emo

Meteor Tour – Indochine

45232618_p

Les fans d’Indochine méritent autant d’être photographiés que le groupe lui-même. Souvent vêtus en noir avec des couleurs flamboyantes dans les cheveux, des tatouages éphémères dédiés à Nicola Sirkis (Nicola sans « s » s’il vous plaît) et des mèches couvrant les cheveux, les groupies hardcores d’Indo n’échappent pas aux préjugés, mais heureusement tous ne sont pas comme ça. Après deux bières à 17€ au café le plus proche du Stade de France, nous voilà Mélou et moi dans la fosse aux lions. En première partie, les Wampas et Miss Kittin, jeune DJ passant des musiques technos d’une dizaine de minutes chacune. Il y a mieux pour chauffer la foule mais cela fait surtout passer le temps et ne nécessite pas grands changements sur la scène pour accueillir Indochine à peine un quart d’heure après. Il faut dire ce qui est : le groupe est ponctuel. A 21h pétantes, le concert démarre. Mais comme il faut aussi dire ce qui est, le son était un vrai désastre. La voix de Nicola Sirkis ne dépassait presque pas les instruments du groupe et les basses beaucoup trop puissantes ne rendaient l’ensemble qu’un grand bordel musical. Pour ses trente ans de carrière Indochine n’a fait qu’un copier/coller de Miss Farmer en terme de show, c’est-à-dire jeux de lumières (en plus faiblards) et cotillons. Les cinq écrans géants avaient le mérite de rendre le spectacle sur scène visible dans toute l’enceinte du stade, mais rien de bien innovant comparé aux autres dates de la tournée. 2h30 de show c’est beaucoup, voire même admirable, mais uniquement quand le son est bon, dommage. Je retiendrai néanmoins de ce concert ma voisine de gauche assez dépressive et la voisine de droite de Mélou, allongée par terre en pleine fosse, son iPod sur les oreilles.

Mais comme je suis folle moi, que je marche pieds nus dans la rue et me baigne en short dans les écumes, je récidive et retourne les voir à Colmar en Août.

Publicités

Pour les pleurs d’une petite fille

Je m’appelle Léa, 15 ans et top modèle en devenir. Comme toutes mes copines j’ai un skyblog, un style bien à moi qu’elles me copient toutes, un copain redoublant, ce qui, en plus d’avoir une moto lui donne un air rebelle que tous les mecs de ma classe jalousent, et des parents que je déteste. Mon lycée, c’est un lycée de décérébrés. Entre les membres du pseudo club de chimie parodiant odieusement ceux de sitcoms américaines et les profs qui font tout pour nous rendre la vie impossible je n’ai qu’une seule idée, arrêter les cours.
A côté de ça j’ai de la chance, j’ai des copines sympas et toutes moins mignonnes que moi. Je crois que si c’était l’inverse je ne traînerais pas avec elles. Elles me mettent en valeur et je ne les remercierais jamais assez – secrètement- pour ça. Niveau intelligence pardon ? J’ai un beau physique et je m’en contente bien assez. Ce ne sont pas les quelques filles intellotes de ma classe qui attirent les garçons. Tout ce que je veux plus tard c’est avoir un mari que j’aime et qui veuille avoir des enfants. Ma mère me dit que je suis trop jeune pour avoir des gosses. Je la déteste, elle ne comprend décidément rien à rien.

Et en plus j’adore le rose.