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Une Foodie chez Georges Blanc

Je poursuis ma tournée des restaurants avec une escale à Vonnas, à une quinzaine de kilomètres de Bourg-en-Bresse, au sein de l’illustre enseigne de Georges Blanc, récompensé de 3 étoiles au Guide Michelin (et 4 toques au Gault-Millau s’il vous plaît).

Je ne vais pas revenir en détails sur tout l’historique de la ville de Vonnas et de la présence de la famille Blanc (et surtout de Georges), mais sachez que s’il y a une sortie d’autoroute directe sur le village, il n’y est pas pour rien. Blanc dans le pays de la Bresse, c’est un empire. Depuis la présence de Jean Louis Blanc, limonadier dès 1872 en plein centre-ville, jusqu’aux multiples récompenses de Georges dans le milieu gastronomique et la présence du complexe hôtelier et des différents restaurants de Vonnas, qu’on appelle aujourd’hui Le Village Blanc.

 J’ai choisi de déjeuner dans l’Ancienne Auberge, principalement pour des raisons de coût et de praticité. Je n’avais ni le temps ni les moyens de déjeuner dans le restaurant principal avec son menu à 7 plats et 295€ et me suis donc « rabattue » avec plaisir dans l’auberge mitoyenne que je connaissais déjà, plutôt style bistro, où l’on mange vite et bien. J’ai choisi de prendre la spécialité du pays (que j’adore) : la volaille de Bresse. Accompagnée de morilles, de riz pilaf et de sa sauce onctueuse, qui revient à moins de 40 euros, le supplément morilles compris. Les prix pratiqués dans l’auberge sont bien plus abordables que dans l’enseigne principale et la salle est pleine tous les jours, ce qui nous fait oublier que nous sommes quasiment en rase campagne.

L’autre bon plat que je me souviens avoir goûté chez lui étant la quenelle de brochet homardine, baignant également dans sa sauce, plutôt assaisonnée. La nourriture est d’une finesse que c’en est un plaisir indéfinissable. Les plats servis sont copieux sans être écœurants pour un sou, comme on pourrait l’imaginer en voyant la sauce.

J’ai terminé mon repas (je ne dois pas dire que j’avais encore faim mais j’ai surtout mis ça sur le dos de la gourmandise) par un moelleux au chocolat coulant, accompagné de sa glace au moka.

Je suis consciente que les enseignes de Georges Blanc restent au-dessus des restaurants de la vie de tous les jours en termes de prix, mais le jeu en vaut véritablement la chandelle. Comme à chaque fois où j’y suis allée, le chef de manque pas de venir nous saluer à la fin du repas pour prendre en compte nos remarques, ce qui ne se fait pas toujours dans les restaurants où les chefs où des enseignes partout en France. Cette promiscuité est liée au fait que tout l’univers Blanc soit concentré à Vonnas, véritable symbole de l’économie de la Bresse.

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À Vif !

Sorti ce jour, A Vif est une comédie culinaire (et encore, le film ne prête pas tant que cela à rire), avec comme acteurs centraux Sienna Miller, Omar Sy et Bradley Cooper. Comme vous avez pu le remarquer, j’adore la bonne nourriture et les grands restaurants. Je dois dire que c’est cette facette de ma personnalité qui m’a guidée vers ce film, plus que celle qui aurait pu me pousser à me languir devant Msieur Cooper.

Fidèle à mes habitudes, je n’avais pas regardé la bande-annonce et pour ainsi dire pas vraiment lu le pitch. Bradley Cooper joue donc le rôle d’un ancien chef étoilé, parti se remettre les idées en place pendant trois années (le temps d’ouvrir un million d’huîtres), et revenu afin de gagner sa troisième étoile au Guide Michelin. Ses comparses l’aidant à atteindre son objectif : Sy et Miller donc.

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Le film se déroule en grande partie à Londres mais à quelques moments dans Paris, avec également la présence de figurants et acteurs français, ce que je tiens à préciser, vu le nombre de films qui prennent des américains pour jouer de faux français en espérant parvenir à donner le change sans sourciller.

Je m’attendais à un film pas franchement folichon qui n’était là que pour surfer sur la vague du « la cuisine française c’est trop cute, surtout auprès des américains », mais j’ai été agréablement surprise. D’une durée d’1h40, je n’ai pas vu le temps passer alors même qu’on pourrait croire à première vue que ce n’est pas un long-métrage à rebondissements. Alors certes, on voit venir l’histoire d’amour Cooper / Miller gros comme Morgan Spurlock dans Super Size Me, mais l’enchaînement des événements au fil de l’histoire est bien agencé et réserve également quelques surprises.

Le gros point positif, pour les fans de gastronomie comme moi, sont les longues séquences liées à la nourriture servie, à l’agencement des plats, aux dessous de la grande cuisine et à la perfection nécessaire, dont on ne se rend pas toujours compte quand on est de l’autre côté des fourneaux. A Vif n’est pas le film de l’année mais sa fraîcheur et son côté frenchy assumé permettent de passer un bon moment. Et puis cela change des films d’horreur !