humeur

Billet d’Humeur

 

 

Live fast, die young.

Sad girls do it well.

 

Jours, semaines et mois assez durs à vivre en ce moment, c’est sûrement pour cette raison que je me rabats énormément sur la catégorie « divertissements« . A plusieurs reprises encore ces derniers jours, j’ai pu me rendre compte que tout n’était question que d’une jauge qui se remplit puis se vide sans prévenir. Quand trop de rires s’accumulent, de faux-semblants, d’une impression de bonne humeur : tout s’écroule. Et de façon bizarre en plus. Se réveiller, aller moyennement bien, voire pas trop mal, puis la seconde d’après sentir son monde éclater et ne pas se rendre compte que les larmes coulent le long de son visage. Que ce soit à la campagne allongée au soleil, caressant un chien, conduisant sa voiture pour aller au travail, écoutant une musique qui rappelle un souvenir de trop, etc. Les exemples ne manquent malheureusement pas.

Réapprendre à vivre seul, c’est comme réapprendre à marcher sans béquilles. Réapprendre un rythme de vie qui avait disparu depuis bien longtemps. Et qui dans le même temps n’est pas sans rappeler des périodes tristes. Un simple parallélisme qui effraie de par les souvenirs que cela laissait. Cela fait des années que je n’ai pas réussi à me réjouir d’être seule, à apprécier ma propre compagnie ; tout ça pour me dire que je comprends finalement en quoi les gens peuvent s’ennuyer en me côtoyant car je ressens la même sensation à mon égard. Alors je me lève chaque matin en espérant que la journée à venir ne ressemblera pas à la précédente, sans trop y croire vraiment.

Where are those happy days, they seem so hard to find
I tried to reach for you, but you have closed your mind
Whatever happened to our love?
I wish I understood
It used to be so nice, it used to be so good
[…]
When you’re gone
How can I even try to go on?
When you’re gone
Though I try how can I carry on?

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