EuropaCorp

Lucy [in the Sky with Diamonds]

Après une campagne médiatique en fanfare, un démarrage en trombe et enfin des critiques désastreuses, Lucy reste tout de même un carton au box office. Je compte en parler brièvement car je me doute qu’on trouve pléthore d’articles sur le sujet dans toute la blogosphère.

Lucy

Prévu depuis plusieurs années, attendu depuis plusieurs mois, Lucy est enfin sorti ! Je ne vais pas revenir sur le synopsis que tout le monde doit connaître maintenant : une femme parvient à ses dépens à accéder jusqu’à 100 % des capacités de son cerveau, avec toutes les questions d’ordre métaphysique et universel que cela comporte.

ATTENTION, CE FILM EST UN DIVERTISSEMENT. On peut le traiter de film débile, de film incohérent où tout part à vau-l’eau, mais on oublie en disant cela que le but premier de ce film est le divertissement. EuropaCorp a toujours produit des films à gros budget, pour le plaisir des yeux plutôt que pour celui de l’intense réflexion, mais ce n’est pas grave (l’action d’Europa a d’ailleurs encore grimpé de 3% ces derniers jours à la bourse de Paris). Et même si Lucy n’est pas à grande portée scientifique (ou en tout cas des pensées très hypothétiques), il permet toutefois de se laisser aller à réfléchir à l’espèce humaine et aux théories qui jonchent les bibliothèques des universités. Pour ma part, je ne crois pas que l’on puisse atteindre un dixième des capacités répertoriées dans le film, mais c’est bon de rêver de temps en temps.

J’ai lu un article critiquant Luc Besson, l’accusant d’avoir mis au second plan l’aspect sexy de Scarlett Johansson. Et alors ? Tout le monde ne va pas voir Transformers pour baver devant Megan Fox. Je m’en fous que Lucy ne soit pas en train de se déhancher à chaque scène, et ça ne m’aurait de toute façon pas plu. D’autant plus qu’elle l’explique elle-même, perdant son humanité au fur et à mesure que son cerveau prend le pouvoir sur son métabolisme.

Les effets spéciaux, réalisés en grande partie par Industrial Light & Magic (ILM, ayant déjà essuyé les plâtres sur Star WarsJurassic Park, Harry Potter et à peu près 200 autres films), sont magnifiques. Ils permettent une immersion sans faille dans les plans que l’on nous montre. La bande-son composée par Éric Serra (souvenez-vous du Grand Bleu, de Nikita ou du Cinquième Élément) reste sur un ton futuriste, bien adapté au fond.

Pour le reste, il me sera difficile de vous parler des passages m’ayant marquée, puisqu’il convient de garder la surprise si vous décidez de voir le film. Je peux néanmoins ajouter qu’il n’y a que peu de temps morts, sachant que l’action commence déjà dès la quatrième minute du film.

Donc oui c’est du grand spectacle, parfois grotesque, parfois too much, mais cela fait du bien parfois de se reposer et d’en prendre plein les yeux.

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