coup de gueule

The Beatles : le mieux est l’ennemi du bien

The-Beatles

Si j’aime les Beatles, c’est parce que j’ai bouffé du Nostalgie pendant toute mon enfance. C’est parce que je me suis saignée tous les albums depuis des années, en boucle, les haut-parleurs à fond. Mais s’il y a une chose que je déteste, c’est tout ce merchandising puant autour du groupe. Ok, je n’ai rien de particulier contre le merchandising en général, cela reste du marketing primaire mais si un fan trouve son bonheur en l’achat d’un objet / souvenir de concert pour lui rappeler l’amour qu’il porte à son idole, pourquoi pas. J’ai des calendriers Mylène Farmer et des t-shirts des Beatles. Justement, voilà ce qui me révolte. On bazarde de-ci de-là des tonnes de produits dérivés, qui sont au final achetés la plupart du temps par des personnes qui n’en ont rien à faire mais bon, c’est cool de surfer sur l’effet de mode. Quand je vois des petites poufs qui écoutent du B2O et qui sont incapables de me citer une chanson des Beatles alors qu’elles en arborent les couleurs, ça m’énerve. Tout va bien, tout le monde a le droit d’écouter du B2O. Oui ok c’est mignon tout plein et les gens font ce qu’ils veulent, mais étant une fan depuis bien avant ce battage marketing, ça me hérisse. Je sais qu’il y a ceux qui sont nostalgiques de cette époque et ceux qui regrettent de ne pas en avoir fait partie, mais il y a trop de surenchère. OUAIS ET LES BEATLES SUR ITUNES. Sérieux arrêtez les mecs, qui que vous soyez. Un fan des Beatles ce n’est pas seulement quelqu’un qui boit son chocolat chaud dans une tasse Hey Jude. Un fan des Beatles ce n’est pas non plus une groupie de 15 ans qui se caresse en écoutant chanter Paul McCartney et en l’imaginant à l’époque où il avait son âge. J’aime les Beatles parce qu’il y a des chansons poignantes (Let It Be, Yesterday), des chansons psychédéliques (Lucy in the Sky…), des chansons folklo (Yellow Submarine), des chansons d’anthologie (Come Together, Help !), barrées et vives (Helter Skelter), tendres (Black Bird, If I Fell), reposantes (Julia, Dear Prudence, This Boy), dynamiques (Can’t Buy Me Love, I’ve Just Seen A Face) ou encore simplement entrainantes (Penny Lane, Lady Madonna, Magical Mystery Tour, Baby You’re A Rich Man).

Il y a une tripotée de raisons d’aimer les Beatles, car non, chaque chanson ne se ressemble pas et non, leur discographie n’est pas une discographie pour minettes (exclusivement). D’un coup de cœur j’ai dérivé au coup de gueule car je n’en peux plus de voir des objets déco ou vestimentaires des Beatles, achetés par des gens (pigeons) avec qui je ne pourrais même pas avoir une conversation sensée et intéressante sur le groupe.

Publicités

La Personne de Trop : La Troisième !

S’il y a bien une chose qui me fait sortir de mes gonds (parmi un paquet de dizaines d’autres choses) c’est bien quand on m’adresse la parole en utilisant la troisième personne du singulier pour me désigner. Elle fait quoi dans la vie ? Premièrement, si tu t’adresses véritablement à moi, tu ne formules pas tes phrases comme ça. Tu m’as prise pour un nourrisson de deux mois qui ne sait ni parler ni comprendre ce qu’on lui dit ? Elle prendra du café comme tout le monde ? Oui, je reste un être humain et je crois pouvoir faire des efforts de socialisation quand on me le demande (même si boire un café n’est toutefois pas un effort pour moi), quand d’autres ont apparemment toujours des problèmes avec le respect et les bonnes manières. Subir pendant tout un après-midi ces (re)marques de condescendance, volontaires ou non, mais tout aussi désagréables un cas comme dans l’autre, pourrait amener ni plus ni moins à une clarification de la situation par le biais de mots orduriers, de phrases bien placées et d’ironie délicate.

Mais là où ça se complique, c’est quand lesdites paroles condescendantes sont prononcées par des personnes de cinquante années plus âgées que moi. La solution reste de simplement leur faire comprendre par un dialogue censé que je ne suis pas la jeune idiote qu’ils croient voir en moi et que la jeunesse ne rassemble pas tous les défauts. Dussent-ils oublier qu’ils sont aussi passés par là bien des années auparavant. Et elle, elle préfère se faire enterrer ou incinérer ?

Bref, il est minuit, l’heure de mon épisode de Nurse Jackie. Pour faire de beaux rêves, c’est le top. Et pour se détendre aussi ? J’en prendrai bien un deuxième alors.