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J’ai testé : l’épilation laser définitive

Raisons budgétaires, raisons pratiques, raisons flemmardes … Tout un tas de raisons peuvent mener à vouloir tenter l’épilation laser définitive. Combien ça coûte ? Ça fonctionne vraiment ? C’est douloureux ? On va en parler tout de suite.

Les prix

Je peux déjà vous rassurer tout de suite, les tarifs ont baissé de façon drastique depuis l’arrivée de la technique sur le marché. Les prix que je peux vous indiquer restent un exemple de l’institut (parisien) où je vais, mais ils représentent ce qui ce fait aujourd’hui de façon globale. Je vous précise d’ailleurs les prestations les plus demandées car je ne vais pas vous apposer tout le catalogue, qui va de l’épilation du menton à celui de la barbe pour les hommes (sans parler du fameux SIF, le sillon inter-fessier, plus communément appelé RDC (raie du …)).  Les prix sont par séance, sachant qu’il en faut en moyenne 5/7, selon votre type de peau.

Zone Prix moyen par séance
Aisselles 60€
Barbe complète 120€
Maillot de 60 à 150€, selon le modèle
Dos entier environ 250€
Demi-jambes environ 150€

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Globalement, la barbe et le dos sont plutôt à destination d’un public masculin. Pour le maillot, les tarifs sont disparates puisque cela va du maillot dit « classique », à « l’échancré », le « brésilien », « l’intégral », etc. Vous trouverez sûrement des prix moins chers mais il est plus qu’important de prendre la qualité en considération quand il s’agit d’un acte médical.

Ce qu’il faut savoir

Je vous parlais du nombre de séances en fonction de votre type de peau, car cela est un point très important. Plus vos poils seront foncés et plus votre peau sera claire, plus la technique sera efficace et le nombre de séances sera réduite. Une brune à la peau vampiresque comme moi est la candidate parfaite. Tous les centres ne proposent pas la technologie adaptée pour intervenir sur des peaux plus mates par exemple, car c’est la mélanine qui est ciblée. Dans le cas des peaux foncées, la technologie laser brûlera autant la peau que le poil et sera d’autant plus douloureuse. Le cas inverse, les poils blancs et roux ne sont donc pas atteints par l’épilation laser.

Le Cycle Pilaire

Le Cycle Pilaire

Dans la grande majorité des cas, il faudra entre cinq à sept séances, étalées sur un an et demi (afin de pouvoir couvrir la durée d’un cycle pilaire), pour que le traitement soit complet et l’épilation définitive. Ce qui permet dans le même temps de soulager le portefeuille au fur et à mesure. En plus de la peau, il faut ainsi prendre en compte l’âge dans l’élimination des poils. Il y a plus de « chance » de rechute si les séances sont faites avant l’âge de 25 ans, il est donc conseillé de commencer le traitement après.

La séance

Pour éviter de stresser, et donc d’être plus sensible à la douleur, c’est toujours mieux de savoir où l’on met les pieds. En arrivant pour la séance, vous serez amené(e) dans une pièce individuelle afin de retirer la crème anesthésiante, si celle-ci vous a bien été prescrite.

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Vous irez ensuite dans la salle d’intervention, où vous serez généralement avec un médecin seul(e) ou avec une infirmière / un infirmier l’accompagnant, où vous serez installé(e) sur une table d’opération, le bien souvent dans le plus simple appareil selon les zones traitées. Evidemment, carrément en mode cuisses de grenouille pour une épilation du maillot. Un tracé sera effectué sur votre peau afin d’être en accord sur la délimitation de la zone. Toutes les zones devant être traitées devront être rasées le matin même. Le rasoir à lame sera le seul moyen de traitement des poils à pouvoir être utilisé entre les séances : point de cire ou de rasoir électrique par exemple.

En ce qui concerne la durée de l’intervention, il faut compter cinq minutes pour les deux aisselles et entre cinq et dix minutes selon la zone du maillot traitée. Je ne saurais vous dire pour les jambes et le reste. Les consultations sont donc intenses (j’y reviendrai dans le paragraphe juste en-dessous) mais rapides. A savoir que vous pouvez tout à fait demander une pause au chirurgien si la position ou la douleur est trop insupportable.

La douleur

Prescrit par la plupart des chirurgiens, assurez-vous de bien avoir l’ordonnance de crème anesthésiante, à mettre deux heures avant la séance. Et ne cherchez pas à faire en sorte qu’elle tienne sous les aisselles grâce au cellophane, c’est impossible. Bien appliquée, elle permet de réduire la douleur ressentie lors de l’opération. Evidemment, le ressenti dépend des personnes et certaines vont réagir différemment à la douleur.

Football Soccer - Portugal v France - EURO 2016 - Final - Stade de France, Saint-Denis near Paris, France - 10/7/16 Portugal's Cristiano Ronaldo reacts after sustaining a injury REUTERS/Carl Recine Livepic

Pour ne pas limiter mon article à ma propre expérience, j’ai échangé avec plusieurs personnes de mon entourage sur ce point, ayant même eu les interventions dans le même institut que le mien. Certaines sentaient des picotements, d’autres une sensation de douleur un peu plus prononcée. Pour ma part, j’ai eu mal à en pleurer, ayant des spasmes de réflexe dans les muscles. Pour autant, le degré de douleur dépendra bien entendu de la zone traitée, et si vous êtes déjà habituée ou non à une épilation et non une dépilation. L’importance de la pose de la crème est donc capitale (sans être aisée) puisque c’est le seul élément qui permet une diminution de la douleur. Si vous avez déjà testé les épilateurs lasers qui se vendent dans le commerce, vous avez déjà un avant goût du type de douleur dont il est question. J’avais à l’époque dépensé 500€ dans ce machin, ce qui n’est vraiment pas un bon investissement.

Là je vous parlais de la douleur pendant l’intervention. Certains auront également une douleur après. Pour ma part, à peine une heure après, ma peau ne gardait aucune brûlure. Pour d’autres personnes, il conviendra de mettre de la Biafine jusqu’à trois jours après la séance ; la peau montrant des trâces de brûlures plus ou moins importantes selon la réaction de l’épiderme.

Le résultat

Il sera difficile pour moi de vous donner un aperçu aussi définitif que l’épilation puisque je suis encore en cours de traitement à la date de publication (septembre 2016). Je mettrai toutefois à jour cet article une fois que j’en aurai fini. On peut quand même noter une très grande différence après quelques séances puisque les poils mettent beaucoup plus de temps à repousser et en moindre quantité. Ne vous étonnez d’ailleurs pas de voir vos poils tomber dans les semaines qui suivent les séances, cela est tout à fait normal.

Le résultat final dépendra de toute façon de votre type de peau et des séances supplémentaires peuvent être faites jusqu’à ce que vous soyez satisfait(e). L’épilation définitive n’est pas une épilation totale : des poils continueront d’apparaître au fil des années, mais un pourcentage très infime par rapport à avant le traitement. Vous vous en sortirez sans problème avec une simple pince à épiler.


Bien que non remboursée, l’intervention au laser reste un acte médical. Il est donc plus que conseillé de vous renseigner par vous-même sur les dangers liés à cette chirurgie et si vos caractéristiques sont compatibles avec le traitement. Surveillez également vos finances car il est préférable de finir l’ensemble des séances. Si vous arrêtez avant l’intégralité des séances, il faudra recommencer à zéro, soyez donc bien sûr(e) d’avoir les moyens pour vous lancer dans cette opération. Bien sûr, si vous souhaitez abandonner en cours de route il n’y a aucune contre-indication. Privilégiez également les centres vous proposant une consultation préalable au début du traitement, afin de découvrir au mieux le processus, d’obtenir un diagnostic quant à votre peau, et poser le maximum de questions que vous pourriez avoir.

News Décembre 2015

J’ai été peu prolixe ces dernières semaines, pour plusieurs raisons. J’ai été très touchée par les attentats du mois dernier et j’ai eu très peu, non pour moi qui étais plus ou moins en sécurité, mais pour mes proches. Et certains de mes proches m’ont ignorée sans me donner de raison, pensant qu’il n’y avait pas à craindre pour eux. Alors que j’ai eu si peur qu’il leur soit arrivé malheur, cela m’a plus peinée encore de savoir que même nos propres amis peuvent parfois douter de l’attachement qu’on peut leur porter. Incompréhension donc face à ces actes odieux commis par des inconnus, mêlée à l’incompréhension de l’ignorance faite homme, d’amis. Inexplicable, car inexpliquée, et donc douloureuse.

Je suis rarement autant sortie à Paris que depuis les horribles événements. Non pas pour braver la Mort comme à chaque fois que j’allumais une cigarette, mais par envie de continuer à découvrir cette ville que j’avais fini par mettre de côté avec le temps. Tellement sa beauté, sa présence et sa grandeur me semblaient naturelles et inébranlables.

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Et puis 2015, feu 2015, bienvenue 2016. Si je n’avais pas autant voyagé (je serai encore absente courant décembre, vous en saurez plus à mon retour), j’aurais pu me questionner sur l’utilité de cette année. Le brouillon de ce « news décembre 2015 » était à la base un peu plus glauque que celui que je publie car, bien qu’hantée par des chagrins, il faut faire table rase et avancer. Je pars en voyage donc, ne vous attendez pas à avoir de mes nouvelles avant une dizaine de jours, et d’ici là je vous souhaite d’avancer vous aussi, que vous ayez des barrières ou que tout se déroule à merveille, n’oubliez pas que chaque jour peut être le dernier et qu’il faut en regretter le moins possible. Sortez, chantez, voyagez, bougez, fêtez tout ce qui vous semblera bon, du moment que vous passez du bon temps avec vos proches ou en toute quiétude avec vous-même.

Le Lot de Consolation

courbe_by_fccreations-d4bu3hg Ce matin, Emma se réveille avec le sourire aux lèvres. Cela fait bien longtemps qu’elle n’avait pas ressenti une telle plénitude. Elle commence son dernier jour de travail aujourd’hui et se réveille dans un lit qui n’est pas le sien, dans un appartement qu’elle ne connait pas. Emma ne laisse jamais les personnes avec qui elle couche sporadiquement rester chez elle, au même titre qu’elle ne dort jamais chez ces mêmes personnes. Par principe et par souci de maintenir une certaine distance également. Mais cette fois-ci c’est différent, car cela faisait longtemps qu’elle souhaitait être dans ce lit. Elle a peu dormi cette nuit là mais elle se réveilla comme si elle s’était reposée des heures durant. Elle se lève doucement, prend une douche rapide et s’éclipse pour cette dernière journée en lui disant « A tout à l’heure, au travail ».

En sortant de la résidence, elle voit les rues de Paris comme si elle n’avait pas ouvert les yeux depuis longtemps. Tout lui parait plus beau, plus frais. Elle sourit aux gens qu’elle croise, elle passe à la boulangerie du coin et se dirige vers la station de métro la plus proche, habillée comme la veille.

Emma s’est senti revivre l’espace d’une journée mais se rendra compte les jours suivants qu’elle n’était pas celle qui aurait du finir dans ce lit. Des nouvelles, point elle n’en aura. Elle devra s’éclipser aussi discrètement de sa vie comme elle l’a fait de sa chambre, car c’était une autre que voulait vraiment cet homme, Emma, elle, n’était qu’un simple lot de consolation.

Elato, ou les cauchemars d’Alex

Cela va faire cinq mois que Barbara a quitté Alex, pour probablement rejoindre Elato, avec qui elle avait déjà l’habitude de papillonner. Alex n’était que de passage dans la vie de Barbara. Mais pour lui, il a désormais le sentiment d’avoir raté la sienne.

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Tous les soirs il peine à trouver le sommeil, il prend des médicaments qui ne fonctionnent plus. Il aggrave son diabète en ne mangeant que du sucre, mais comme il n’a jamais faim c’est la seule chose qui lui permette de ne pas tomber dans les pommes. Il est une boule de nerfs de façon permanente, tantôt tremblant de douleur, tantôt s’effondrant en sanglots sur une simple pensée pour elle.

Ses jours sont hantés par le visage de Barbara, par ses souvenirs communs qui l’enfoncent de plus en plus dans les regrets. Ses nuits sont ravagées par la vision d’Elato sur elle, prenant ce corps qui auparavant était pour lui. Il se réveille chaque nuit en pleurant, sans parvenir à trouver à nouveau le sommeil de longues heures durant. Il se lève en ayant tous les jours conscience de l’absence flagrante de celle qui partageait sa vie. Il tente d’aller dans des bars ou au restaurant seul, pour conjurer le sort, mais cela ne parvient qu’à le renforcer dans sa propre solitude. Le renvoyant à tout ce qu’il a perdu. A tout ce qu’il espère retrouver. Car il n’a plus que cela à espérer.

A Midsummer Nightmare

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Il est de ces rares jours où la douleur paraît presque supportable. Pas non plus de ces jours où l’on peut être épanoui et heureux de respirer l’air frais non. Juste un jour, de temps en temps, où l’on sent la souffrance comme quelque chose de présent dans sa vie, dans son corps. Comme si cette dernière faisait partie d’un tout, faisait partie de soi. Et qu’on ne puisse pas passer un seul jour sans la ressentir sous toute cette couche de peau, de muscles, de chair et de graisse. Elle est là, elle sera toujours là tant que j’existerais car elle est incrustée en moi.

Partant de là, on finit par se dire que les moments de bonheur passés n’étaient là que pour conjurer le sort, qu’ils n’étaient là que par hasard et qu’il ne faut jamais s’en contenter, faire comme s’ils étaient acquis. Ce n’est pas la norme, la norme est d’être en perpétuelle aphasie. Pire encore, pour chaque instant de bonheur passé, une souffrance bien plus prononcée et plus durable viendra s’installer. Folie d’oser profiter du bonheur et folie de croire qu’il puisse se poursuivre. Folie de penser qu’on peut parfois s’en sortir sans traitement, même s’il vous rend infantile et à bout de toute énergie, sans pour autant prendre tout le mal et la peine que l’on a en soi.

Alors on reprend des médicaments qui plongent dans une sorte de sommeil éveillé. On ne vit que par le biais de souvenirs, qui deviennent regrets, puisqu’ils sont passés et ne reviendront jamais. On vit en se remémorant les bons moments, qui deviennent de vrais poignards dans le cœur quand on voit ce qu’ils sont devenus. Rien. Il n’en reste rien. Comme il ne reste plus rien de ma vie passée, que j’aurais voulu encore présente et à venir.

Vivre, c’est juste faire acte de présence

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Passer son temps à se reconstruire, années après années. A se reconstruire une vie, à se reconstruire soi-même avant tout. Passer son temps à se reconstruire, mais surtout prendre son temps pour le faire. Se répéter avec un accent italien empli de candeur que la vie est belle après tout, même sans trop y croire. Mais se le dire, s’en persuader. Pour oublier ses aspects rugueux qui écorchent la peau et les organes internes. Ses irrégularités qui égratignent le corps, le cœur et l’esprit.

Jours après jours, semaines après mois, après années, rebâtir sa pyramide de Maslow dévastée ; retrouver une certaine confiance en soi, un besoin de se sentir aimé, de compter pour quelqu’un. Et puis se jurer, qu’ô grand jamais personne ne nous fera plus jamais de mal. Que personne ne nous fera plus souffrir. Le fait d’avoir souffert pour plusieurs et pendant plusieurs années rend bien moins tolérant à la violence psychologique. Le fait d’avoir assez donné de sa personne pour sentir qu’une peine plus grande qu’une autre pourra nous briser, à jamais.

Alors petit à petit on se sent mieux. Pas encore forcément bien, mais déjà mieux. On commence à pouvoir regarder les autres en face et les voir autrement que des ennemis destinés à nous rendre la vie détestable. On se surprend à sourire, rire même. En se forçant au début, puis en prenant le pli, le faisant par réflexe défensif et – se rendant compte qu’il est bien mieux vu qu’un hochement de tête approbateur – on finit par l’adopter, par habitude plus que par véritable envie.

Et puis vint le jour où l’on se croit prêt. Prêt à profiter de la vie, comme tous ces insouciants qui courent les rues et les jardins. Prêt à vouloir refermer les blessures du passé, prêt à les laisser au fond du placard en se disant qu’elles n’étaient que de mauvais rêves. Se dire que finalement la vie vaut peut-être le coup d’être vécue et balayer d’un revers de la main ce qui servait encore pourtant à nous faire prendre compte des erreurs passées pour ne plus les commettre par la suite. Ne jamais faire confiance aux Autres, jamais.

Mais on recommence, on se laisse vivre, on se laisse avoir donc. C’est là que l’on se rend compte qu’on ne pourra jamais être de nouveau prêt. S’abaisser à vouloir être heureux n’est ni plus ni moins qu’un piège monté de toutes pièces par les aléas de la vie. Faire confiance à quelqu’un, quel qu’il soit, n’est au final qu’un lancement d’un compte à rebours de bombe qui ne préviendra jamais quand il fera exploser votre vie, vos espoirs et vos perspectives d’un avenir heureux.