comédie

Scream Queens

screeam Oui vous l’aurez deviné avec mes récents articles, l’époque de fin d’année est assez propice aux nouvelles saisons de manière générale (nouveaux épisodes de Scandal, des Revenants, de How To Get Away With Murder, Once Upon a Time et de Homeland) mais également aux nouvelles séries qui commencent. C’est le cas de Scream Queens qui a débarqué sur les écrans fin septembre.

Je n’attendais absolument pas cette série avant de voir les publicités géantes dans Los Angeles en y circulant en voiture. Ce qui m’a intriguée sur les affiches est d’une, le côté horreur assumé, et de deux la présence de l’actrice Emma Roberts (photo de gauche). Ces deux éléments me faisant largement penser à American Horror Story. Et pour cause, ce sont les mêmes créateurs.

Comédie horrifique, Scream Queens nous plonge dans une sororité touchée par différents meurtres, tous plus sanguinaires les uns que les autres. Pas franchement d’épouvante ici, mais plutôt une façon délurée et gore de retourner des clichés américains et des coutumes ancestrales. La série se veut une référence à l’horreur dans sa généralité et le fait très bien au niveau de ses acteurs également, en faisant appel à Jamie Lee Curtis : saga Halloween, Fog, le Bal de l’horreur, le Monstre du train, j’en passe et des meilleurs, autant dire que la dame est une habituée du genre, elle-même surnommée scream queen à l’époque.

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Quinze épisodes sont prévus pour cette première saison et une seconde commence déjà à se préciser, suite aux bonnes audiences des épisodes diffusés jusqu’à présent. Hommage aux slashers, je préfère vous dire tout de suite que les personnages (principaux comme secondaires) tombent comme des mouches à chaque épisode, mais c’est un vrai plaisir car l’humour est très bien tourné. Je pensais dans un premier temps le comparer à la série Scary Movie, mais le comique de cette licence est trop potache. Il peut véritablement être associé à celui de Scr4am (le dernier en date donc), mélangeant dialogues vraiment drôles et remarques acerbes, tout en utilisant un tueur déguisé, dont on ignore évidemment l’identité, comme toile de fond. Scream Queens est pour moi une réussite sur bien des plans, qui peut facilement plaire, même aux allergiques aux films d’horreur.

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Le Talent de mes Amis

Affiche_film_Le-Talent-de-mes-Amis Le Talent de mes Amis est un film français coécrit et réalisé par Alex Lutz. Alex Lutz, on l’avait déjà vu dans OSS 117 ou Hollywoo, pour ses apparitions les plus remarquées. Il est surtout très présent à la télévision puisqu’il apparaît dans SODA, Kaamelott ou encore La Revue de presse de Catherine et Liliane, accompagné de Bruno Sanches, présent également dans Le Talent de mes Amis. Il sera également au casting des Visiteurs 3 : La Terreur, prévu pour avril 2016.

Je n’attendais pas grand chose de ce film étant donné que je connaissais peu Alex Lutz et que je n’avais pas vu la bande-annonce, ni même lu le synopsis. Finalement, ce fut une bonne surprise. Alex est un homme de 35 ans qui travaille en tant que conseiller clientèle dans le domaine des assurances. Il a une vie à peu près bien rangée, voire même déjà toute tracée. Il se rend également compte qu’il ne veut pas de cette vie là. Il va donc tenter l’aventure de la chanson, car il adore la musique depuis très longtemps.

Ce qui m’a surprise dans ce film est la qualité de la réalisation. Alex raconte son histoire en voix off et commente parfois même certaines scènes. Les effets de réalisation (notamment quand il réalise qu’il n’aime pas son travail) sont assez surprenants car rares dans un film franco-français. On retrouve la pétillante Audrey Lamy, l’inébranlable Jeanne Moreau et la forte Sylvie Testud, mais aussi Monsieur Poulpe ou encore Marc Lavoine en guest stars. On sent beaucoup d’autobiographie dans ce film, comme a pu le faire Guillaume Gallienne avec Les Garçons et Guillaume, à table ! mais aussi beaucoup de réalisme, d’autodérision et d’espoir. J’ai beaucoup ri, j’ai été émue également, et rien que pour cela je suis contente que l’industrie française du cinéma continue à faire des films.

Pourquoi j’ai pas mangé mon père

Je devais aller visionner ce film en début de semaine, mais après avoir subi Lost River, j’étais tellement blasée que je ne voulais pas m’infliger une seconde séance dans la même journée, qui aurait pu s’avérer presqu’aussi désastreuse que la première.

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Ce film (basé sur un livre de Roy Lewis, il fallait le faire) n’est pas décevant mais il n’est pas transcendant non plus. L’histoire est elle-même est assez banale mais logique finalement, puisque le film se veut ciblé vers les enfants. Les rebondissements sont convenus et je me suis ennuyée par moments, me rendant compte que je dépassais l’âge moyen du public de la salle. J’ai du mal d’ailleurs à cerner la cible de ce film, tant des scènes peuvent être incompréhensibles pour de jeunes enfants et d’autres franchement lourdes pour des adultes. Comme si, à vouloir agir sur plusieurs fronts, le long-métrage se perdait en route et devenait difficile à visionner pour chacune des tranches décrites plus haut. Ce point de vue est totalement subjectif et je suis sûre que beaucoup l’apprécieront sans même se soucier de cela. En revanche, l’aspect 3D et les images en elles-mêmes sont sublimes. Les séquences de savane font bien évidemment penser au Roi Lion, surtout à ceux qui comme moi ont grandi avec ce dessin-animé. Et puis quel plaisir d’entendre Louis de Funès à nouveau ! Les mimiques des acteurs sont adéquates et bien placées, sans trop en faire non plus. Je n’ai d’ailleurs pas reconnu Mélissa Theuriau dans le personnage de Lucie, qui me faisait plutôt penser à Diane Kruger. Ce n’est donc pas le film de l’année mais on passe un bon moment, surtout quand les gosses de la salle arrêtent enfin de parler comme si la Terre entière était sourde.

IZombie

Je suis telllement blasée que je vous sors le synopsis de Wiki en guise d’introduction : « Olivia « Liv » Moore est une étudiante en médecine transformée en zombie suite à une soirée qui a mal tourné. Aujourd’hui, Olivia est médecin légiste et ce métier lui permet de calmer sa faim et les voix dans sa tête en se nourrissant de cerveaux des défunts. Mais, à chaque bouchée, elle hérite des souvenirs de la personne. Elle décide donc d’aider le détective Clive Babinaux à résoudre des affaires de meurtres ».

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Guess what ? C’est encore pire que Z Nation alors que la barre était déjà placée bien bas ! Je n’ai pas envie de m’étendre trop longtemps sur ce sujet étant donné la faiblesse de la série. Seulement le premier épisode est à ce jour sorti mais il est bien suffisant pour se donner une idée de la qualité globale. Adaptation d’une série de comic book DC Comics (après Arrow et The Flash), elle cible les adolescents, et pour cause. Pour cerner la série, il faut avant tout rappeler que le créateur et scénariste n’est autre que Rob Thomas, à qui l’on doit Veronica Mars et 90210 Beverly Hills : Nouvelle Génération, ahem.

Ce n’est pas très beau, les acteurs ne sont pas très bons et le scénario … Une fête qui dérape et les gens qui deviennent des zombies, hell yeah ! J’en retiens quand même que les transitions sont bien faites et que la série n’est pas forcément nulle mais s’adapte malheureusement à son public. L’idée de base est bonne mais l’adaptation est quelque peu ratée : si vous avez plus de 16 ans, passez votre chemin !

The Voices (Monsieur Moustache FTW)

Il y a des films comme ça, où il y a un mois encore, j’en ignorais totalement l’existence. Et puis, avachie devant les bandes-annonces de la séance de Kingsman, mon esprit et mon cœur ont réagi à l’unisson devant la découverte de cet OVNI : The Voices. Cela ne fait que deux semaines que j’ai vu la BA, mais j’ai l’impression d’attendre ce film depuis deux ans.

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Pour faire simple, Jerry (Ryan Reynolds) entend des voix qui balancent entre le bien et le mal, et qui viennent respectivement de son chien et son chat. En arrivant, on m’a dit « Ce film promet d’être horrible, certaines personnes ont même quitté la salle en pleine projection ». Je me dis « Allons bon, ça ne peut quand même pas être si terrible que ça ». Puis j’ai compris pourquoi on m’avait dit cela. La salle était pleine et très réactive aux scènes. Les spectateurs se taisaient quand il le fallait, riaient quand il le fallait mais étaient aussi assez dégoûtés quand apparaissaient des scènes morbides. Lesdites scènes ne m’ont pas choquée mais j’ai réalisé que le public présent ici n’était absolument pas familier aux films d’horreur et aux séquences du genre. Ils ne s’attendaient sûrement pas à ça, d’où leur forte réaction face à ces scènes. Pour autant, l’aspect dégoûtant de certains moments est plus suggéré que montré, donc ce n’est pas moi qui vais vous dire que ce film était très gore.

Ce long-métrage est très travaillé et cela se voit. Les différences de traitement des mêmes lieux, mais selon l’état d’esprit du personnage principal, sont flagrantes et reflètent bien le gap des visions de chacun envers notre société. L’œil de la Providence est omniprésent dans le film, sans que je n’aie pu compter le nombre de symboles ésotériques présents ici.

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Ryan Reynolds est surprenant car son rôle est surprenant, tandis que Bosco et Monsieur Moustache sont sans conteste mes personnages préférés. On retrouve également Anna Kendrick (Twilight, Scott Pilgrim) qui a une bouille que j’affectionne tout particulièrement. La mise en scène est soignée et le rythme soutenu. J’avais le sourire jusqu’aux oreilles en sortant de la salle (je devais bien être la seule après un délire pareil) mais je regrette la fin si défaitiste d’un point de vue sociétal. Marjane Satrapi a également voulu mettre en avant le fait que ce n’est pas un sujet drôle du tout. Il faut le tourner en dérision pour avoir cet aspect WTF bien sympathique, mais l’histoire est triste. C’est un vrai drame personnel qu’on voit ici. C’est pour cette raison que je n’ai pas été choquée car on voit en face la réalité et l’aspect dramatique de la situation du personnage. C’est au niveau de la communication pré-passage en salles qu’il aurait fallu être plus clair pour éviter la déception de bon nombre de spectateurs. La plupart des gens qui ont pris leur billet n’ont même pas du lire qu’il y avait marqué « Interdit aux moins de 12 ans » dessus.

En outre, j’ai apprécié The Voices, car si j’avais fait un film, c’aurait été celui-là.