DreamWorks

Megamind : un Mégafilm

Megamind_7Ce n’est pas en traînant la patte, mais ce n’est pas non plus bouillonnante de joie, que je suis allée voir Megamind. Je voulais juste passer le temps et rigoler un bon coup : quoi de mieux qu’un film d’animation pour répondre à mes envies ? Un DreamWorks de surcroît.

Sans d’autre attente que cela, j’ai été agréablement surprise et carrément emballée par ce héros au look de Fantomas et à l’esprit de Malcolm. De l’humour, voilà de quoi ce film est fait. Car les films d’animation – voire les films tout court – sont grosso modo un éternel recommencement : à part certaines perles rares, tous les films se résument généralement aux mêmes histoires, mêmes personnages et mêmes fins. Ce film n’échappe pas à la règle : une histoire de super-héros et tous les clichés qui gravitent autour de ce genre de long métrage. Oui mais. Oui mais il y a de l’humour, et en particulier un second degré qui fera rougir de honte tous les classiques du genre s’accrochant désespérément à leurs bases. Megamind est avant tout un film qui se joue des films de super-héros, de ses héroïnes-journalistes qui se font kidnapper (n’est-ce pas, Loïs Lane ?), des geeks (avec la présence d’un superbe t-shirt « Erreur 404 ») et surtout de la lutte manichéenne bien/mal, qui fait la gloire des films hollywoodiens.

La seconde bonne surprise qui réjouit tout au long de ce film réside dans la bande-son. Avec d’un côté des musiques originales créées par Hans Zimmer, et de l’autre l’artillerie lourde avec, entre autres, Elvis Presley, Guns N’ Roses et AC/DC. Rien que ça.

Même si la fin reste d’une banalité terne, Megamind parvient sans soucis à nous faire passer une bonne heure et demie, mélangeant humour sans queue ni tête avec une animation sans faille. Du très bon DreamWorks.

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