été

Rats des villes, rats des champs

Bimbo__by_Celi_Art

La campagne, l’automne, c’est se réfugier au coin de la cheminée dès que la nuit tombe. Regarder les flammes danser derrière la vitre légèrement teintée de suie, un livre à la main et les doigts de pied s’enfouissant délicatement dans les poils épais du tapis s’imbibant de la chaleur ambiante.

Cette description répondant aux clichés les plus répandus concernant les maisons de campagne n’est pas fausse mais pas tout à fait exacte non plus car incomplète au possible. Outre la poussée de champignons tant attendue à cette saison, la saison de la chasse battant son plein et les piqures de châtaignes qui meurtrissent sournoisement le bout des doigts, tout n’est pas aussi rêveur qu’il n’y parait. Outre les blessures déchirant les mains, le froid présent n’est pas là pour arranger tout cela, bien au contraire. Après avoir attendu plusieurs heures que la cheminée daigne réchauffer la maison, on peut enfin quitter son polaire et ses gants. L’eau n’est pas plus chaude quand on pénètre à l’intérieur de la maison, après n’y avoir pas mis les pieds pendant quelques semaines. Pas de connexion internet évidemment, auquel s’ajoute même une rupture des câbles téléphoniques une fois l’an, du à une énième chute d’arbre sur lesdits câbles. En outre, pas d’activités ou sorties nocturnes à prévoir avec le voisinage, dont la moyenne d’âge tourne en général autour des 70 ans.

Je ne fais pas non plus l’apologie de la ville, qui a elle aussi bien des inconvénients. Le tout est de faire chaque chose en son temps et choisir la saison qui sera la plus propice au lieu choisi, pour profiter des petits bonheurs présents dans chacun de ces endroits, tout simplement. Eurk, qu’est-ce que c’est niais.

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Un Mr Freeze à la framboise, oui, celui bleu-fluo.

En quittant les cours cet après-midi, j’ai eu l’idée, et surtout l’envie, de m’arrêter à une boulangerie sur mon passage dans l’unique but de m’acheter une glace. Le mois de mai étant déjà bien entamé et, à fortiori le soleil aidant, ne pouvait que me convaincre de m’acheter cela sans néanmoins trop culpabiliser. Dans ces moments là, on réalise évidemment la différence du regard extérieur entre une petite fille de 10 ans, en jupe et haut mignon qui mange une glace, et celle qui le fait dans les mêmes conditions 10 ans après.