décision

Un droit ? Une obligation ? Une libération.

C’est dommage d’en finir ainsi. Ainsi oui.
Nous devons tous en finir un jour, encore y-a-t-il la manière de le faire.

Je parle du cas de Chantal Sébire.
Nous en finissons tous un jour, pour certains c’est un évènement tabou, d’autres y pensent régulièrement, non pas qu’ils souhaitent mourir forcément, mais c’est un sujet d’une telle importance qu’on ne peut s’empêcher d’en parler. La plupart n’y voient qu’une fin en soi et redoutent ce moment irréversible.

Dans l’absolu elle ne me dérange pas. Je ne crains pas ma mort, j’ai peur pour celles des autres.

Là où je trouve que le bât blesse, c’est que l’on ait même pas le droit de mort sur sa propre vie. Evidemment il y aura toujours l’excuse des « déviances » que cela pourra entrainer, mais soyons réalistes, ce n’est pas un meurtre, ce n’est pas une joie, c’est un besoin. Quand la mort devient un besoin (pour la personne concernée j’entends), c’est inhumain de vouloir la retenir de force. On a bien compris qu’on voulait nous garder en vie le plus longtemps possible puisqu’on ne doit plus fumer dans les endroits publics car Fumer Tue, on ne doit plus manger trop gras etc vous connaissez la chanson; mais pourquoi? Pourquoi une telle envie de nous maintenir en vie malgré les difficultés?
Notre vie nous appartient et il est légitime d’en faire ce que bon nous semble.
Je ne fais pas une apologie de l’euthanasie ou autre, j’ai juste soif d’un peu plus de liberté, d’un peu moins de souffrance en ce vous concerne. Pour le moment on ne sait pas vraiment comment est décédée Chantal Sébire, pourvu qu’elle ne devienne pas une simple statistique du taux du suicide.

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