horreur

LeavinRoom [Saw]

Après Team Break, Victory Escape Game et Kairos, j’ai débarqué ce weekend dans une nouvelle enseigne d’escape game : LeavinRoom.

Suite à tous mes précédents articles, je ne vais pas revenir sur le principe, ou brièvement : vous êtes dans une pièce, vous avez une heure pour sortir, en utilisant avant tout vos petites cellules grises et parfois votre dextérité. La véritable plus-value de cet article est plutôt de vous parler de l’enseigne en elle-même et de l’animation générale, sans dévoiler l’envers du décor. Je ne vais également pas mettre beaucoup d’images dans ce billet car je ne prends en général que celles fournies par l’organisateur afin de ne spoiler en aucun cas l’intérieur des salles.

Situé boulevard Pereire (côté Pont-Cardinet plus que côté Porte-Maillot), LeavinRoom est également présent rue Nollet et compte quatre thèmes : Alice au Pays des Merveilles, Hostel, Le Tour du Monde … et Saw, que j’ai eu le plaisir de faire il y a quelques jours à peine. Les équipes sont limitées à 5 joueurs, ce qui est amplement suffisant car on peut être amené à s’ennuyer si le groupe est trop nombreux, car on ne peut pas tous être occupés en même temps (jusqu’à 14 joueurs chez Team Break, au secours !).

Précédé par une petite mise en condition immersive, le jeu reprend fidèlement l’ambiance des films, jusqu’à la bande originale. Même si l’on se sent toujours en sécurité, les apparences peuvent être trompeuses et on a toujours l’impression de se sentir sur ses gardes. Evidemment, si vous ne finissez pas le jeu dans les temps, le game master prendra le temps de vous expliquer les dernières énigmes qu’il vous restait à faire, pour ne pas que vous restiez sur votre faim ! Mention spéciale à notre animateur de ce jour, Clément, qui a fait preuve d’une grande patience pour répondre à toutes nos questions de façon claire et précise.

A savoir qu’un cinquième thème ouvrira prochainement chez LeavinRoom, également à tendance horreur d’après mes informateurs, sans que d’autres précisions n’aient encore filtré jusqu’à présent …

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Ghostland

Après des années d’attente (principalement pour les fans, car le grand public ne s’était pas forcément penché tant en amont sur la question), Ghostland est enfin sorti au cinéma, plus précisément ce mercredi.

Je ne vais pas une énième fois présenter Pascal Laugier (The Secret, Martyrs – qui faisait déjà partie de la courte liste de films d’horreur à sortir en salles avec une interdiction aux moins de 16 ans), qui compte parmi mes réalisateurs de films d’horreur préférés, avec Alexandre Aja, pour ne citer que les frenchies, mais vais plutôt m’attarder sur le film en lui-même … et sa diffusion.

Car il fallait bien que je commence par un coup de gueule. Dans Paris intra-muros, seulement 9 cinémas (sur la centaine qui existe) diffusent le film ! UGC s’est encore une fois dédouané de projeter un film d’horreur dans la totalité de ses cinémas (vous le trouverez donc uniquement à Bercy et aux Halles, dans une salle pas trop petite, contrairement à celles précédemment attribuées à Insidious ou Grave) et l’interdiction aux moins de 16 ans (que j’ai trouvé fort à propos) ne vont pas aider à attirer un grand nombre de spectateurs en salles. J’ai bien peur que ces deux points entachent fortement le succès au box-office du film, pourtant bien reçu par la critique…

D’une durée d’1h30, le film en lui-même est bon. Bien tourné, bien réalisé et avec une façon décalée de filmer certaines scènes (un rapide passage en style caméra embarquée, ou encore une caméra ciblée sur une des héroïnes lors de ses déplacements dans la maison, ne nous permettant pas de voir ce qu’il peut bien se passer autour), il dispose d’une esthétique soignée. L’histoire commence par une home invasion, qui a toujours son effet peu importe le style de film mis en avant (dont Mother! dernièrement), où Pauline (Mylène Farmer) et ses filles (Crystal Reed et Emilia Jones) vont subir une brutale attaque de la part de deux inconnus au sein de leur nouvelle maison. S’en suivent les dégâts psychologiques subis par les filles et leur volonté de s’en sortir malgré tout.

Pendant la bonne première demi-heure du film, j’ai eu du mal à me détacher de l’actrice Mylène Farmer (pour son second long-métrage, 24 ans après le premier) pour me focaliser sur le personnage, ce qui ne m’arrive jamais. Pour moi, c’était Mylène Farmer et pis c’est tout, mais ce n’était en aucun cas de sa faute car je dois avouer qu’elle colle très bien à son personnage. M’ayant volontairement bouché les oreilles depuis l’avant-première au Grand Rex lundi soir, je ne connaissais pas en détails le pitch de base. J’ai donc eu des difficultés à cibler le genre d’horreur dans lequel Ghostland se situe : épouvante, surnaturel ou gore. Il est au final tout sauf surnaturel, et le gore étant autant psychologique que physique, justifie l’interdiction à un jeune public.

L’évolution des personnages mais aussi celle du film est surprenante et part dans différentes directions. La fin peut d’ailleurs s’interpréter de plusieurs manières, tout en apportant tout de même une conclusion. Il est donc probable que je retourne le voir une seconde fois, pour mieux appréhender une bonne partie du film qui ne fait sens qu’après avoir pleinement compris l’histoire dans son ensemble. Sans être un film révolutionnaire, Ghostland est un bon film d’horreur, sans temps mort qui, je l’espère, restera assez longtemps au cinéma pour permettre de palier le faible nombre de salles le diffusant.

Pour ceux qui ont déjà vu le film, je vous conseille le très bon article d’Oblikon, par Christopher Guyon, sur l’analyse des personnages et du film.

Verónica [Film 2018]

Film d’horreur espagnol qui commence par un appel d’urgence, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle avec Rec. Après vérification, les deux ont le même réalisateur (Paco Plaza) donc je n’étais pas complètement sous l’emprise d’un cliché. J’ai entendu parler de Verónica par un synopsis mentionnant qu’il s’agissait de l’adaptation du seul cas d’exorcisme reconnu en Espagne. Au final, le film ne se résume pas du tout à cela et prend beaucoup de recul quant aux mots « exorcisme » ou « possession », souvent employés n’importe quand et n’importe comment.

Si je devais résumer l’histoire, Verónica est une adolescente normale, voire même réservée, qui doit s’occuper de ses frère et soeurs quotidiennement, car son père est décédé et sa mère travaille dans un bar avec des horaires décalés. Verónica s’essaye avec des amies à une séance de spiritisme (dans le but de contacter son père disparu), qui va avoir des conséquences néfastes pour elle.

On peut à mon sens voir le film sous deux aspects. Le premier en prenant en compte la possession de la maison (ou de Verónica elle-même mais j’ai plus de doutes là-dessus) par un esprit malin. Et le second, qui a été mon point de vue sur ce film, plutôt basé sur la psychose qu’une séance de spiritisme peut entraîner sur la santé mentale de quelqu’un. Je ne renie pas les « preuves matérielles » ou les dires de la police espagnole à ce sujet, mais j’ai vraiment apprécié la prise de recul quant à la réalisation, qui permet de mettre en avant l’impact psychologique et ses conséquences, de jouer avec les esprits.

Comprenant beaucoup de symboles (comme la représentation de l’éclipse de soleil sur Verónica sur l’image à côté, où on voit d’ailleurs à quel point les images sont travaillées), le film joue également avec les codes du genre : un Simon qui s’active tout seul (comme dans Paranormal Activity : The Marked Ones), les jeux de lumière, la présence d’un personnage religieux ambigu et l’humour sous-jacent des actions de certains personnages (comme le jeune frère qui ne sait pas encore lire et qui, voulant aider, dessine sur les murs des symboles d’invocation à la place de ceux de protection, sacré plaisantin).

La bande-son est parfaitement choisie et les paroles des chansons (espagnoles évidemment) utilisées ont tout à fait leur place sur les événements qu’elles accompagnent. Les scènes sont très bien réalisées, il y a quelques jumpscares mais le film ne se repose absolument pas là-dessus. Les formes des esprits vus à travers des vitres ou des portes-fenêtres m’ont beaucoup fait penser aux extra-terrestres présents dans Signs, ce qui tend à renforcer la tension et l’appréhension quant à ces êtres inconnus. Le long-métrage peut plus être considéré comme un thriller que comme un film d’horreur, ce qui en fait pour moi une très belle surprise de ce début d’année.

Le Manoir de Paris en mode Noël

 Je vous avais dit que je continuerai mes sorties sur le mois de décembre et je n’ai pas manqué à ma parole. Je vous écris de Lille pour vous parler de Paris, et plus précisément du Manoir de Paris, maison hantée reconnue au sein de la capitale.

Située au sein des anciens magasins de vente des faïenceries de Choisy-le-Roi, mitoyenne de l’ancienne prison Saint-Lazare (peu de gens connaissent mais ça fait classe), cette maison particulière est ouverte depuis 2011, et présente différentes scènes liées à la thématique des légendes urbaines parisiennes : égouts, catacombes, fantôme de l’Opéra … Avec des événements spéciaux, comme c’est aujourd’hui le cas pour les fêtes de fin d’année, pour le spectacle d’hiver, avec des contes de Noël … plus pour les adultes que pour les enfants.

 Le Manoir de Paris c’est 1500m², avec une visite d’à peu près une heure (la température intérieure est la même qu’à l’extérieur, ce qui est bon à savoir en hiver), le tout sur plusieurs étages, avec une vingtaine de pièces différentes. Fortement déconseillé aux moins de 10/12 ans (selon le degré d’angoisse du parcours), le Manoir est rempli d’acteurs qui vont venir apporter leurs histoires … et leur lot de frayeur. Comme mentionné dans la FAQ du site, ces derniers ont également le droit de vous toucher (voire même de vous secouer), attention à ceux qui se croiraient tranquilles donc.

Pour le show en lui-même, je ne vais rien dire de plus car il est important de garder une certaine surprise lors de la visite, que cela soit pour la thématique spéciale Noël comme pour les visites « en temps normal ». Je peux toutefois vous affirmer que vous aurez droit à votre content de violence visuelle et sonore. Je n’ai pas eu peur à proprement parler mais je suis restée sur mes gardes pendant la totalité de l’attraction, et je comprends que celle-ci puisse véritablement effrayer. Le Manoir de Paris est une très bonne idée de sortie entre amis, je vous déconseille en tous les cas d’y aller seul.

Je note maintenant qu’il me faut tester Skeleton Key, l’escape game créé par le Manoir …

The Strain, c’est fini !

J’en parlais en 2014, lors de la diffusion des premiers épisodes. Quatre saisons plus tard, The Strain, tout comme Orphan Black, finit cette année en beauté, puisqu’on parle pas d’une série annulée, mais bien d’une fin prévue, réalisée et diffusée.

Même si elle a pu souffrir de passages à vide, je suis globalement contente de la série, contrairement à l’article de Premiere à qui je pique les superbes images. J’ai trouvé qu’elle ne misait pas tout sur l’action, sans pour autant se borner à rentrer dans le psychologique des personnages plus que de raison, comme peut souvent le faire The Walking Dead, pour ne citer qu’elle.

A des degrés différents, toutes les saisons m’ont plu. Les personnages principaux ne sont pas immortels (contrairement à certains de leurs ennemis) et il est difficile de prédire les événements qui vont venir. Je ne l’ai jamais fait mais j’ai souvent été tentée de lire les romans de Guillermo Del Toro, qui a littéralement créé un univers entier à travers les livres et la série. Je me suis pour autant avec facilité attachée aux personnages, d’autant plus que j’appréciais tout particulièrement certains des acteurs, comme Corey Stoll, David Bradley et Richard Sammel.

Je trouve que la série s’est finie vite et bien, car quatre saisons est pour moi une durée parfaite pour clôturer une série. Il y a parfois eu des longueurs mais dans la globalité, elle a su s’arrêter à temps pour ne pas faire traîner une franchise plus que de raison.

Annabelle 2 : La Création du Mal

Trois ans après le premier film et ses séances tumultueuses (notamment celle où j’étais allée), la poupée Annabelle est de retour sur grand écran, avec David F. Sandberg à la réalisation (après le succès de son précédent court-métrage et film Dans le Noir). Cette fois-ci j’ai eu l’avantage de tomber sur une salle calme (pour une séance à 10h du matin un weekend heureusement), qui m’a permis de profiter du film comme il se doit.

Je tiens à remercier au passage UGC qui a pris le risque de diffuser le film dans trois de leurs salles parisiennes, malgré les réticences et les incidents passés. Après échange avec eux, la diffusion d’Annabelle 2 dans plus de salles (les films d’horreur restaient à 80% diffusés à Châtelet, comme c’était le cas de Grave et I Wish) est un test pour voir s’ils peuvent se permettre de stopper le boycott des films d’épouvante dans la plupart de leurs salles.

Nous sommes en plein dans le Conjuring Universe, commencé avec Les Dossiers Warren et Le Cas Enfield. Annabelle premier du nom (ni le second) ne reprenant pas le couple Warren directement mais liant tout de même les histoires et les démons (Valak si tu m’écoutes), de par les références faites au sein des films Conjuring. The Nun est ainsi prévu pour l’an prochain (se focalisant justement sur Valak), en guise de spin-off à Conjuring 2, et nous aurons également un préquel, The Crooked Man, prévu pour 2019.

Revenons sur Annabelle 2, qui nous explique donc la création du démon et qui est un préquel tout à fait réussi du premier long-métrage. Il recoupe d’ailleurs de façon très nette avec les événements du précédent. Le film se déroule 12 ans avant le premier, dans une maison servant d’orphelinat pour six nouvelles venues. Le couple habitant la maison a perdu sa fille unique il y a de longues années, et ils souhaitent redonner un peu de vie à la maison, tout en rendant service. Bien évidemment, rien ne va se passer comme prévu, et d’étranges événements surnaturels vont faire leur apparition, mettant en péril chacun des habitants. Et pas qu’un peu.

On sent un univers plus abouti et une meilleure maîtrise des éléments du film d’horreur. Jouant sur les peurs enfantines et le fait de braver les interdits, les scènes d’épouvante parviennent à toujours utiliser au maximum les éléments du décor mis en place (je pense au monte escalier mais également au passe-plat). Il y a quelques petites incohérences, mais excusables car liées au scénario du film en lui-même, pour renforcer la situation d’horreur et éviter que le film ne dure que dix minutes. Par exemple, on voit bien que le démon prend possession de l’âme de quelqu’un, ce qui était son but ; mais une fois l’âme récupérée il continue tout de même son bazar alors qu’il devrait se calmer et tout arrêter.

Les scènes d’angoisse sont parsemées dans le film mais quand elles sont présentes, elles durent un sacré bout de temps. Les jeux de lumières / sons sont réglés au millimètre / à la seconde, et permettent une bonne immersion dans l’action. A chaud, j’ai trouvé le film en-deçà du premier, mais après réflexion je l’ai trouvé plus mûr que le précédent, même si Conjuring 1 reste mon préféré toute catégorie de la franchise.