Frances Farmer

Je ne suis pas Frances Farmer

J’aime à quel point Internet peut manier à la perfection l’impression que peuvent avoir les autres sur moi. En fait non, je n’aime pas ça mais je le subis et le cultive même parfois. Les personnes que je côtois uniquement à travers le net me voient (car le verbe stigmatiser paraitrait à juste titre un peu trop fort) comme une fille sombre et la plupart du temps déprimée, ou en tout cas sans grande joie de vivre. A l’inverse, celles que je fréquente dans ma vie de tous les jours ne reconnaissent absolument pas dans mes écrits la jeune fille saine d’esprit, vivace, de bonne humeur et qui a toujours le mot pour rire qu’elles côtoient chaque jour que Dieu fait (non, je ne suis pas croyante mais cela permet de varier mon vocabulaire au lieu de répéter une seconde fois « tous les jours »). Je n’ai pas de troubles de la personnalité et je ne suis pas l’une ou l’autre, je suis les deux, avec mes côtés forts et mes côtés faibles, qui ressurgissent ça et là quand je fais des rétrospectives sur ma vie passée.

bad-taste-1987-02-g

Pour résoudre cet aspect assez discordant j’ai commencé à écrire un livre. Oui, un vrai de vrai. J’aime tellement écrire qu’il fallait que je succombe un jour. Je ne compte pas encore le faire lire à quiconque mais ça me relaxe, ça relâche mes mauvais démons sans les mettre aux yeux de tous, ça me défoule quoi. Ce n’est pas un journal intime, c’est un roman, déjà 20 pages Word et je ne sais pas vraiment où je vais, mais une chose est sûre, j’y vais.

Publicités