Emma Watson

Régression [Film 2015]

Mercredi 4 novembre, j’entame ma seconde séance de la journée en me vautrant comme une baleine échouée dans les escaliers de la salle 9 de l’UGC la Défense, mon fief. Ayant vu A  Vif ! le midi même, j’ai souhaité ajouter une touche de thriller à cette journée en allant voir Régression.

Du film, je ne savais que peu de choses à part les deux acteurs centraux présents sur l’affiche promotionnelle : Emma Watson et Ethan Hawke. On doit le scénario et la réalisation à Alejandro Amenábar (Les Autres, Mar Adentro…) et la bande-son à Roque Baños, considéré comme l’un des meilleurs compositeurs espagnols. Pour ce qui est du synopsis : « Dans les années 90, de plus en plus de rumeurs parlent de rites sataniques. Un homme, John Gray, est arrêté au Minnesota, en 1990, pour avoir abusé sexuellement de sa fille Angela (Watson). Mais il n’en a aucun souvenir, serait-il au cœur d’un complot ? L’inspecteur Bruce Kenner (Hawke) est chargé de l’enquête aidé du Dr Kenneth Raines. » Il n’y a d’ailleurs ici pas qu’une seule ancienne actrice d’Harry Potter puisque le Docteur Kenneth Raines en question n’est autre que David Thewlis, ancien professeur Lupin …

Regression-2015-Ethan-Hawke-and-Emma-Watson

Le souci des films inspirés de faits réels est qu’ils dépendent donc énormément d’une histoire originelle et sont obligés de suivre un fil rouge, ou tout du moins parvenir au même point à la fin de la narration. Conséquence négative ici : l’histoire est longue pour pas grand chose et l’intrigue est aussi décousue que prévisible. Je suis pourtant souvent celle qui fonce tête baissée dans les virages de l’histoire, sans avoir véritablement de recul sur ce qui se dit au moment donné. Dans Régression, j’avais l’esprit bien lucide (le roulé-boulé dans les marches sans doute) et je n’ai pas douté une seule seconde du rebondissement final, censé être le point d’orgue et la révélation ultime dont personne ne se doutait. Les acteurs, si bons soient-ils, n’ont malheureusement pas pu éviter l’échec scénaristique du film. On ne s’ennuie pas forcément d’un bout à l’autre, mais on se dit à la fin « tout ça pour ça » et c’est bien dommage.

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