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California Girlz (mais pas que !)

Le temps est arrivé de vous faire un retour dans les grandes lignes de mon périple aux Etats-Unis, que je voulais faire à froid et à tête reposée.

Cela ne se voyait peut-être pas sur le moment, mais j’ai surkiffé ce séjour. Jamais je n’avais pris l’avion aussi longtemps, jamais je n’avais conduit sur la route 66, jamais je n’avais roulé dans un pick-up, jamais je n’avais joué dans un casino de Las Vegas, jamais je n’aurais pensé voir le Grand Canyon et toutes les merveilles que j’ai vues, jamais je n’avais mangé de poutine, jamais je n’étais allée aux Etats-Unis somme toute.

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Baie de San Francisco

Partie un lundi midi de Paris, je suis arrivée à San Francisco le soir même, heure locale (c’est à dire le lendemain matin à six heures heure française). Les cable cars, les Piers, le Golden Gate Bridge, Alcatraz, les quartiers si distincts les uns des autres, j’en aurais vu le maximum pour le peu de temps passé là-bas : une journée. Concernant les différents quartiers, je suis aussi bien allée au quartier gay qu’au quartier plus hippie, plus chinois ou encore plus central. J’ai adoré la visite d’Alcatraz car elle était pour moi dépaysante après un bref voyage en bateau. La ville quant à elle me rappelait le côté cosmopolite de Paris que je ne parvenais pas à me sortir de la tête. J’avais besoin de me couper réellement du monde, de mon monde, pour apprécier le petit quartier du bord de mer par exemple, ou le trajet en cable car, véritable vision du passé historique de la ville. San Francisco reste pour moi comme Montréal, j’y reviendrai, une ville où l’on peut pleinement s’épanouir où vivre ou passer une année d’études, grâce à l’accueil des habitants et à la multitude de lieux et de particularités à découvrir.

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Les Canaux de Venise de Los Angeles

Une journée donc, car le lendemain matin c’était déjà parti pour aller passer une journée et demi à Los Angeles (prononcez « ellay »). Je préfère être franche, quitte à m’attirer les foudres de certains, mais Hollywood, ce n’est pas ma came. En tout cas le Hollywood que j’ai vu. Je suis fan de cinéma mais le Walk of Fame s’apparentait plus à mes yeux au Walk of Shame. Je n’ai pas réussi à me laisser transporter par l’ambiance agressive des publicitaires, les femmes à moitié nues ou les super-héros posant pour de l’argent, ou encore la fameuse colline estampillée Hollywood qui ne casse pas trois pattes à un canard et où je me demande encore pourquoi tous les touristes posent devant alors qu’on a une bien meilleure vue en se retournant et en admirant la ville dans son ensemble. J’en ai parlé ici, l’un de mes meilleurs souvenirs de L.A. reste la gastronomie que j’ai pu tester, ainsi que les canaux de Venise, donnant un aspect vivifiant à la ville.

C’est maintenant parti pour Las Vegas, LA ville que je souhaitais voir depuis longtemps, à peu de choses près LA ville qui me faisait tant rêver lors de l’organisation de ce voyage. Fort heureusement, je n’ai pas été déçue. Et un départ pour Las Vegas en voiture s’il vous plait, par le biais de la route 66 (je n’ai toujours pas trouvé pourquoi il était écrit « route » sur la route et non road) et d’une escale au Bagdad Café. J’ai beau avoir vu beaucoup de films montrant Las Vegas (Las Vegas Parano, Very Bad Trip, j’en passe et des moins bons), mais jamais je n’aurais pu m’imaginer ce que j’ai réellement eu sous les yeux. Le soir de mon arrivée, j’assiste avec émerveillement au spectacle Zumanity du Cirque du Soleil à l’hôtel New York New York. Fan de théâtre, de spectacle, celui-ci m’a donné des ailes, je me sentais transportée par la force et la souplesse de tous les danseurs et acteurs de ce show qui ne peut que laisser sans voix. Pour me remettre de mes émotions, j’ai enchaîné directement avec le grand 8 de l’hôtel, circulant à l’extérieur des buildings et prodiguant une formidable vue sur la ville, malgré sa première descente de 64 mètres à 110 km/h. Le lendemain, vus à la vitesse lumière à cause du peu de temps là aussi alloué à la ville, les hôtels sont plus majestueux que jamais je n’aurais pu le rêver. Vous pouvez y voir un petit Paris, une petite Venise, un petit New York, une grande pyramide et bien d’autres choses encore. Des tripots et des tables de jeu à perte de vue (pour des mises de bases à la roulette assez hautes tout de même comparativement à Deauville ou pire, Sainte-Maxime), des lumières partout en veux-tu ? en voilà ! J’étais littéralement grisée par tout ce que j’avais sous les yeux. Enivrée par l’atmosphère, par les gens, par toutes les merveilles conçues facticement par l’homme à destination de l’homme. Comme dans une bulle, je me sentais dans mon élément au point de ne plus vouloir en repartir.

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Le grand 8 du NYNY

Il a pourtant fallu dire adieu à Las Vegas pour s’engager dans le désert, les larges plaines et l’aridité du sol et du soleil. Direction le Grand Canyon, Monument Valley, le parc national de Zion, le lac Powell, Antelope Canyon et le territoire des Navajo. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la moitié de ces endroits se visitent en voiture directement, tellement les distances entre les différents points de vue sont étendues. Des paysages superbes, dépaysants à l’extrême m’attendaient ici, sous un soleil vacancier et un Best Western à 250 dollars la nuit car réservé au dernier moment. Mais cela donnait réellement l’impression d’un road trip, l’impression que Mélou et moi étions Thelma et Louise, accompagnées de Brad Pitt, mais que cela finissait bien mieux que le film.

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Une sensation de quiétude parfaite m’enveloppait en regardant l’immensité des plaines et la profondeur des canyons devant moi. Comment cela a été créé, en combien de temps cela s’est-il déroulé ? Toutes ces vues soulevaient un nombre incalculable de questionnements scientifiques en moi, me montrant à quel point nous n’étions que peu de choses face à la Terre. Alors même que je passe mon temps à m’interroger sur l’espace, je me disais que je n’avais même pas fait le plus petit tour de la question. Pour autant, et je m’en excuse par avance pour cet article, je n’ai pas pris énormément de photos, car je sais que ma famille n’était pas intéressée plus que ça par les Etats-Unis et que je ne prendrais pas mon temps à les regarder une fois à la maison. Si un jour je ne me souviens pas de l’hôtel César à Las Vegas, il me suffira de regarder sur Google. Je n’aime pas prendre des photos que tout un chacun a déjà pu prendre, je n’y vois aucune plus-value, préférant pour ces raisons m’inclure sur les photos ou prendre les plats que j’ai pu déguster. Je ne suis pas non plus quelqu’un de visuel, je ne parviens pas à m’émouvoir à la lecture d’un livre par exemple, mes sens utilisés lors des souvenirs et des escapades sont différents. Plus que voir, je préfère sentir, goûter, entendre parler les américains, échanger avec eux. Contrairement à d’autres personnes, et je conçois que je peux passer pour une OVNI pour ça, ce sont ces sens-là que je préfère développer.

Court retour dans la banlieue de Las Vegas pour une petite trempette (l’un des rares sports que je peux pratiquer sans avoir mal, un vrai délice) avant de prendre à nouveau l’avion, pour le voyage du retour, mais avec une escale d’un jour et demi à Montréal. Sirop d’érable, poutine et accent cocasse, voilà le secret de cette ville. J’ai acheté comme tout le monde des souvenirs gustatifs à base de sirop d’érable, mais j’ai aussi pris le temps d’en ramasser une feuille, le mois de septembre aidant à cet exploit. Moi qui pensais avoir froid par rapport aux 40 degrés des précédents jours, la température étant pourtant des plus appréciables. Il faisait d’ailleurs plus chaud en soirée qu’à San Francisco ou Los Angeles en comparaison. Je sentais moins de dépaysement ici, sans nul doute du au fait que la plupart des personnes que nous avons croisées parlaient français, au même titre que les panneaux d’indication. Comme SF, Montréal bénéficie d’un très bon réseau de transports en commun qui permet de faire la jointure entre les différents points centraux de la ville : le vieux port, le vieux Montréal, le quartier gay, le Mont Royal (pensez à faire du sport pendant un mois avant de songer à arriver en haut) ou encore l’île où s’est déroulée une ancienne Exposition Universelle.

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Vue du vieux port de Montréal

C’est avec des étoiles plein les yeux que j’ai du rentrer à la maison, il y a quelques jours à peine mais j’ai pourtant l’impression que c’était déjà il y a une éternité. J’ai de nouveau envie de fouler des pieds le sable fin et rouge du Grand Canyon, de visiter l’exposition Bodies à Las Vegas ou voir le spectacle de David Copperfield, de manger les cheesecakes que j’ai pu goûter ou encore de retourner dans mon motel coup de coeur de Los Angeles, l’Alta Cienega Motel, qui me donnait véritablement l’impression de me sentir bien là où j’étais. Heureusement, je repars au mois de décembre, direction la côte est cette fois-ci !

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Une Foodie au Havre [Casino Pasino]

Plus d’un an que je n’étais pas rentrée dans un casino, vous le croyez ça ? Comme j’étais habituée à toujours partir gagnante des casinos français, il faut croire que perdre l’équivalent de 200€ dans un casino suisse m’a un peu refroidie. En tout cas ce soir je n’étais pas – que – là pour jouer, mais pour déguster, dans le bon sens du terme, au casino Pasino. Le dîner ne m’a pas énormément convaincue mais il reste un rapport qualité / prix correct. Explications.

Je ne suis pas allée au casino par simple goût de luxe (notamment car je ne suis absolument pas fan du groupe Partouche) mais il s’avérait que la nourriture de l’Ibis commençait de plus en plus à me dépiter. Je ne vais pas revenir sur ce désastre gastronomique mais moi qui adore le poisson, j’ai encore eu droit à quelque chose qui s’apparentait plus ou moins à ça, comme si c’était une contrefaçon de poisson (sans goût, trop cuit…).

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Franchement, ça a du m’arriver un jour d’acheter des légumes en conserves un soir de famine où l’heure de marché était passée et tous les primeurs fermés, mais servir des haricots pareils dans un restaurant, d’un vert trop louche pour qu’il soit normal et croquants comme des surgelés, cela fait partie des choses qui me dépassent. Allez, on passe maintenant au restaurant du casino Pasino au Havre.

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Partie pour juste commander un plat, je me suis laissée tenter par le menu qui comprenait également une entrée (ou un dessert, ou les deux, au choix). Le menu composé de deux mets était à 16€, ce qui est relativement modeste. Le foie-gras que j’ai commandé n’était donc pas des plus délicats puisque 16€, c’est à peu près le prix d’un bon foie-gras en guise d’entrée. C’est là où je voulais en venir quand je disais que le restaurant était correct au niveau du rapport entre le prix et la qualité. Pour un menu à ce prix, je ne m’attendais certes pas à avoir des plats d’exception, mais tout dans le service et l’aménagement du restaurant laissait paraître un endroit de grand standing.

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Poursuivant dans mes envies de poisson, j’ai ensuite pris un filet de dorade royale avec sa sauce au beurre blanc. Et j’ai déconné grave, j’ai pris des frites. En effet, cela ne va absolument pas avec le poisson, mais cela fait partie des aliments qui permettent de juger très facilement un restaurant. Rien à redire au niveau du poisson, il était bien assaisonné et la cuisson était parfaite. En revanche, les frites donnaient vraiment l’impression de sortir d’un stand de restauration rapide. Ce décalage être les deux mets était assez déconcertant et reflétait finalement la poudre aux yeux envoyée au client à la lecture de la carte et lors de la découverte de la salle.

Le Pasino n’est toutefois pas un mauvais restaurant car j’y ai tout de même apprécié mon repas. Compte-tenu des prix affichés, la nourriture servie n’est pas décevante non plus, disons que je m’attendais à un cran au-dessus, comme bien souvent.

40ème festival du cinéma américain de Deauville

Depuis le 5 Septembre, s’est ouverte la quarantième édition du festival du cinéma américain ayant lieu à Deauville (en complément du festival du film asiatique se déroulant tous les ans en Mars). L’heure de faire donc le point sur la dizaine de jours qui s’annonce.

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Demandez le programme !

J’ai beau y aller toutes les années, je n’ai pas parlé du festival sur ce blog depuis 2009. C’est avec grand plaisir que je vous exprime à nouveau ma passion dévorante pour le cinéma et en particulier pour ce festival. Le Polo Club de Deauville effectuant ses démonstrations de jeux équestres ce weekend, le festival aura été pour le moment assez dispersé. Comme d’habitude, point trop de monde (comparativement à Cannes ou Montréal) et des facilités d’accès dans tous les lieux dédiés aux séances : le CID (qui reste à mes yeux la plus belle salle de cinéma qu’il m’ait été donné de voir), le cinéma du Casino et le Morny Club. A noter également qu’on pouvait assister à Trouville à Off-Courts, festival du court-métrage, où les projections s’effectuent dans le casino de la ville.

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@Sacriledge

Le festival accueille cette année en tant que membres du jury, parmi les nombreuses têtes d’affiches : Emmanuelle Béart, Costa-Gavras ou encore Jean-Pierre Jeunet. Concernant les films en compétition (liste non exhaustive), nous trouvons :

  • A Girl Walks Home Alone at Night : Film d’Ana Lily Amirpour – qui réalise ici son premier long-métrage – il nous parle d’une ville austère et mortelle, où les habitants ignorent être sous la surveillance d’un vampire…
  • Juillet de Sang (Cold in July), avec Michael C. Hall (notre cher Dexter, que j’avais pu voir à Deauville en 2009 pour la présentation du film Ultimate Game, seule édition où j’avais vu sept films en un weekend !) : Il interprète là Richard Dane, un citoyen américain lambda qui tue un homme entrant chez lui en effraction. Il devient le héros de son village, mais ignore encore les conséquences de son acte.
  • Love is Strange : L’histoire dramatique d’un couple homosexuel qui rencontre les difficultés professionnelles et financières de n’importe quel autre couple, avec le très bon Alfred Molina.
  • The Better Angels : Biopic sur Abraham Lincoln, avec Diane Kruger.
  • Un Homme très Recherché : Thriller avec Philip Seymour Hoffman et Willem Dafoe (entre autres), sur fond d’espionnage post World Trade Center…
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@Sacriledge

Je ne vais pas revenir sur tous les films en compétition et tous les films diffusés (étant donné qu’il y en a plus d’une centaine), mais je souhaitais faire cette petite liste ci-dessus, car elle englobe mes acteurs préférés et mes genres de films aimés. On retrouve toujours les « Nuits Américaines », cette année au cinéma du casino et non au Morny, où vous pouvez visualiser tous les anciens prix du jury, de 23 heures à 6 heures du matin, dont Dans la peau de John Malkovich, Precious, Memento, Mamma Mia ! ou encore Little Miss Sunshine.

Je ne vous le répéterais jamais assez : ALLEZ AU FESTIVAL DE DEAUVILLE ! Que ce soit au festival du film américain ou bien asiatique, ce festival a tout d’un grand (ce qu’il est) mais a également les avantages d’un petit, notamment la possibilité de se loger seulement quelques semaines avant l’événement, des petits prix pour assister à un maximum de séances et une portée médiatique moindre, qui permet d’éviter un trop grand nombre de visiteurs. Festival testé, avec pour ma part presque dix années d’approbation.