froid

Une Foodie en Islande

Fan de poisson, un peu moins du froid, mais il on ne peut pas tout avoir, c’est avec joie que j’ai découvert l’Islande, ses musées, ses excursions, ses sources d’eau chaude, ses aurores boréales … et ses restaurants.

Restaurant Scandinavian

Restaurant Scandinavian

Bien que l’Islande soit connue pour ses brochettes de baleine ou encore son requin faisandé, je n’ai pu goûter ni l’un ni l’autre de ces plats. Pour cause, la plupart des restaurants de Reykjavík sont affublés d’un logo indiquant « nous ne servons pas de baleine ici ». Je me suis donc rabattue sur du poisson à plusieurs reprises, et j’ai craqué pour un hamburger (histoire de me mettre en bouche pour New York quelques jours plus tard). Je ne mentionnerai pas vraiment le poisson séché que j’ai également acheté (Harðfiskur), qui se mange comme des chips.

IMG_2409 Je préfère vous le dire d’emblée, la vie est chère en Islande. Quand on est un touriste européen en tout cas. Pour les plats que vous voyez plus haut, dégustés au restaurant Scandinavian, il faut compter une trentaine d’euros pour une assiette et une bière. Il m’a été difficile de trouver un établissement qui semblait bien, car il y a pléthore de brasseries qui ne semblent pas faire dans la gastronomie. Heureusement, le Scandinavian faisait partie de la bonne tranche des restaurants. Bien cuit, bien copieux, le saumon servi était de très goût, en plus de bénéficier d’un accompagnement adéquat.

Sur mon espèce de road trip, j’ai pu également goûter une spécialité, celle de la soupe de tomate fraîche faite sur place, dans des serres chauffées grâce à la bio-thermie dont dispose le pays. Servi avec le morceau de pain le plus gros que je n’aie jamais vu de ma vie, la soupe (au prix modique de quasiment dix euros, je vous avais prévenus) était un pur délice. Une vraie soupe, comme à la maison avec les tomates du jardin. Et puis avec une température de -15 dehors, une soupe bien chaude ne peut jamais faire de mal !

Autre étape gustative, le Public House Gastropub, situé en plein cœur de la capitale, comme le premier. Aussi cher que les autres établissements, les portions étaient en revanche bien plus petites, voire minimalistes. Je me suis donc décidée pour un petit hamburger respectable, avant d’aller prendre un dessert dans l’un des rares salons de thé de la ville, où tous les desserts font saliver.

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L’Islande a bien des particularités, mais n’ayant pas pu goûter les plats les plus typiques, la gastronomie n’est pas ce que j’en retiendrais. A noter que vous trouverez également une belle collection de bières nationales !

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Bad Romance

Regardant la mer, il pense à elle. Assis sur cette plage recouverte de neige, frissonnant en sentant la fine brise d’iode passer sur sa peau, il ne pense qu’à elle. Comme il le fait depuis plus d’un mois déjà. Quand il va au cinéma se changer les idées, il aimerait y être avec elle, quand il part en voyage loin de chez lui, il aimerait pouvoir l’emmener avec lui, quand il passe ses journées chez lui, tout seul, il ne peut que penser à elle, et à chaque fois qu’il la voit dans les locaux de la fac où tout deux font leurs études, il sent ses forces l’abandonner et serre les dents pour n’en rien laisser paraître.

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Alors il attend. Il attend désespérément un coup de fil, un mail ou tout autre message d’elle. Il l’imagine venir à lui et lui déclarer qu’elle désire lui donner une seconde chance. Il se la représente dire qu’il avait raison depuis le début et qu’un bonheur est à portée de leur main. Il souhaite simplement de plus être coupable de ne pas avoir réussi à cacher les sentiments aimants qui ont surgi quand ils ont commencé à flirter ensemble. Pire que tout, il se reconnait en elle. Lui aussi a longtemps préféré la frivolité aux relations sérieuses, car d’une, il n’y croyait pas, et de deux, il chérissait sa liberté. Son adolescence passée, il a compris qu’être entouré par quelqu’un que l’on désire n’a pas de prix, peu importe le nombre de chiffres sur le compte de sa Mastercard. Alors il attend cet appel, ce coup de fil du bonheur, gardant au fond de lui l’espoir vulnérable d’entendre le téléphone sonner, pour lui annoncer la nouvelle qu’il souhaite depuis tant de jours maintenant. Perdant du poids au fil des semaines et se sentant se rider, se rapetisser au fin fond de son être, il n’a d’autre choix que d’attendre, ayant enchainé échecs sur échecs quand c’était lui qui envoyait les messages que son esprit lui dictait d’écrire.

Il ne comprend plus l’intérêt de la vérité dans la vie. Comme le dit l’adage : « Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire », mais il espérait follement que les siennes n’en faisaient pas partie. A chaque fois que la vérité le démangeait, il la sortait, la laissait éclater dans toute sa splendeur, souvent à raison mais parfois à tort. Pour ce qui est des mauvaises vérités, celles qui ne sont pas bonnes à entendre, il les a dites, et un peu regrettées. Pour ce qui est des bonnes, il a bien du mal à en digérer les conséquences.

Quand on dit leurs quatre vérités à des personnes que l’on déteste et que celles-ci vous délaissent par la suite, pas de problème. Mais quand on dit de formidables vérités, de celles qui laissent exprimer les sentiments les plus délicats et les plus louables qui soient, et que les destinataires vous délaissent aussi, on se rend compte que rien ne pourrait faire plus de mal que cela. A quoi sert cette prétendue vérité que tout le monde élève en tant que sagesse du monde ? Pourquoi vouloir porter haut cet étendard qui bouleverse si aisément les vies, sans que ces dernières soient nécessairement construites sur des bases de mensonges ? Mentir, encore et toujours, semble être la seule voie de guérison, la seule direction dans laquelle partir si l’on tient à garder intactes ses connaissances, ses envies … et sa vie. Mais mentir aux autres sur ses sentiments n’équivaut plus qu’à se mentir à soi-même où tout, sauf la vie, restera intact.