flirt

Pour un flirt (sous méphédrone) …

… avec toi. Je ferais n’importe quoi.

Quand rien ne va et qu’il n’est d’aucune utilité de rester chez soi pour ressasser les mêmes pensées négatives jour après jour, il est plus censé de sortir. Aller prendre un café, écouter les discussions autour de soi, s’inspirer des joies qui nous entourent, car même si elles ne nous touchent pas directement, toute joie est bonne à prendre.

Bien des scientifiques se mettent à dire que le sentiment amoureux ne se distingue pas tant que cela de la prise d’une drogue, parfois semblable à l’effet provoqué par de la cocaïne. Ou de la méphédrone. Je dois dire qu’ils ont raison. Loin de la personne aimée, un certain état de manque se fait ressentir. Un manque qui prend aux tripes, qui secoue et qui ne nous guide que vers un seul but : celui de revoir ladite personne, comme si elle était une dose dont on ne pouvait se passer. Etre loin de cette personne n’équivaut pas forcément à parler de distance ; on peut être très près de cette dernière tout en la sachant hors de portée, à des années-lumière de soi. Alors on envoie des mails, des textos, on passe des coups de fil dans une seule attente, pouvoir sentir la présence de l’être aimé auprès de soi et tenter de s’en rapprocher par n’importe quel moyen. Ou plutôt tenter de la faire se rapprocher de nous, puisque c’est cela qui est en général le plus ardu. Crying, Waiting, Hoping, comme nous dit le titre d’une chanson des Beatles.

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Je parlais plus haut de méphédrone, car c’est le vrai sujet de mon billet. La méphédrone (pour ne pas dire 4-méthylméthcathinone, et surnommée « miaou-miaou ») est la nouvelle égérie de la jeunesse désabusée, concrètement, le nouvel opium du peuple riche des banlieues parisiennes. Apparue il y a une dizaine d’années et connaissant son essor depuis quelques unes seulement, elle s’est très rapidement développée dans les milieux chics pour devenir « in » et bougrement répandue. Son expansion n’a pas été due au hasard mais plutôt à l’absence de législation concernant cette drogue (mais aussi, officieusement, comme substitut à l’ecstasy qui, selon les consommateurs habitués, devenait de moins en mois efficace et de plus en plus falsifiée). En effet, elle n’a été considérée par la loi française comme stupéfiant qu’au cours de l’année 2010. Jusqu’alors, elle restait aussi légale que la vente et la consommation de Poppers, pour quiconque sachant où s’en procurer. Il était à l’époque plus facile d’en trouver que de télécharger Avatar en 3D via peer to peer ; elle était le plus souvent vendue sur le net en tant « qu’engrais pour plantes » ou « sels de bain », pour faciliter sa procuration. Suivant le pas de la législation suédoise et anglo-saxonne, la France a donc décidé à raison d’interdire la méphédrone en la classant comme stupéfiant, qui était auparavant répertoriée comme la quatrième drogue la plus utilisée en Grande-Bretagne. A raison, car ses effets correspondaient effectivement aux autres drogues étiquetées dans cette catégorie : accélération du rythme cardiaque, sueurs importantes ou encore grande euphorie (effets comparables à la prise de MDMA, entre autres).

OLYMPUS DIGITAL CAMERAS’inspirant souvent de ses partenaires européens pour prendre des décisions, souvent avec de longs mois de retard (voire pour certaines interdictions, des années), la loi française reste en marge en ce qui concerne les décisions rapides et efficaces. Pour parler franchement, elle a bien du mal à se maintenir à niveau dans ce domaine, préférant s’aligner sur ses voisins. On a beau penser que les libertés se trouvent de plus en plus diminuées, il n’en reste pas moins un paquet qui virevolte jusqu’à ce que de nouvelles lois interdisent celles encore présentes, qui sont pourtant déjà prohibées dans d’autres pays de l’Union Européenne. A titre d’exemple, l’absinthe est encore autorisée (diluée et surveillée certes), alors qu’elle ne l’est plus en Irlande, profitez-en pendant qu’il en est encore temps, car c’est un délice.

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