Depeche Mode

Depeche Mode – Tour Of The Universe

Presqu’un an après le concert de Depeche Mode au POPB (en compagnie de Mélou, un hotdog, du pain perdu, des menthols, des oreilles gelées et une première partie digne du cirque de Monte-Carlo), le film issu du concert est dans mon lecteur DVD. Première fois que je suis allée les voir en concert, et premier DVD live que j’ai pu voir d’eux (juste avant d’enchainer sur TTA – Touring The Angel). Sorti le 8 novembre, soit 10 bons mois après leur dernière tournée, ce DVD s’est fait plus qu’attendre, mais le résultat est-il à la hauteur de tout ce laps de temps ?

Copyright Tous droits réservés par Yaniv Ben Simon

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Oui et non. Prévu pour mars dernier, le DVD s’est fait attendre pour des raisons techniques. Notre cher Dave Gahan, non enthousiaste par le style de la vidéo, a ainsi décidé de jouer la carte de la perfection en supprimant des scènes inutiles et en ajoutant une multitude de bonus (deux heures de reportage et autres extras). Les scènes de la vidéo ayant été tournées, pas moyen de jouer sur la qualité de ces dernières comme on le voudrait. En échange, le coffret est on ne peut plus soigné, avec ses deux DVD et ses deux CD. A noter que celui-ci arbore un petit « suitable only for persons of 12 years and over », sans doute en raison de la nudité féroce du torse de Gahan, exhibé pendant une bonne partie du live. Dans le même temps, une chanson a carrément été supprimée du DVD live (Strangelove), car on pouvait voir sur les écrans scéniques deux demoiselles en train de se faire des papouilles, véridique. Ca, c’était pour le « oui ».

Pour le reste j’ai été quelque peu déçue. C’est l’équipe de Russell Thomas (qui a en outre filmé en concert Korn, Bjork, Coldplay, Placebo, j’en passe et des bien meilleurs) qui s’est chargée de filmer ce TOTU, et franchement, le résultat ne demandait pas d’attendre presqu’une année entière. Je reproche surtout à la vidéo ses nombreuses scènes volontairement floues (oui, vous savez, ce flou artistique qui peut donner la nausée quand il est trop usité) et ses abondants plans larges quand on voudrait surtout voir Depeche Mode, et rien que Depeche Mode. C’est Anton Corbijn, fameux photographe de célébrités, qui se chargeait habituellement de filmer les lives du groupe, mais qui est tout de même resté présent sur le TOTU en réalisant les visuels présents sur les écrans lors du concert, ainsi que de la scène en elle-même.

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Somme toute, un DVD légèrement en-deçà du concert en lui-même (qui fut, si tant est qu’il soit utile de le rappeler, superbe) mais qui reste largement écoutable et regardable. Préférez toutefois visionner Touring The Angel pour le plus grand plaisir des yeux et des oreilles. TTA, ce sont des séquences tantôt en couleur, tantôt en noir et blanc. Avec des plans sur le groupe comme on les aime. Des gros plans sur les visages ou les parties du corps, mais sans que cela ne soit dérangeant ou futile. Il y a tellement à dire sur le TTA que je pourrais songer à un faire un article …

Et un grand merci à Mélou pour les détails et l’image très « champ de blés » !

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Depeche Mode – POPB 2010

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Deuxième fois que je vais à Bercy pour un concert et première fois que j’y vais voir Depeche Mode. Il y a encore quelques mois, je ne connaissais d’eux qu’Enjoy the Silence et Just Can’t Get Enough. Au matin du concert, je connaissais toute la playlist du soir et l’ordre d’apparition des chansons.

Après un passage dans un café à proximité de Bercy où les clips de DM passaient sur tous les écrans, me voilà avec Mélou et Leslie à Cour Saint-Emilion, une station de métro plus loin. Véritable communauté dans la ville, Bercy Village et ses cafés nous accueillent à bras ouverts. Le froid  nous congèle les oreilles mais qu’importe, nous avons des places numérotées et donc nul besoin de faire partie de la file d’attente dans le froid, des heures durant pour une place en fosse.

Après un pain perdu, un article du 20 Minutes maudit, une chanson entendue en ultrason par Mélou et des cache-oreilles nous faisant de l’oeil, nous voilà dans l’enceinte du Palais-Omnisports.

La première partie, commencée depuis déjà une vingtaine de minutes, résonne à nos oreilles. Nitzer Ebb, de l’électro-pop bobo (non Mélou je ne suis pas bobo !) sur un fond de rock indépendant, le tout interprété par un chanteur en costume-cravate bondissant d’un bout à l’autre de la scène.
Pourquoi pas … mais ce n’est pas vraiment pour cela que nous sommes venues d’aussi loin pour certaines et aussi tôt pour d’autres.

Une musique de fond commence, musique répétitive et emblématique des concerts qui vont réellement débuter.
Et le moment fatidique tant attendu arrive enfin, à peine les lumières éteintes. Nul besoin de se boucher les oreilles délicatement avec ce que l’on appelle communément Boules Quies dans le milieu du spectacle, le son qui nous parvient ici n’est pas un son amateur mal réparti. Celui-ci est fort sans être désagréable, signe encourageant pour la suite de la soirée.

Dave, Martin(euh), et Fletch (Mélou me corrigera si je me trompe) font leur divine apparition sur l’intro : les fans sont en transe, le public tout entier est survolté et Mélou a des larmes le long de ses joues. Toi-même tu sais, moi-même je comprends, je n’ai jamais pu m’empêcher de pleurer à un concert de Mylène Farmer.

Et puis tout est allé très vite, trop vite, ce concert fut parmi les rares à être si denses et à passer à une si grande vitesse. Dave passait son temps à virevolter sur tout l’espace de la scène, faisant tantôt des tours sur lui-même, tantôt des déhanchés sexy dont lui-seul semble avoir le secret. Des mouvements du bassin ni scandaleux ni scabreux, simplement et bougrement érotiques.

Vint la chanson que je connaissais sur le bout des doigts ; un Enjoy the Silence dont le refrain ne fut chanté que par le public, à l’unisson, d’une seule voix claire, limpide et puissante.
Et puis une autre, NLMDA, avec une foule en délire ne faisant que balancer des bras de droite à gauche en symbole des champs de blé. Mouvements désordonnés et impeccablement bien calculés à la fois.

Le concert fut fini aussi rapidement qu’il avait commencé : avec cris et splendeur.
Good news, ce n’était là qu’après le concert que je suis devenue fan de Depeche Mode, de Mélou, du sandwich jambon-beurre pré-concert qui a toujours le même goût où que soit le concert, des caves à cigares et du torse de Dave Gahan.