une demi-cartouche de cigarettes par jour en ne mangeant qu’un jour sur cinq. Moi qui fais des crises d’angoisse et de sanglots une fois tous les deux jours, qui finis ensuite par me réfugier instantanément dans les bras et le lit de celui qui provoque lesdites crises. Toi qui penses que de toute façon nous n’atteindrons pas la trentaine. Toi, mon médecin, qui m’a affublée de tous les mots de maladies psychiatriques disponibles. Toi, que je considère comme ma sœur, qui est à l’hôpital pour une durée indéterminée pour avoir voulu en finir la nuit dernière.

Pour nous tous, pour tout le monde qui se sentira concerné, je vous souhaite une bonne nouvelle année. Mais non avec de l’hypocrisie jusqu’aux dents, souhaitant la bonne année sans même le penser, non. Je vous souhaite de laisser derrière vous tous les malheurs passés, pour que vous décidiez vous-mêmes de votre bonheur. Ça ne se décide pas, mais se mettre dans cet état d’esprit ne pourra provoquer que des effets positifs.

Je souhaite également aux personnes ne faisant que véhiculer des pensées négatives sur d’autres, d’en finir avec cela. Je le dis pour elles. A moins d’être un pervers psychopathe complet, couplé de tendances sadiques, pyromanes, nécrophiles et meurtrières, il n’est jamais bon pour soi de ressasser un ressenti négatif, un ressenti malsain. Vivre en étant aigri, en détestant la Terre entière, en méprisant ses habitants, n’est pas vivre. Je suis magnanime, je leur souhaite de retrouver des sentiments plus nobles et, malgré tout, plus humains.

Et puis à tous ceux que j’aime surtout. J’espère continuer à vous aimer encore, à vous côtoyer. J’espère que vous réussirez dans vos désirs les plus fous, les plus passionnels et passionnés. Les plus irréalistes et les plus importants aussi.

Somme toute une très bonne santé mentale pour tout le monde, base de tous les possibles, surtout celle du bonheur. »

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Joyeux Noël et plus si affinités

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Il est venu le temps (des rires et des … ? non mais arrêtez-moi) de se goinfrer de marrons glacés, d’empoigner à pleine main des chocolats par dizaines, d’ouvrir bouteille de vin sur bouteille de vin et de reprendre au passage les kilos perdus quelques semaines plus tôt.
Je vous souhaite un joyeux Noël à tous, que ceux qui ont des vacances en profitent et que ceux qui ont l’occasion de passer les fêtes avec leur famille et amis, le fassent. =)

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Attention, encore un article à tendance psychologique / psychosomatique / réflexions de comptoirs.

« S’abîmer de manière irréversible le cœur, gâcher sa vie pour quelqu’un et pleurer, vivement pleurer ! Plus besoin de cachets, ni de fouets, tu seras à la merci de ses yeux et de ses lèvres. En pensant à ses baisers et son parfum, tu auras de nouveau la respiration difficile.

Le mieux serait qu’au début elle ne veuille pas de toi. Comme tu souffrirais béatement, en te figurant que d’autres poseraient peut-être leur tête dans le creux de son épaule. Dans Paris éteint, tu regarderais les gens heureux en expirant des bouffées de tristesse. Avec de la chance, cette mélancolie te rendra timide et tu cesseras d’hésiter entre elle et la drogue : ton nouveau dilemme sera elle ou le suicide.
Aimer ou faire semblant d’aimer, où est la différence, du moment que l’on parvient à se tromper soi-même ? » Frédéric Beigbeder, Nouvelles sous ecstasy

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Les articles que j’écris sortent de mes tripes, je les couche sur le papier après avoir mis à sac mes sentiments, mes envies et ma, voire mes, personnalités. Ces articles me demandent beaucoup car ils sont construits avec des parties de moi-même, parfois énormes, souvent minimes, mais toujours intimes. Je me donne dans ce que j’écris en me mettant à nue, pour faire fuir mes démons en les exposant à la lumière cuisante et ainsi les faire imploser. Et pour prendre du recul aussi. Pour prendre du recul sur ces émotions en dents de scie et ces opportunités sous forme de montagnes russes. Car chaque erreur n’est faite que pour éviter de se voir répéter, je les note, pour m’en souvenir. Pour marquer chaque erreur de manière si aisée, à la craie blanche dans mes pensées si obscures. Le mal par le mal ? Sans doute. Se mettre face à ses propres échecs, encore et encore, si douloureux qu’ils soient, pour forcer la motivation de leur départ ? Oui et non. Cela est uniquement valable quand tout espoir est mort. Et enterré. Mais l’espoir est perfide, cruel, dévastateur et multiplicateur de tristesse.

Car l’espoir peut prendre une multitude de formes différentes, qui l’aident à se cacher pour mieux dévorer toute joie qui viendrait à éclore dans l’embryon du cœur humain. Jusqu’à rendre toute pulsion de bonheur aussi furtive qu’un poumon se vidant en quelques secondes du Poppers qu’il aurait insufflé. L’espoir s’identifie à tous nos souhaits inutiles de se propulser dans le passé : pour pouvoir faire dévier l’aiguillage de la SNCF et faire prendre à notre vie la bonne direction, celle du bonheur. Et éviter de voir se remplir le Relais H de la gare aux échecs.

Qui n’a jamais désiré revenir en arrière d’une minute, une heure, une journée, une semaine, un mois, un an, voire plus, pour avoir l’opportunité de tout arranger ? De se dire qu’il y a deux mois vous preniez dans vos bras l’être que vous aimez le plus au monde, qui ne veut plus se faire considérer comme tel au jour d’aujourd’hui. Il y a un an, il y a un siècle, il y a une éternité. Même Joe Dassin le dit.

La vie est une lutte acerbe contre le temps, où à défaut de gagner, nous tentons chaque jour de ne pas perdre. Certains préfèrent le plaisir au bonheur, car il a ce petit plus d’être concret, physique, en un mot, d’exister. Mais le bonheur est durable, lui. Basé sur des pensées ou des sensations non palpables, il se tient sur la durée, ou du moins essaye-t-on follement, et de manière désespérée, qu’il en soit ainsi.

Sur ce, je repars abuser des bonnes choses, car tout ce qui est mauvais pour la santé reste tout de même diablement délicieux.