infirmière

Nurse Jackie

J’avais parlé de Nurse Jackie il y a bien, bien longtemps, à l’époque où je regardais Weeds, à l’époque où c’était la semaine maudite où Dexter et Breaking Bad finissaient en même temps. Je ne sais pas pourquoi, mais je pensais alors que Nurse Jackie en était à sa dernière saison. Je me réveille donc d’un coma de trois ans et autant de saisons de retard.

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Je m’étais donc arrêtée à la saison 4, mais comme je ne savais plus vraiment où j’en étais, je l’ai visionnée à nouveau ce weekend. A raison de dix épisodes de trente minutes à peine, ça a été vite réglé, c’est aussi pour cela que j’aime cette série : rapide et efficace.

Jackie Peyton est une infirmière d’un hôpital new-yorkais. Brillante dans sa vie professionnelle, elle est un vrai désastre pour gérer comme il le faut sa vie privée, composée de son mari, ses deux filles et sa dépendance au Vicodin et autres drogues.

Il y a quelques scènes « torrides » mais elles sont assez rares : tout ça pour dire que ce n’est pas du Grey’s Anatomy où tout le monde se réfugie dans les bras de tout le monde. Nous suivons plutôt la vie de l’hôpital d’un point de vue professionnel en même temps que les problématiques des salariés et des patients. L’évolution du personnage de Jackie au fil des épisodes est très visible, en grande partie grâce à l’évolution de l’actrice, où on sent véritablement une différence de caractère entre les premiers épisodes et ceux diffusés récemment ; là où les personnages d’HIMYM peuvent rester sensiblement les mêmes d’une saison à l’autre. On ne fait donc pas du sur-place.

Nurse Jackie est pour moi l’une des rares séries qui parvient à perdurer avec le temps sans tourner en rond et en apportant une réelle plus-value aux personnages principaux au fil des années, tout en bénéficiant d’un format court qui facilite le visionnage des épisodes.

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Quand je jouais ma vie entre leurs jolis doigts …

J’aime ce qu’on m’interdit
Les plaisirs impolis
J’aime quand elle me sourit
J’aime l’infirmière maman
Ô Dieu oui qu’elle était belle cette infirmière.
J’ai toujours eu un faible pour les brunes. C’était une brune comme on n’en fait plus, avec une légère coupe au carré qui inspirait la justesse de la sévérité mais dont les cheveux décoiffés laissaient transparaître leur grain de folie. Elle venait me voir tous les jours, plusieurs fois par jour. Mais elle ne faisait pas comme celles qui rentraient simplement dans ma chambre pour voir si tout était bien rangé et s’en allaient en baissant les yeux de peur de croiser mon regard mi-colérique mi-endormi, mais surtout empli d’aliénation. La raison de mon séjour ici.
Je ne fis pas attention à elle la première fois où je la vis mais c’est en la regardant plus attentivement que j’ai compris que la beauté ne pouvait être que féminine. Le soir, je la regardais de la lucarne de ma chambre finir son service et rentrer chez elle à pied. Elle portait tous les mardis une robe noire floquée de pois blancs, le tout parfaitement assortie à son teint clair et ses cheveux d’ébène.
Quelques jours après ma sortie, après la fin de ce séjour qui ne sera pas le dernier, nous sommes allées discuter autour d’un verre. Je me rendis compte que ses qualités ne se limitaient pas à sa beauté ; elle était distinguée, très cultivée et incroyablement fascinante. Je ne vivais la semaine que pour ces rendez-vous hebdomadaires du vendredi, toujours au même café et à la même heure. Je ne vivais que pour cette alchimie temporaire qui me rendait euphorique au plus haut point.
C’est le jour de décembre où j’ai appris qu’elle était mariée que mes crises d’hystérie ont repris et que j’ai dû me faire de nouveau interner.

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J’aime ce qu’on m’interdit, les plaisirs impolis.
J’aime quand elle me sourit, j’aime l’infirmière Maman.

Ô Dieu oui qu’elle était belle cette infirmière.
J’ai toujours eu un faible pour les brunes. C’était une brune comme on n’en fait plus, avec une légère coupe au carré qui inspirait la justesse de la sévérité mais dont les cheveux décoiffés laissaient transparaître leur grain de folie. Elle venait me voir tous les jours, plusieurs fois par jour. Mais elle ne faisait pas comme celles qui rentraient simplement dans ma chambre pour voir si tout était bien rangé et s’en allaient en baissant les yeux de peur de croiser mon regard mi-colérique mi-endormi, mais surtout empli d’aliénation. La raison de mon séjour ici.

Je ne fis pas attention à elle la première fois où je la vis mais c’est en la regardant plus attentivement que j’ai compris que la beauté ne pouvait être que féminine. Le soir, je la regardais de la lucarne de ma chambre finir son service et rentrer chez elle à pied. Elle portait tous les mardis une robe noire floquée de pois blancs, le tout parfaitement assortie à son teint clair et ses cheveux d’ébène.

Quelques jours après ma sortie, après la fin de ce séjour qui ne sera pas le dernier, nous sommes allées discuter autour d’un verre. Je me rendis compte que ses qualités ne se limitaient pas à sa beauté ; elle était distinguée, très cultivée et incroyablement fascinante. Je ne vivais la semaine que pour ces rendez-vous hebdomadaires du vendredi, toujours au même café et à la même heure. Je ne vivais que pour cette alchimie temporaire qui me rendait euphorique au plus haut point.

C’est ce jour de décembre, où j’ai appris qu’elle était mariée, que mes crises d’hystérie ont repris et que je dus me faire de nouveau interner.

Dis-moi les mots qui rendent ivre.

Quand on est amoureux, on a des idées, des idées mirobolantes, faramineuses mais en fin de compte inconscientes.
Quand on aime, on pense que rien n’est insurmontable, on s’imagine partout mais surtout véritablement nulle part.
Quand on est dans cet état d’esprit, on est comme en plein milieu d’un trip de LSD. Une montée d’adrénaline, qui monte, de plus en plus, le cœur qui bat, à exploser. Mais on en veut encore plus, toujours plus, une passion, une envie, insatiables.
Mais quand on est en plein milieu d’un trip, on ne peut que se laisser rattraper par la descente. Ce retour sur terre si abrupte, trop abrupte. Ce changement net, qui coupe toutes les idées, toutes les envies passées. Qui les rendent complètement surréalistes dans le même temps, et surtout, complètement dangereuses et innocemment stupides.

Voilà pourquoi on devient si vite accro au LSD.

Elle était belle cette infirmière, je l’aime.