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Le Grand Voyage de Madame Lune [Akteon]

Je continue mes sorties originales, cette fois-ci dans la thématique des spectacles pour enfants. Très en vogue dans Paris de manière générale, mais plus encore à l’approche de la période de Noël. Je suis donc allée voir à l’Akteon théâtre, Le Grand Voyage de Madame Lune, spectacle créé, réalisé et joué par la Touk Touk Compagnie.

C’est dans une petite salle de théâtre presque pleine à craquer que commence le spectacle, où les parents viennent avec leurs enfants. Ce dernier est à destination des petits, à partir d’un an, même s’il est souvent préférable d’attendre peut-être trois ans, histoire qu’ils puissent rester concentrés pendant la petite heure que dure le spectacle, afin de ne pas déranger les autres spectateurs.

Nous sommes projetés dans la vie quotidienne d’une lavandière, découvrant la lune chez elle, et lui proposant de partir en voyage, pour lui faire découvrir mer, forêts, ville … Le tout incluant plusieurs des chansons les plus connues des enfants : Meunier tu dors, Coucou le hibou et d’autres que je vous laisse découvrir.

Avec seulement deux acteurs, la compagnie parvient à nous emporter dans les différents lieux, grâce aux décors pratiques et cohérents, mais aussi grâce aux effets sonores et musicaux qui accompagnent le récit.

Le Grand Voyage de Madame Lune est un spectacle ludique qui saura ravir petits et grands, permettant d’habituer les enfants à la culture et étant une très bonne raison de sortir découvrir de nouveaux univers pendant les vacances scolaires, même s’il fait froid dehors.

Spectacle à l’Akteon du 25 novembre 2017 au 7 janvier 2018

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Aimer. Espérer. Procréer. Pourrir.

Oui, c’est à peu de choses près ce qui résume la vie d’une femme et le vide d’une femme depuis des dégénérations. Ce n’est pas un secret, je ne souhaite pas avoir d’enfants et je suis habituée à devoir m’expliquer, soutenir mon point de vue, montrer le bien fondé de mon raisonnement. Quel n’est donc pas mon étonnement, quand je demande à des connaissances qui souhaitent engendrer le pourquoi de cette envie, pour m’entendre dire qu’elles ne savent pas. Les femmes sont tellement habituées à faire ce qu’on attend d’elles qu’elles ne se posent même pas la question de savoir pour quelle raison elles veulent un enfant comme elle voudrait un labrador. Complètement enivrées par la société (je ne leur jette pas la pierre, je sais à quel point il peut être difficile pour certains d’avoir du recul), elles font cela par mimétisme sans même savoir si elles le souhaitent réellement ou si ce n’est qu’une pression familiale, qu’une réaction animale de procréation ou qu’une envie de plaire à l’être aimé.

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Je parle de cela mais je souhaitais à la base parler de solitude, ce qui n’est finalement pas si éloigné de l’autre sujet. La solitude est là quand on commence à appréhender son weekend dès le jeudi, quand on souhaite aller au cinéma mais qu’on n’a personne à qui proposer une séance (amis trop loin ou en couple ou près de leurs sous : les raisons n’en finissent pas), quand tout tourne autour d’une soirée qu’on souhaite organiser et qui finit à l’eau pour que l’on finisse au vin. Que tous ces désagréments font qu’on ne sait pas à quelle heure de la journée on se sent mieux. Après avoir pris son somnifère en se disant que la nuit sera mieux que la précédente ? Ou après avoir pris son Nespresso pour dissiper les effets du narcotique, qui ne permet même plus de bien dormir depuis des semaines ? Ça ira mieux demain, car demain c’est lundi.

Pourquoi j’ai pas mangé mon père

Je devais aller visionner ce film en début de semaine, mais après avoir subi Lost River, j’étais tellement blasée que je ne voulais pas m’infliger une seconde séance dans la même journée, qui aurait pu s’avérer presqu’aussi désastreuse que la première.

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Ce film (basé sur un livre de Roy Lewis, il fallait le faire) n’est pas décevant mais il n’est pas transcendant non plus. L’histoire est elle-même est assez banale mais logique finalement, puisque le film se veut ciblé vers les enfants. Les rebondissements sont convenus et je me suis ennuyée par moments, me rendant compte que je dépassais l’âge moyen du public de la salle. J’ai du mal d’ailleurs à cerner la cible de ce film, tant des scènes peuvent être incompréhensibles pour de jeunes enfants et d’autres franchement lourdes pour des adultes. Comme si, à vouloir agir sur plusieurs fronts, le long-métrage se perdait en route et devenait difficile à visionner pour chacune des tranches décrites plus haut. Ce point de vue est totalement subjectif et je suis sûre que beaucoup l’apprécieront sans même se soucier de cela. En revanche, l’aspect 3D et les images en elles-mêmes sont sublimes. Les séquences de savane font bien évidemment penser au Roi Lion, surtout à ceux qui comme moi ont grandi avec ce dessin-animé. Et puis quel plaisir d’entendre Louis de Funès à nouveau ! Les mimiques des acteurs sont adéquates et bien placées, sans trop en faire non plus. Je n’ai d’ailleurs pas reconnu Mélissa Theuriau dans le personnage de Lucie, qui me faisait plutôt penser à Diane Kruger. Ce n’est donc pas le film de l’année mais on passe un bon moment, surtout quand les gosses de la salle arrêtent enfin de parler comme si la Terre entière était sourde.

Pourquoi [N°3] : Je ne veux pas d’enfants ?

Je vais tout de suite balayer le « Je ne veux pas d’enfant parce que notre planète est sur le déclin et je ne veux pas lui imposer un tel malheur ». Cette raison est fondée, je ne la nie pas, elle est même réaliste, sauf que ce n’est pas la mienne. Je partage ce point de vue mais il ne résume pas mes raisons personnelles qui font que je ne veux pas d’enfants dans ma vie présente et future. Vous trouverez pléthore de témoignages allant dans ce sens sur le world wide web qui justifient avec beaucoup plus de crédibilité et lucidité que moi cette raison spécifique. Je tiens à préciser que je ne soumets ici aucun jugement de valeur à l’intention des personnes souhaitant ou ayant une progéniture.

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En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu l’instinct maternel. Bien que cela soit à chaque fois un débat houleux lors des repas familles, où certains me disent que cela viendra avec le temps, je ne pense vraiment pas le ressentir un jour. L’instinct maternel doit être inné plus qu’acquis et jamais je n’ai été à l’aise en présence d’enfants. Je suis celle qui fuis les bébés que les collègues de travail viennent exhiber comme des trophées, je suis celle qui reste enfermée dans ma chambre quand ma mère garde des enfants à la maison quand j’y suis.

Abortion_by_Amelee De cette impression en a découlé beaucoup de questions et donc de réponses. Si les enfants me mettent à ce point mal à l’aise, je n’ai pas envie de donner la vie à quelqu’un que je n’apprécierais pas forcément. « Mais si c’est ton enfant ce n’est pas la même chose ». Je pense que cette phrase a été dite à maintes reprises aux mères dont les enfants ont fini au froid. C’est une peur que j’ai, celle de ne pas être capable d’aimer et de simplement enfanter pour « faire comme tout le monde » ou « faire plaisir à mes parents et ma famille ». Peur également qu’ils vivent la même enfance ou adolescence que la mienne mais je ne veux pas rentrer dans ces détails. De ce doute sont nées d’autres peurs, comme celle par exemple de trouver l’homme de ma vie et qu’il m’en veuille et me quitte de ne pas vouloir lui donner ce que toute femme est censée donner : la vie.

Bien qu’étant dans une société se voulant libérée, il est très dur de vivre en tant que femme ne souhaitant pas d’enfant. D’autant plus quand on voit se lever des boucliers de femmes tentant de convaincre du bien-fondé d’en avoir. Ce n’est pas un choix qui se fait à la légère et j’estime que c’est oublier le caractère de la personne que de vouloir la forcer à tomber enceinte. Beaucoup m’ont par exemple traitée d’égoïste. Pour moi, le véritable égoïsme sont les personnes qui veulent un enfant par caprice quand des années avant elles voulaient un chien. Je préfère en effet mettre ma propre vie en avant si je n’ai pas les fonds suffisants pour assurer une vie décente à mes enfants, et tant pis si personne ne vient me voir quand je serai en maison de retraite.

Je ne peux pas faire une liste exhaustive de toutes les raisons qui poussent de plus en plus de femmes à ne pas vouloir d’enfants mais je voulais aborder les miennes. Pour dans le même temps essayer de contrer ces vendettas quotidiennes envers les personnes qui ont le même point de vue que moi concernant une absence totale et choisie de descendance.