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Les Hormones en Costard

Nous accueillons Mélou, qui me (nous) fait l’honneur de participer à ce blog par un article de sa besace !

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Article égocentrique, quoi, je suis invitée, je peux tout me permettre :

 Les hormones en costard,

 Certaines personnes savent cuisiner les mangues, moi je suis la pro des salades composées. Attention, pas la petite salade avec 99% de feuilles vertes, non moi je fais une salade avec tous les ingrédients minutieusement découpés en dés de 2cm/2cm. Des petits dés telle une manique découpe un cheveu en 4 pour savoir s’il est 21h03 ou 21h04 pour régler son réveil. Mes salades, je n’avais rien d’autre à offrir le midi si une personne débarquait à l’improviste, mais on y trouvait un peu tout de moi dans cette salade : des couleurs, des opposés, des textures et le tout agrémenté d’une sauce hors pair. Oui en fait, je ne sais peut-être pas bien garnir un poulet avec des champignons, mais je fais des salades et quand la folie me prend, je fais un œuf sur le plat (malheureusement, il reste parfois bien collé à la poêle). Non, ce n’est pas un billet marmiton que je suis en train d’écrire, passons-en aux faits et « live for today » :


Certaines personnes gagnent des batailles dans l’herbe suite à une ballade en vélo, d’autres en gagnent dans la neige quand l’adversaire a le pied coincé sous une motte de neige.

Certaines personnes vous sourient au coin d’un couloir d’hôtel, d’autres vous réveillent avec une chanson bien trop courte dans laquelle on peut entendre « take my hand ».

Certaines personnes aiment écrire, oui Les Mots tel Sartre les avaient décrits, des mots à double sens tandis que d’autres s’éveillent simultanément en pleine nuit sans raison.

Certaines personnes rentrent en trombe à leur appartement et esquissent un large sourire en voyant le canapé déjà occupé, il n’y a plus qu’à laisser le trousseau de clé sur un bout de table et répondre aux « Viens ».

Certaines personnes resteraient des heures devant un feu de cheminée à s’en piquer les yeux tandis que d’autres se retrouveraient saouls, en chantant « Breathe Me ».

Certaines personnes, un peu imbibées de la veille appelleront pour prendre la route 3h après « A demain chérie », pour être accueillie dans un appartement bientôt vide.

Certaines personnes vous diront « plus jamais » mais reprendraient bien un peu de ces makis menthe/fromage/saumon devant un épisode d’une série désormais obsolète.


Quoi, les petits bonheurs ne résident-ils pas dans les fumées des barbecues d’été ? Ne résident-ils pas dans de longues balades nocturnes sans point de chute, tant qu’on marche, tout va bien, qui plus est sur un pont des arts ? Ne résident-ils pas dans une livraison de pommes inattendues ? Ne résident-ils pas dans le bruit d’une clé doucement introduite dans la serrure au petit matin ? Ne résident-ils pas sur une promenade en barque sous une légère pluie brumeuse à l’image de petites bulles de champagne ? Ne résident-ils pas dans des pique-niques improvisés au pied d’un château, d’une grotte miteuse ou d’une abbaye ? Ne résident-ils pas dans un réveil rouleau de printemps au fin fond de la Bourgogne ? Ne résident-ils pas dans une baignade sous un pont du diable désertique ? Ne résident-ils pas dans deux verres pression en terrasse ? Ne résident-ils pas dans le contact des mains sur « Heaven » donné en live devant vos yeux ? Bah quoi, y’a rien de plus beau et sensuel que nous deux non, à en voir ce reflet dans le miroir « Let me show you the world in my eyes ».


Mais un jour, la salade composée finie par se remplir à 99% de feuilles vertes, n’ayant plus personne à inviter, plus aucune raison de découper des petits dés. J’ai voulu prendre ce bout de chemin proposé « I follow you » mais tout était faux depuis le début. Je pensais être protégée des Orques mais on ne m’avait pas dit qu’ils rongeraient de l’intérieur. Que j’aille à droite ou à gauche, au bout c’était le fossé, assurément. Crédule ! J’étais bien trop concentrée à couper mes tomates en petits dés. Pourtant, ce n’est pas faute de m’être blessée à plusieurs reprises avec ce couteau qui ne cessait de disparaître. Comprenez alors, qu’il était naturel que, lorsque je le retrouvais, je m’occupais de couper mes tomates en petits dés « You take my self-control ». Mais le menu devenait répétitif, le couteau remuait la plaie et la photo d’un trèfle à 4 feuilles était supprimée.

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On finit donc par se fixer un autre problème (« Somebody’s watching me ? ») : un problème existentiel, obsessionnel, un problème qu’on peut régler, un but, un objectif dont nous seul avons le pouvoir pour renverser la tendance : régime powaaaaaaaaaa ! (bah oui, les filles, c’est comme ça).

On se met à grossir sans raison, alors on mange de moins en moins, et de plus en plus vert et de plus en plus cru, on fait du sport, encore et encore, midi et soir, semaine et week-end mais rien à faire. On se défoule (ouais baby, « Rock you like a hurricane »).

Certes, on recommence à remplir son armoire de breloques, on voyage, les gens applaudissent, ils sont contents, ils font même des articles, mais vous, ce que vous voulez, c’est passer du temps à couper vos ingrédients en petits dés, en tout petits dés pour atteindre la perfection des salades composées, celle qui reste indélébile dans les esprits, celle qui n’a de l’avenir que dans l’assiette de l’autre lorsque ses yeux pétillent.

Ça c’est un problème, un vrai, n’est-ce pas ? On va de l’avant, on y croit à fond, on se dit qu’on a eu une bonne journée parce qu’on a passé trois coups de fil, journée rentable, on a pris la meilleure décision de sa vie de femme youhou cotillon fanfreluches et string en l’air « Bonjour, je veux un stérilet, la pilule me fait grossir » « Bonjour je voudrais un rendez-vous avec la nutritionniste car je grossis sans raison » « Bonjour, je voudrais un rendez-vous avec Jojo car je grossis, est ce psychologique ? »

Mais suis-je bête, tout ceci c’est la faute des hormones !!! Le problème est-il cependant réglé quand on en connaît la cause ? Et bien non, doigt dans l’œil une fois de plus, un problème que je pensais pouvoir résoudre avec toute ma force intérieure, finalement, c’est une fois de plus un problème qui me passe devant mais qui laisse apparent son passage « with every heartbeat ».

WTF, il n’y a pas de consultations pour programmer des amnésies ?

Alors j’ai beau me refaire le film ; que je me rassure, c’est de la faute des hormones si j’me suis plantée de destin « Fade Out » ! Je deviendrai un gladiateur en costard « but not tonight » car ce soir, c’est moi qu’on a découpé en tout petits dés.

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Source GIF : http://blueisthewarmestcolormovie.wordpress.com/the-blue-analysis/scene-analysis/

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