espoir

La jeunesse est foutue

Comme promis à Mélou, un dernier article avant mon départ (non je n’avais pas oublié, j’étais juste partie rôder en région parisienne, rentrant chez moi en pleine nuit avec mes lunettes de soleil, une clope au bec et un ballon gonflé à l’hélium au dessus de ma tête, normal). J’en profite pour faire de la pub concernant sa toute dernière chronique sur le webzine d’Ultrarock, parce qu’elle le vaut bien !

La jeunesse est foutue. Elle ne lit plus. Elle ne fait plus que des erreurs d’orthographe et de grammaire, celles-ci étant très bien entretenues grâce aux skyblogs, conversations Msn (Soirée Msn ? *sigh*) et autres « lache té com sur mn article é jen metrais 50 sur tn blog ». Si Jean d’Ormesson était mort, il s’en retournerait dans sa tombe.

Non la jeunesse n’est pas foutue, du moins pas dans sa totalité. La jeunesse lit, il n’y a pas de soucis à se faire là-dessus. Elle lit des écrits différents, voilà tout. Et heureusement que la jeunesse lit, car c’est l’âge où on est le plus à même de comprendre rapidement et d’emmagasiner un maximum de connaissances, où on a le plus de temps libre à notre portée et où nos yeux sont encore en bonne santé. J’ai toujours adoré lire, choisissant des biographies aux romans policiers en passant par les grands classiques français mais en tenant bien à l’écart de mes lectures les romans de plage d’accros du shopping à Manhattan qui s’habillent en Prada (non, en fait j’ai cédé, je ne suis pas vierge des lectures ridicules qui redonnent parfois le sourire quand il le faut). Ce mois-ci, je me suis déguisée en véritable touche-à-touche littéraire : un Amélie Nothomb (Le Voyage d’Hiver), un livre grotesque (Barry Trotter et la Suite Inutile ; parodie du très illustre Harry Potter, remplie de sexe, blagues grivoises et autres conversations ridiculement plaisantes), de la fantasy avec un tome du Trône de Fer, un roman de SF (la Zone du Dehors, de Damasio, qui prouve une fois de plus que Damasio vit en pleine utopie mais qu’il en a, fort heureusement, grandement conscience), un bouquin de psychologie de comptoir (« Osez vous réconcilier avec la vie », c’est beau) et, pour clôturer en beauté « Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? ».

Niveau lecture comme niveau cinéma (ce mois de juillet, ma carte UGC a flambé : Petits Meurtres à l’Anglaise, Millénium 2 & 3, Fatal, Predators, l’Agence tous Risques, Inception, l’Italien et Shrek 4, entre autres), rien n’est encore perdu. Il y a, comme toujours, du bon comme du mauvais mais quand on aime on ne compte pas. La jeunesse est peut-être foutue, mais j’essaye en tout cas de faire en sorte que la mienne ne le soit pas.

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Un blog tout beau tout propre

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Un grand merci à Sedeto pour l’image

Voilà, j’ai pour ainsi dire fini de tripatouiller les multiples pages et les multiples options qui s’offraient à moi.

En effet, la charte graphique change quelque peu du tout au tout mais l’hiver n’est-il pas seulement sombre mais dans le même temps aussi voluptueux qu’une boule de neige ? Nouvelle année, nouveau design, nouveaux départs en tous points. Pas de résolutions intenables mais des résolutions crédibles (ne pas s’énerver, ne pas dénigrer les cons, prendre sur soi avec parcimonie et se remettre en question quand il le faut).

Sur ce, je vous souhaite à tous une très belle année 2K10, qu’elle vous rende heureux, et plus que de vous rendre plein d’espoir, qu’elle rende cet espoir réalité. Je vous souhaite de vous sentir bien dans votre vie, ce qui me semble être la base de tout si l’on ne veut pas que le serpent de notre existence se morde le bout de la queue.
Sincèrement, mes meilleurs voeux. Que nous puissions nous rendre compte du bonheur qui est le plus souvent à notre portée et ne pas envier à tout va ce que nous n’avons pas ; mode de pensée qui rend le plus souvent bien malheureux, faisant de l’ombre à toutes les richesses que chacun possède déjà au profit de celles qu’il n’a pas.

Que ceux qui font des études les réussissent, que ceux qui travaillent continuent d’aimer ce qu’ils font de leur vie et puissent-il rester dans cet état d’esprit, que ceux qui sont en couple fassent fi de leur jalousie qui peut le plus souvent les bouffer jusqu’à l’os et profitent des moments présents avec l’être aimé. Que ceux qui sont célibataires ne baissent pas les bras et, si besoin est, cherchent à combattre leurs défauts et s’ouvrir sur le monde comme sur les autres. Que ceux qui ont perdu des êtres proches pensent simplement aux êtres proches qui leur sont encore en vie plutôt que de les regretter une fois qu’il sera trop tard.

A tous ceux là mais aussi à tout le monde sans exception, je souhaite une très bonne nouvelle année sur laquelle je fonde beaucoup d’espoir, beaucoup d’envie et de changements.