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The Expanse

Donc la deuxième série dont je voulais vous parler : The Expanse. J’ai pris mon temps car d’une, je voulais au moins visionner un épisode afin de vous faire un pitch et un point de vue sur la question, et de deux, car cette série s’est révélée bien en-dessous de mes espérances et je ne voyais plus au final l’intérêt de vous en parler.

200 ans dans le futur, le système solaire est entièrement colonisé. Le détective Josephus Miller, né dans la Ceinture d’Astéroïdes, a pour mission de retrouver une jeune femme, Julie Mao. Il est rejoint dans sa tâche par James Holden, un ancien commandant de cargo spatial impliqué dans un incident causé par les relations tendues entre une Terre appauvrie en ressource, Mars, prospère et de plus en plus puissante et la Ceinture d’Astéroïdes exploitée par la Terre, et dont les principaux natifs sont surexploités. Ils vont bientôt découvrir que la disparition de la jeune femme est liée à une vaste conspiration qui menace la paix dans le système solaire et la survie de l’humanité. Wikipedia

1484233348223075652 Comme je ne peux pas jeter des fleurs à toutes les séries que je regarde, je vais donc donner un avis plutôt négatif sur cette série, sortie en fin d’année dernière. Ce qui m’a tapé dans l’oeil dans le métro new-yorkais, ce sont les affiches, dont je vous mets un exemple juste à côté. DE LA SCIENCE-FICTION ! En plus Syfy ce sont des marrants alors ça ne pouvait qu’être bien.

Après quelques épisodes, ce fut la douche froide pour moi. Difficile de pointer particulièrement ce qui ne va pas car c’est plus une globalité. Une impression de déjà-vu, une impression de « parler de l’espace ça a la côte en ce moment donc on en profite », des personnages peu attachants et trop stéréotypés, une intrigue naïve …

Diffusée depuis la mi-décembre donc, la première saison compte dix épisodes. C’est malheureux quand je pense à ces merveilleuses séries comme Helix, Stalker ou encore Forever qui ont été annulées en cours de route, mais The Expanse connaîtra une deuxième saison. A vous de vous faire une idée mais je ne vous la recommande hélas pas …

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Un Weekend sur Mars

M’étant plongée le temps d’un weekend sur les films traitant de l’intelligence artificielle, j’ai renoué avec mes premières amours en visualisant ceux que je n’avais pas encore vus parlant des voyages sur Mars. Je ne vais pas forcément revenir sur Seul sur Mars, assez médiatisé ces derniers temps, mais plutôt sur certains plus obscurs, plus brouillons, plus vite oubliés ou parfois méconnus.

400 Days

Mon coup de coeur du weekend car l’un des meilleurs de ceux que j’ai pu voir. Ceci n’est pas forcément un gage de qualité mais il faut dire que les autres étaient plus ou moins assez déplorables. Bref, 400 Days nous raconte le faux voyage d’une équipe de quatre personnes, pendant 400 jours évidemment, dans le but de simuler un voyage sur Mars. Sorti en octobre 2015, l’histoire se pose dans notre société actuelle, en référence même aux projets actuels d’évasion sur Mars. Trois hommes et une femme se retrouvent donc dans une espèce de vaisseau simulateur, où ils se doivent de résoudre les problèmes mécaniques et humains, comme s’ils étaient dans un véritable voyage spatial. Vous vous en doutez, les événements vont quelque peu déraper.

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J’ai adoré ce film du début à presque la fin. L’ambiance pesante du film ne permet jamais de vraiment savoir ce qu’il va se passer à la scène suivante. Malheureusement, dans le même état d’esprit, la fin est assez ouverte, ce que j’ai trouvé plutôt décevant compte tenu des éléments présents tout au long du long-métrage. Les événements sont plutôt réalistes et permettent une réelle immersion dans l’histoire. Beaucoup de questions sont soulevées, nous nous mettons à douter au même titre que les protagonistes, mais finalement peu de réponses sont apportées, ce qui est le point négatif frustrant du film.

The Last Days on Mars

Sorti en 2013, The Last Days on Mars m’a lamentablement déçue. Pour cause : il ne se passe pas grand chose et ce qu’il s’y passe n’est pas vraiment intéressant. Au bout d’une demi-heure de film je me suis même demandée si je n’étais pas en train de regarder Doom… Hé oui. Ce qui devait être un film sur la conquête de l’espace devient rapidement un film de zombies martiens. On y voit une équipe présente sur Mars pour s’imprégner de la vie, faire des prélèvements, etc, quelques jours avant que la relève n’arrive afin que les voyageurs puissent repartir chez eux. C’est évidemment si près du but qu’ils vont découvrir un virus d’origine inconnue qui va rapidement contaminer  le vaisseau.

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Ce film irlando-britannique est d’une lenteur aberrante. Il ne parvient pas à se distinguer des autres films de SF car il n’apporte rien. Je ne le dis pas avec méchanceté, juste avec de la peine. C’est avec joie que je regarde ce genre de long-métrage, mais ici pas de nouveauté, pas de réel attachement face aux acteurs et pas non plus de rebondissements pour booster le tout. Points positifs : les infectés sont bien réalisés et la réaction des personnages reste réaliste dans de pareilles circonstances.

Air

Je parle rapidement d’Air car je l’ai également vu ce weekend, même s’il ne traite pas directement du sujet martien, mais surtout celui de la survie de l’espèce humaine. Honnêtement, je l’ai regardé car l’un des deux personnages principaux (avec Djimon Hounsou) était Norman Reedus. Je l’ai regretté aussi sec.

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Synopsis succinct : « Deux gardiens vivent dans un bunker, se protégeant d’une planète dévastée. Leur mission est de la repeupler à l’aide de leur protégés cryogénisés, qui eux seuls peuvent sauver le monde ». Sorti cette année aux Etats-Unis (pas de date de sortie en France prévue), le film se résume grossièrement à ce que je viens de dire précédemment pour Last Days on Mars. Pas de réel but ni de réelles avancées en 1h30 de film, qui se limite en grande partie aux échanges entre les deux acteurs. S’il pointe un jour le bout de son nez en salles françaises, ne perdez pas votre temps à aller le visionner.

Ghosts of Mars

J’ai commencé par l’un de mes préférés, je finis par l’autre : Ghosts of Mars. Datant de 2001 et réalisé par John Carpenter, ce film m’a fait plaisir ! Que ce soit au niveau du scénario, des acteurs (Ice Cube, Jason Statham, Cléa DuVall …) ou bien de la réalisation, je retiendrais sans sourciller celui-ci au-dessus des autres.

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J’ai réalisé que Ghosts of Mars était emblématique dans l’univers du cinéma spatial, même s’il est parfois mis de côté de par son côté horrifique. Nous sommes en 2176, nous sommes bien installés sur Mars (trop même) et nous suivons une enquête de la police locale sur des cas de meurtres. GoM est intéressant car nous avons phagocyté la planète. Mars ressemble plus à la Terre que c’est le cas dans d’autres films du genre, aidant à se plonger dans l’enquête comme si nous pouvions la vivre nous aussi. D’un format court (98 minutes), Carpenter nous a livré ici une autre pépite du cinéma.


J’ai la désagréable impression que tout a été fait autour du Mars au cinéma. Espérons tout de même que les prochaines années vont continuer de nous apporter de nouvelles surprises à ce sujet !

Mars One

Pensé depuis des décennies, annoncé officiellement en 2012, le projet d’envoyer des terriens sur Mars se précise au fil des mois. Parce que j’adore le cosmos, que je suis passionnée par l’espace et que c’est quelque chose qui me fait rêver depuis de longues années, focus sur une expédition aux frontières du réel : Mars One.

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Mars One est un projet d’énorme envergure lancé par Bas Lansdorp dans le but d’installer une colonie humaine sur Mars, et donc viable à long terme. Cela soulève évidemment beaucoup de questions, comme le fait que tout ce battage médiatique et toutes ces théories puissent être … un hoax. Par ma part je crois à ce projet car il me fait rêver et je ressens l’envie d’y croire, mais je reste tout de même sur ma réserve tant cela semble irréel. Je vais tenter de ne pas rentrer trop dans les détails, pour éviter de vous perdre en route et je ne pourrai de toute façon pas être exhaustive.

 Mars One : Une idée folle

oBh5LeYMC’est donc le néerlandais Bas Lansdorp, jeune homme de 38 ans, qui porte sur ses épaules le projet Mars One. Très peu d’informations filtrent sur son passé mais Wikipédia nous dit qu’il a fondé en 2008 l’entreprise Ampyx Power. Pourtant, je me rends compte sur leur site internet que son nom n’est absolument pas mentionné et remplacé par celui de Richard Ruiterkamp en tant que fondateur (ce que semble plus ou moins confirmer sa page LinkedIn). Lansdorp aurait revendu (ou simplement quitté, selon les sources) Ampyx Power en 2011 afin de financer Mars One.

Un financement important

Vendre son ancienne entreprise c’est bien, mais c’est bien loin d’être suffisant. Le budget d’une colonisation martienne est si volumineux que la NASA elle-même n’a pas osé se lancer dans un tel défi, qui coûterait des dizaines, voire des centaines de milliards d’euros. Outre le montant exorbitant, cela posait également la question de cet argent dépensé dans l’espace alors qu’il aurait été bien plus utile sur Terre, d’où l’intérêt de Mars One qui se révèle être une entreprise privée et totalement indépendante d’un gouvernement, supprimant ainsi les conflits d’intérêt et les fourches moralisatrices, comme cela a été le cas suite à l’échec de Mars Observer. Je ne suis pas mauvaise langue car je suis en parallèle leur mission Mars 2020, qui permettra, entre autres, de récolter des échantillons.

Pour en revenir au financement, c’est un montant total du projet bien différent que nous annonce Lansdorp : seulement 6 milliards d’euros. Si l’on part d’un montant si bas par rapport aux estimations précédentes, le voyage paraît déjà beaucoup plus proche. Pour y parvenir, il y a :

– les frais d’inscription au projet (rappelons que 202 586 candidats se sont portés volontaires)
la donation/crowdfunding (à noter que les Français sont assez participatifs puisque nous sommes à la dixième place des meilleurs donateurs)
– le merchandising (je le confesse, j’ai acheté des vêtements)
– le large financement de la téléréalité

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Big Brother is Watching Mars

En effet, c’est la téléréalité qui va en grande partie financer Mars One. Pour autant, on ne sait pas réellement quelle va être la présence des médias une fois les explorateurs partis. Big Brother / Endemol est-il simplement là pour aligner un bon chèque ou bien pour également nous transmettre les images et vidéos des entraînements terriens et journée par journée depuis Mars, je n’en sais fichtre rien. Pour autant, l’idée peut sembler cohérente puisque le trajet en lui-même durera sept mois, ce qui met à rude épreuve les capacités physiques et psychologiques des participants.

La faisabilité dans tout ça ?

D’un point de vue scientifique, je ne suis pas assez calée sur le sujet pour m’exprimer, ni même juger si certaines idées peuvent être réalisables et d’autres non. Nous savons pertinemment que ce trajet est à sens unique car il est impossible, entre autres multiples raisons, de reproduire les mêmes conditions de départ d’une planète à l’autre. Le planning d’entraînement me paraît cohérent (plusieurs années d’entraînement physique et psychologique, même s’il aurait été logique de prendre des personnes déjà qualifiées en amont), de même que celui des différentes étapes.

Je vais m’arrêter là sciemment car j’ai déjà beaucoup parlé. Je ne peux pas faire le tour de tous les points problématiques ni de toute l’avancée technologique dont nous avons besoin mais également ce que cela pourrait nous apporter.

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Dans le cadre d’une transmission télévisuelle, sera-t-elle censurée ? Compte tenu du poids du projet, il paraît improbable qu’on nous montre un suicide ou une mort par asphyxie ? Est-ce un hoax complet avec une entreprise qui ressemble à Umbrella Corporation, ou un projet de trop grande envergure pour notre siècle ? Auriez-vous aimé partir ? C’est mon cas mais j’ai pris conscience des inscriptions trop tard. La plupart de mes amis ne comprend pas la motivation qui peut pousser des personnes à s’entraîner pour se diriger vers une mort certaine. Suis-je la seule à être enthousiasmée ici concernant ce projet ? J’ai beaucoup de doutes, de très forts mêmes, mais comme ce projet me fait rêver, j’ai choisi d’y croire.

The 100

Fidèle à mes bonnes habitudes (bon ok, ce n’est pas de gaieté de cœur que je regarde des séries à longueur de journée, mais il faut bien s’occuper), j’ai commencé une nouvelle série américaine : The 100.

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Diffusée via The CW, Syfy et Netflix, The 100 en est déjà à sa deuxième saison alors même que je viens de découvrir la première. Pour vous la faire courte : « Il y a 97 ans, un holocauste nucléaire a décimé la population de la terre, détruisant toute civilisation. Les seuls survivants sont les 4000 habitants des douze stations spatiales qui étaient en orbite à ce moment-là. Les dirigeants de l’Arche font des choix impitoyables pour assurer leur futur, notamment exiler secrètement un groupe de 100 mineurs (- de 18 ans nous dit Wikipedia, bah oui, pas des travailleurs censés exploiter du minerai) prisonniers, à la surface de la terre pour découvrir si elle est redevenue habitable ».

Voilà le pitch de départ de cette série de science-fiction, qui au départ me faisait penser aux 4400, que je n’ai pourtant pas vue (et au Labyrinthe, mais ça c’est un peu du fait des personnages). Je ne peux pas juger la série dans sa globalité puisque je suis à peine à la fin de la première saison, néanmoins j’ai été agréablement surprise par la façon dont cela a été amené et construit. Les personnages sont un peu clichés, c’est ce que j’ai le moins apprécié, mais les rebondissements sont tels qu’on parvient à passer outre. Les paysages et les décors sont bien travaillés même si les dialogues sont parfois minimalistes. On sent dans cette série des points très positifs, mais comme s’ils devaient être contrebalancés malgré eux par des aspects bien plus négatifs. The 100 est une série originale car elle traite le sujet commun d’un retour sur Terre de façon différente qu’à l’accoutumé. Pour autant, j’espère que les épisodes suivants sauront redresser le cap des maladresses disséminées dans la première saison.