Etats-Unis

Une Foodie en Floride [Miami et Orlando]

Cela fait déjà plusieurs semaines que je suis revenue et j’ai mis du temps à accoucher de cet article. Les raisons sont simples : orgie de burgers, je n’en peux plus. Autant dans les autres Etats où je suis allée (Nevada, Californie, Arizona, New York), j’ai toujours trouvé de quoi m’alimenter sans faire la tête, autant en Floride, j’ai du me faire violence pour trouver quelque chose qui me tentait, même lorsque je crevais de faim.

Tout commençait pourtant bien puisque c’est un Etat en bord de mer, ce qui veut donc dire crustacés et poissons à gogo. Chez nous peut-être, aux Etats-Unis un peu moins. Sur les trois jours que j’ai passés à Miami, j’ai réussi à manger une fois et demi de la nourriture issue de la pêche. La première au centre commercial Aventura Mall, chez Luke’s Lobster, où, comme son nom l’indique, j’ai pu déguster un homard. Ayant oublié l’espace d’un instant que j’étais en Floride, j’ai été étonnée de découvrir un sandwich de homard, un SANDWICH !

Mis à part la présentation, je dois avouer qu’il était bien présenté et servi avec des morceaux de pain brioché chaud. Cela ne m’a quand même pas bien calée très longtemps et j’ai fini au Shake Shack cinq minutes après. La seconde fois où j’ai mangé un simili poisson à Miami ne compte que pour moitié quand vous verrez la tête de mon plat. Je n’avais pas gardé un mauvais souvenir d’un déjeuner à San Francisco chez Bubba Gump et j’y suis retournée en vitesse avant de prendre un bateau pour une belle virée en mer. Sur la carte, beaucoup de fritures, beaucoup de plats en sauce, et au milieu, des crevettes en gratin. Banco !

 Le plat arrive à ma table et je vous donne une minute pour trouver les crevettes, c’est parti !
Hé oui, c’était un gratin de crevettes featuring des coquillettes et plus de fromage que je ne pourrais en manger en un mois. J’enterre définitivement l’enseigne où mon estomac a été meurtri par ce plat lourd, sans saveur et avec des crevettes caoutchouteuses.

Voilà pour mes aventures de mer à Miami. Evidemment, à côté de cela, j’ai mangé des burgers normaux, des burgers du chef, des burgers supplément bacon, oeuf, cheddar et tout ce qu’on peut mettre dessus ou dedans. Mon restaurant préféré a été le Norman’s Tavern sur Miami Beach (Collins Avenue plus précisément, si tant est que ce soit précis plus la longueur de l’avenue). Le bar fait de très bons happy hours où vous pourrait profiter des vins américains (habituellement très chers aux Etats-Unis) et d’un service agréable et rapide. Pour des burgers aux environs de 10 dollars, frites comprises évidemment, ce restaurant est le juste milieu entre le Miami tout doux du nord de l’île et tout fou du sud.

Avant de partir vers d’autres horizons, mentionnons également les brunches du matin (ou autres trucs que j’ai pu trouver car la proximité de mon hôtel (vu qu’il a plu des cordes pendant plusieurs jours c’était voiture ou bloc d’à côté) ne regorgeait pas de restaurants fastes ou qui ouvraient tôt). J’ai trouvé mon bonheur au Social Club, à deux pas de la plage.

Dans un environnement chic mais pas trop, j’ai pu remplir mon estomac comme il se doit, grâce à une carte variée et des prix modérés. Ouvert à partir de 7 heures du matin (à cause du décalage horaire il me fallait bien ça), l’endroit est une petite aubaine pour ceux qui souhaitent aller sur la plage de Miami avant les touristes et l’heure où il faut commencer à mettre des sous dans l’horodateur (9 heures).

Vint ensuite le départ pour Orlando, à bord de ma voiture rutilante, toujours sous des trombes d’eau, avec une grande escale dans les Everglades pour filer les alligators, et une pause curiosité-semi gustative dans un Taco Bell à Naples, histoire de me sustenter à petit prix pour tester l’enseigne. Cela reste tout de même un fast food mais plus sain que ce qu’on peut trouver dans les autres marques. Attention également aux cafés servis aux Etats-Unis, ils sont toujours extrêmement chauds. Le mien a mis une heure de route pour revenir à une température buvable, ne tombez donc pas dans le piège de vous jetez dessus sans avoir d’abord testé la température !

Arrivée à Orlando, j’ai trouvé un restaurant non loin de mon hôtel qui deviendra mon point d’ancrage pour les trois soirs que je passerai dans la ville, le Applebee’s. J’ai pu y déguster des bières et des burgers, mais pas que, car je commençais sérieusement à en faire une overdose. La carte est très variée et propose aussi bien des salades que des pâtes ou des grills. Pour des repas qui ne dépassaient pas 20 dollars, boisson comprise, avec un service agréable, j’étais contente de m’y réfugier après des kilomètres (genre une douzaine par jour) de marche. Car si j’étais à Orlando, c’était pour les parcs à thème principalement. La ville n’a pas d’attrait historique ou grands quartiers culturels mais tourne avant tout autour du cinéma et des parcs d’attraction.

Départ en fanfare pour mon premier jour (sur les deux) dédié aux parcs à thème, direction Universal Studios Florida. Je ne vais pas rentrer ici dans le détail des attractions ni vous dire à quel point elles étaient dingues (il faut vraiment dire qu’elles l’étaient), mais vais plutôt me consacrer, en lien avec l’intitulé de cet article, aux spécialités culinaires du parc, car il y en a. Organisé selon différents quartiers (un dédié à San Francisco par exemple, où l’on retrouve encore Bubba Gump), j’ai commencé par étancher ma soif avec … une bièraubeurre. Je suis vraiment désolée pour tous les fans d’Harry Potter, mais c’était le truc le plus infecte que j’ai jamais bu de ma vie. Et le problème c’est que tout le monde autour de moi avait l’air d’adorer. Mais une bière au beurre ça peut passer, limite tiède bon ok, mais avec du beurre de cacahuète ça n’allait vraiment pas du tout. Même si on m’avait dit que ce n’était pas bon je serais allée le goûter par moi-même, ça reste une bièraubeurre quand même, mais je ne vous conseille pas cette boisson. Rabattez-vous plutôt sur l’excellent glacier au pied de Gringotts ou encore sur les pâtisseries présentes dans le chemin de traverse ou à Pré-au-Lard.

Mon repas du midi a définitivement fâché mon corps avec toute la friture servie dans ce pays. Même quand on prend du simple poulet, il faut qu’il soit caché sous de la chapelure, rendant tout goût de viande indétectable. Malheureusement, vous trouverez une grande variété de ce type de restauration chez Universal, à moi de choisir les endroits les plus huppés, mais qui restent tout de même à but lucratif et non gustatif.

Le lendemain, direction Walt Disney World et le parc de Magic Kingdom (faut pas rêver, je ne vais pas passer l’intégralité de mes vacances dans des parcs à thème donc une seule journée à Disney me suffit). Evidemment, comme une quiche, j’ai choisi le parc … que nous avons à Marne La Vallée. Fort heureusement, il y avait quelques différentes, notamment dans le design des attractions (je préfère de loin notre Space Mountain) et à l’intérieur (les éléments de décor de la Maison Hantée n’étant pas tout à fait les mêmes). A cela s’ajoutent tout de même des attractions que nous n’avons pas en France. Assez dépitée de mes aventures culinaires chez Universal, je n’en attendais pas grand chose de Disney, d’autant plus qu’allant aux parcs de Paris plusieurs fois par an, je suis quand même assez au fait de ce qu’on propose dans ce type d’environnement.

 J’ai été fortement étonnée en trouvant un bon restaurant de fruits de mer, près du lac central, avec des prix plus que corrects considérant l’endroit, où j’ai pu à nouveau goûter un homard. Servi également en sandwich (et moins cher), mais AVEC DES CHIPS. Dans quel monde vit-on pour proposer des pinces de homard décortiquées et de la chair succulente, avec des chips ? Certes, elles semblaient être « faites maison » mais tout de même, je n’ai jamais mangé de homard de façon si sur le pouce. Comment rendre un plat raffiné en un truc mangé vite fait, comme si, le comble, c’était un aliment courant de la vie de tous les jours. Bon après, à côté de ça, on a des gens qui mangent des cuisses de dinde dans la rue, normal.

J’ai adoré mon séjour aux Etats-Unis et j’ai trouvé que je m’en suis particulièrement bien sortie concernant l’organisation succincte (j’ai décidé de partir deux mois avant) et la météo désastreuse. Pour autant, j’en retiens une véritable déception sur le plan gastronomique, où j’en attendais plus d’un Etat bien situé pour se nourrir des produits de la mer. En espérant vous avoir apporté mon aide et n’hésitez pas à me donner votre avis sur la bièraubeurre, ça m’intéresse …

Publicités

Une Foodie à New York

Je sais, à l’heure à laquelle je publie cet article, cela fait pile deux mois que je suis revenue de mon second séjour aux Etats-Unis. Pour autant, les semaines ont passé vite et je ne parvenais pas à faire un billet consistant qui me satisfaisait. Voilà donc, avec énormément de retard, le récit de mes escapades culinaires à New York (pour le reste du continent, voir ici).

IMG_1228

A peine arrivée – et après avoir visité aussi sec l’Empire State Building – je me suis tout de suite dirigée vers un fast-food typique, une chaîne inconnue chez nous parmi tant d’autres (l’Uncle Sam’s US de la cinquième avenue en l’occurrence), comme on en croise là-bas à tous les coins de rues. J’y ai tout de suite trouvé la saveur unique d’un milkshake bu en plein cœur de l’Amérique (pour une somme modique qui plus est). J’ai enchaîné avec la même frénésie de nourriture trop grasse, trop sucrée et trop salée durant l’ensemble de mon périple.

Le lendemain soir, c’est au Harold que je me suis rendue, sur Broadway, à deux pas du Madison Square Garden. Se revendiquant bistro américain, c’est un véritable restaurant gastronomique qui s’est ouvert à moi (la qualité de l’image laissant à désirer à cause de l’ambiance feutrée du lieu). J’y ai évidemment pris un burger, afin de comparer avec les fast-food présents dans la ville. J’ai choisi le « burger maison », fait de boeuf, bacon fumé, cheddar, oignons et frites faites main. Ce burger étant le plus basique de la carte, pour une valeur de 19 dollars. Outrageusement copieux, le plat était servi avec une bonne dose de légumes (ce que je n’aurais pas cru) : concombre frais et chou rouge croquant. Installée à l’étage, j’ai pu profiter en toute quiétude d’un repas new-yorkais, mais peut-être trop sophistiqué pour les new-yorkais eux-mêmes…

FullSizeRender (1)

Le lendemain (je crois), c’est au Shake Shack que je me suis arrêtée, en plus d’avoir déjà pris un milkshake dans la même chaîne lors de mon séjour à Las Vegas. J’ai été passablement déçue car le credo du trop gras, etc etc, semble vraisemblablement s’appliquer à la lettre ici. Évitez au passage les horaires normaux de déjeuners et dîners si vous souhaitez trouver une place assise avant que votre repas ne soit froid.

J’ai ensuite flâné d’une manière complètement touristique : aller au Starbucks pour voir les différentes pâtisseries proposées, prendre un café au pub McGee’s (le MacLaren’s Pub de la série How I Met Your Mother), ou encore filer droit savourer un cheesecake dans le restaurant qui (d’après la grande majorité des guides et Google) fait les meilleurs de New York : chez Eileen. Au chocolat, aux fruits … vous pourrez acheter un gâteau entier ou individuel pour un prix bien raisonnable.

IMG_2342

Dernière escapade du séjour, le restaurant Spring Street Natural, situé quasiment en face de chez Eileen. Du même acabit que Le Harold, vous y trouverez de la nourriture haut de gamme (burgers, wok, vegan, fruits de mer …), à des prix qui se calent sur la qualité des mets servis (on n’est pas dans un fast-food quoi). Une très bonne façon de finir le voyage sur une bonne note, d’autant plus si vous prenez le temps de goûter quelques vins typiques dans le même temps.

Cet article n’est finalement pas si long que cela car j’ai l’impression d’avoir sauté la moitié des repas, entre le décalage horaire et les activités touristiques normales (comprenez : tout sauf la nourriture). La ville recèle bien plus de restaurants qu’on ne pourrait en dénombrer ailleurs (4000 à NY face à environ 1300 à Paris) et il est donc impossible d’en lister ne serait-ce qu’un infime pourcentage. J’espère toutefois vous avoir convaincus de découvrir tout ce que cette ville peut bien nous cacher.

NB : Ne goûtez pas de bière au gingembre, c’est une véritable infamie.

Une Foodie au Nevada [Las Vegas] et en Arizona [Page]

11951817_10153626791634749_7260024487660513677_n Changement d’Etat pour de nouvelles aventures avant un dernier article dans une toute autre contrée…

Concernant Las Vegas, mes repas ont à plusieurs reprises étaient pris chez Toms Urban et mes cafés au Starbucks, tous les deux situés dans le New York New York hôtel, où j’ai passé le plus clair de mon temps. Les plats proposés chez Toms sont vraiment variés, ce qui explique aussi pourquoi j’y ai déjeuné plusieurs fois. J’ai commencé par un plat typique (je ne commençais bizarrement pas encore à saturer des burgers), accompagné de frites à la patate douce. Le tout une nouvelle fois arrosé de vin blanc du continent.

Toms

On sent tout de suite en arrivant dans le restaurant que l’ambiance y est à la fois chic et décontractée. Ce qui transparaît de la même manière dans la cuisine servie. J’ai compilé sur la photo ci-dessus les différents plats que ma comparse et moi-même avons pu prendre chez Toms. La carte propose des mets éclectiques, allant des burgers aux salades, en passant par des wings de poulet, des plats mexicains ou encore des sandwiches variés. C’est également la même chose pour ce qui est des boissons, où se mêlent Mountain Dew, bières du coin et vins raffinés.

Durant mon trip en Arizona / Utah pour voir le Grand Canyon, Antelope Canyon, Zion Park et Monument Valley, je me suis arrêtée dans un petit restaurant typique. Typique car genre saloon. J’étais en plein territoire des Navajo (peuple amérindien des Etats-Unis) où le mot « western » n’aurait pas trouvé ailleurs une meilleure signification.

FullSizeRender (2)

Au sein de cet antre nommé Ken’s Old West Steakhouse, vous pouvez manger du steak de bison pour une dizaine de dollars seulement et accompagner votre repas d’un show de guitaristes dont la scène se trouve à quelques mètres des tables. La cuisine n’est forcément folichonne mais c’est avant tout l’ambiance que j’ai adorée, qui transporte dans une toute autre civilisation que celle où l’on est habitué en Europe.

California Girlz (mais pas que !)

Le temps est arrivé de vous faire un retour dans les grandes lignes de mon périple aux Etats-Unis, que je voulais faire à froid et à tête reposée.

Cela ne se voyait peut-être pas sur le moment, mais j’ai surkiffé ce séjour. Jamais je n’avais pris l’avion aussi longtemps, jamais je n’avais conduit sur la route 66, jamais je n’avais roulé dans un pick-up, jamais je n’avais joué dans un casino de Las Vegas, jamais je n’aurais pensé voir le Grand Canyon et toutes les merveilles que j’ai vues, jamais je n’avais mangé de poutine, jamais je n’étais allée aux Etats-Unis somme toute.

IMG_0180

Baie de San Francisco

Partie un lundi midi de Paris, je suis arrivée à San Francisco le soir même, heure locale (c’est à dire le lendemain matin à six heures heure française). Les cable cars, les Piers, le Golden Gate Bridge, Alcatraz, les quartiers si distincts les uns des autres, j’en aurais vu le maximum pour le peu de temps passé là-bas : une journée. Concernant les différents quartiers, je suis aussi bien allée au quartier gay qu’au quartier plus hippie, plus chinois ou encore plus central. J’ai adoré la visite d’Alcatraz car elle était pour moi dépaysante après un bref voyage en bateau. La ville quant à elle me rappelait le côté cosmopolite de Paris que je ne parvenais pas à me sortir de la tête. J’avais besoin de me couper réellement du monde, de mon monde, pour apprécier le petit quartier du bord de mer par exemple, ou le trajet en cable car, véritable vision du passé historique de la ville. San Francisco reste pour moi comme Montréal, j’y reviendrai, une ville où l’on peut pleinement s’épanouir où vivre ou passer une année d’études, grâce à l’accueil des habitants et à la multitude de lieux et de particularités à découvrir.

IMG_0246

Les Canaux de Venise de Los Angeles

Une journée donc, car le lendemain matin c’était déjà parti pour aller passer une journée et demi à Los Angeles (prononcez « ellay »). Je préfère être franche, quitte à m’attirer les foudres de certains, mais Hollywood, ce n’est pas ma came. En tout cas le Hollywood que j’ai vu. Je suis fan de cinéma mais le Walk of Fame s’apparentait plus à mes yeux au Walk of Shame. Je n’ai pas réussi à me laisser transporter par l’ambiance agressive des publicitaires, les femmes à moitié nues ou les super-héros posant pour de l’argent, ou encore la fameuse colline estampillée Hollywood qui ne casse pas trois pattes à un canard et où je me demande encore pourquoi tous les touristes posent devant alors qu’on a une bien meilleure vue en se retournant et en admirant la ville dans son ensemble. J’en ai parlé ici, l’un de mes meilleurs souvenirs de L.A. reste la gastronomie que j’ai pu tester, ainsi que les canaux de Venise, donnant un aspect vivifiant à la ville.

C’est maintenant parti pour Las Vegas, LA ville que je souhaitais voir depuis longtemps, à peu de choses près LA ville qui me faisait tant rêver lors de l’organisation de ce voyage. Fort heureusement, je n’ai pas été déçue. Et un départ pour Las Vegas en voiture s’il vous plait, par le biais de la route 66 (je n’ai toujours pas trouvé pourquoi il était écrit « route » sur la route et non road) et d’une escale au Bagdad Café. J’ai beau avoir vu beaucoup de films montrant Las Vegas (Las Vegas Parano, Very Bad Trip, j’en passe et des moins bons), mais jamais je n’aurais pu m’imaginer ce que j’ai réellement eu sous les yeux. Le soir de mon arrivée, j’assiste avec émerveillement au spectacle Zumanity du Cirque du Soleil à l’hôtel New York New York. Fan de théâtre, de spectacle, celui-ci m’a donné des ailes, je me sentais transportée par la force et la souplesse de tous les danseurs et acteurs de ce show qui ne peut que laisser sans voix. Pour me remettre de mes émotions, j’ai enchaîné directement avec le grand 8 de l’hôtel, circulant à l’extérieur des buildings et prodiguant une formidable vue sur la ville, malgré sa première descente de 64 mètres à 110 km/h. Le lendemain, vus à la vitesse lumière à cause du peu de temps là aussi alloué à la ville, les hôtels sont plus majestueux que jamais je n’aurais pu le rêver. Vous pouvez y voir un petit Paris, une petite Venise, un petit New York, une grande pyramide et bien d’autres choses encore. Des tripots et des tables de jeu à perte de vue (pour des mises de bases à la roulette assez hautes tout de même comparativement à Deauville ou pire, Sainte-Maxime), des lumières partout en veux-tu ? en voilà ! J’étais littéralement grisée par tout ce que j’avais sous les yeux. Enivrée par l’atmosphère, par les gens, par toutes les merveilles conçues facticement par l’homme à destination de l’homme. Comme dans une bulle, je me sentais dans mon élément au point de ne plus vouloir en repartir.

IMG_0429

Le grand 8 du NYNY

Il a pourtant fallu dire adieu à Las Vegas pour s’engager dans le désert, les larges plaines et l’aridité du sol et du soleil. Direction le Grand Canyon, Monument Valley, le parc national de Zion, le lac Powell, Antelope Canyon et le territoire des Navajo. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la moitié de ces endroits se visitent en voiture directement, tellement les distances entre les différents points de vue sont étendues. Des paysages superbes, dépaysants à l’extrême m’attendaient ici, sous un soleil vacancier et un Best Western à 250 dollars la nuit car réservé au dernier moment. Mais cela donnait réellement l’impression d’un road trip, l’impression que Mélou et moi étions Thelma et Louise, accompagnées de Brad Pitt, mais que cela finissait bien mieux que le film.

11781650_10153647883994749_8767647572568330214_n

Une sensation de quiétude parfaite m’enveloppait en regardant l’immensité des plaines et la profondeur des canyons devant moi. Comment cela a été créé, en combien de temps cela s’est-il déroulé ? Toutes ces vues soulevaient un nombre incalculable de questionnements scientifiques en moi, me montrant à quel point nous n’étions que peu de choses face à la Terre. Alors même que je passe mon temps à m’interroger sur l’espace, je me disais que je n’avais même pas fait le plus petit tour de la question. Pour autant, et je m’en excuse par avance pour cet article, je n’ai pas pris énormément de photos, car je sais que ma famille n’était pas intéressée plus que ça par les Etats-Unis et que je ne prendrais pas mon temps à les regarder une fois à la maison. Si un jour je ne me souviens pas de l’hôtel César à Las Vegas, il me suffira de regarder sur Google. Je n’aime pas prendre des photos que tout un chacun a déjà pu prendre, je n’y vois aucune plus-value, préférant pour ces raisons m’inclure sur les photos ou prendre les plats que j’ai pu déguster. Je ne suis pas non plus quelqu’un de visuel, je ne parviens pas à m’émouvoir à la lecture d’un livre par exemple, mes sens utilisés lors des souvenirs et des escapades sont différents. Plus que voir, je préfère sentir, goûter, entendre parler les américains, échanger avec eux. Contrairement à d’autres personnes, et je conçois que je peux passer pour une OVNI pour ça, ce sont ces sens-là que je préfère développer.

Court retour dans la banlieue de Las Vegas pour une petite trempette (l’un des rares sports que je peux pratiquer sans avoir mal, un vrai délice) avant de prendre à nouveau l’avion, pour le voyage du retour, mais avec une escale d’un jour et demi à Montréal. Sirop d’érable, poutine et accent cocasse, voilà le secret de cette ville. J’ai acheté comme tout le monde des souvenirs gustatifs à base de sirop d’érable, mais j’ai aussi pris le temps d’en ramasser une feuille, le mois de septembre aidant à cet exploit. Moi qui pensais avoir froid par rapport aux 40 degrés des précédents jours, la température étant pourtant des plus appréciables. Il faisait d’ailleurs plus chaud en soirée qu’à San Francisco ou Los Angeles en comparaison. Je sentais moins de dépaysement ici, sans nul doute du au fait que la plupart des personnes que nous avons croisées parlaient français, au même titre que les panneaux d’indication. Comme SF, Montréal bénéficie d’un très bon réseau de transports en commun qui permet de faire la jointure entre les différents points centraux de la ville : le vieux port, le vieux Montréal, le quartier gay, le Mont Royal (pensez à faire du sport pendant un mois avant de songer à arriver en haut) ou encore l’île où s’est déroulée une ancienne Exposition Universelle.

IMG_0452

Vue du vieux port de Montréal

C’est avec des étoiles plein les yeux que j’ai du rentrer à la maison, il y a quelques jours à peine mais j’ai pourtant l’impression que c’était déjà il y a une éternité. J’ai de nouveau envie de fouler des pieds le sable fin et rouge du Grand Canyon, de visiter l’exposition Bodies à Las Vegas ou voir le spectacle de David Copperfield, de manger les cheesecakes que j’ai pu goûter ou encore de retourner dans mon motel coup de coeur de Los Angeles, l’Alta Cienega Motel, qui me donnait véritablement l’impression de me sentir bien là où j’étais. Heureusement, je repars au mois de décembre, direction la côte est cette fois-ci !

Une Foodie en Californie [Los Angeles]

Plus de repas, donc plus de dégustations ici à Los Angeles où j’ai passé une journée et demi. Comme pour le précédent article, celui-ci ne parlera pas de mon périple en détails mais tournera autour des anecdotes gastronomiques du séjour. LA ayant été mon coup de cœur gustatif de ma petite virée.

Pour le premier soir dans la ville, nous nous arrêtons au California Pizza Kitchen situé dans le centre commercial donnant sur le Walk of Fame. Bien que la carte extérieure ne précisait pas les prix, nous décidons tout de même de nous y installer, confortées d’avoir droit à un bon repas, par les beaux plats que nous voyons déjà présents sur les tables.

foodieLA

Cuisinés et présentés de façon française, les mets américains présentés ici étaient un pur délice pour les papilles. Le guacamole pris en guise d’apéritif par exemple ne ressemblait en aucun point à la bouillie infâme vendue en grandes surfaces. Il était broyé délicatement et accompagné de diverses chips peu huileuses. C’est également pour la première fois sur le continent que j’ai goûté dans ce restaurant un vin blanc californien. On peut voir dans Desperate Housewives le vin couler à flot, mais dans les faits ce breuvage est assez cher payé. Il m’a fallu compter à chaque fois l’équivalent de 7€ environ par verre de vin. Heureusement les portions servies sont à généralement bien copieuses, comme finalement tout ce qui est servi à table. J’ai découvert par la suite que le California Pizza Kitchen était une chaîne mais je ne peux pas me prononcer pour les autres enseignes de la marque. Pour ce qui était de celui de Los Angeles en revanche, je vous le conseille fortement car il a fait sensation de l’entrée au dessert.


Le lendemain matin a commencé sur les chapeaux de roues avec un petit-déjeuner au Urth Caffé, lieu chic où se rencontrent souvent des célébrités sans que cela ne fasse bondir les clients anonymes. Le Urth Caffé est avant tout réputé pour les pâtisseries servies mais aussi pour les mets de façon générale puisqu’il est également possible d’y bruncher.

IMG_0241

« Copieux » : aux Etats-Unis le mot est lâché quand on a un point de vue européen. C’est la première fois de ma vie où je n’ai pas réussi à finir ma part de cheesecake, si tant est que je puisse parler d’une simple part. Elle était des plus succulentes mais trop volumineuse pour mon estomac, comme quoi.


Pour poursuivre dans l’opulence de la ville, nous déjeunons le long de la plage, vers les canaux de Venise, dans un restaurant avec vue sur la mer, pour lequel je ne me souviens malheureusement plus du nom. Je ne vais donc pas faire de bonne ou mauvaise publicité puisque je ne peux pas le citer et me contenterai de vous montrer ci-dessous un petit aperçu du premier burger de ma journée (accompagné d’un Mojito, ce sont quand même les vacances !).

IMG_0256

Dernière escale gustative de la journée pour dîner au Rainbow, sur le Sunset Boulevard. Plus que la nourriture je retiendrai avant tout l’ambiance de ce bar / restaurant, très orientée rock n’ roll, qui semblait être véritablement coupée du monde extérieur et de l’atmosphère électrique et disproportionnée du reste du boulevard. Bon rapport qualité / prix pour un lieu où se regroupe la population rock autour de bières et de plats bien fournis.

foodieLA2

Vous l’aurez deviné, Los Angeles est une ville cosmopolite où tout n’est que surenchère et énormité, même jusque dans les assiettes !