bonheur

News Janvier 2016

Cela va faire un petit bout de temps que je ne m’étais pas penchée sur mon cas donc partons sur un article tranche de vie aujourd’hui.

J’ai toujours sur le feu un dernier article foodie américain, que je ne parviens pas à finir mais qui arrivera, je vous l’assure, cette année. D’autres articles sont également en cours d’écriture mais je n’ai jamais autant commencé de billets sans les finir. Eux aussi arriveront en temps et en heure. Pas de festival d’Angoulême pour moi cette année, mais il faudra encore attendre jusqu’à ce soir avant de connaître les noms des récompensés.

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J’ai récemment appris que la moyenne française de films vus au cinéma par an était de 6.9 par personne. Je trouve le chiffre un peu léger mais cela permet tout de même au septième art de se maintenir, espérons que l’année 2016 soit un bon millésime à ce niveau là également !

Pour finir sur un aspect beaucoup plus perso, cette nouvelle année commence formidablement bien. Un CDI avec la période d’essai effectuée, un nouvel appartement et une divine idylle. Il ne manquerait plus que je me remette au sport et je serai comblée sur tous les plans ! Bref, je suis heureuse, pourvu que ça dure !

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You’re my Guitar Hero

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Mojitos, piscine et Guitar Hero, c’était le changement d’air radical que j’ai vécu pendant une semaine. Et je compte bien rester sur cette lancée positive, le plus dur c’est de rentrer dans le bain. Tout ça grâce à l’énergie débordante de Mélou (fan d’Indochine à ses heures perdues mais faut pas le dire). Je vais vous raconter une histoire comme on en voit de plus en plus ces derniers temps. Il était une fois (j’ai encore rêvé d’elllllle), il y a maintenant bientôt 5 ans, la Coccinelle du Net, site de traduction de chansons étrangères qui a perdu de son panache depuis les lois sur les copyrights, qui ont quelque peu foutu en l’air le pouvoir du site car remettant en question le pourquoi de son existence. Effectuant des traductions au gré du vent, j’ai alors rencontré une jeune fille appréciant les chansons de Mylène Farmer et le bagage littéraire de ses paroles (ouais, t’entends ça Siboulette ? :p). De fil en aiguille une relation est née, ponctuée de forums internets, de conversations MSN, d’articles de (sky)blog et de photos sur Facebook. Après une rencontre non voulue et ratée dans un TGV, nous nous sommes vues, pour de vrai cette fois, et pour la presque première fois, au concert de Depeche Mode à Paris Bercy en janvier cette année, puis pour un autre concert, en juin cette fois-ci. C’est ainsi que je me suis retrouvée à passer une poignée de jours à Tours, à prendre des apéros à 10 heures du matin (quoi j’exagère ?), me faire détruire au billard à cause d’un manque d’inattention et à perdre ma virginité de batteuse sur Guitar Hero. J’ai aussi appris qu’une limace pouvait se dissoudre sous l’effet du sel (ne testez pas, nous l’avons fait pour vous), qu’une vieille femme dans Shutter Island boit un verre d’eau … sans verre (véridique) et que le power balance, ça fonctionne. Des semaines comme celles-là on en redemande et des rencontres comme celles-ci, on y tient !

Il Neige.

Toute cette excitation. Je ne m’en étais même pas rendue compte. Il me suffit d’être plongée devant un écran pour oublier tout ce qui m’environne. Et puis j’ai entendu ma collègue au téléphone. Une seule phrase. Presque un seul mot. Il neige.
Un coup d’œil à la baie vitrée pour voir qu’effectivement il neigeait. Mais pas de la neige dégueulasse, pas de la bouillie infâme comme on le voit trop souvent ici. Non. des beaux flocons qu’on regarde en les sentant se poser au bout de ses doigts en tendant les mains sous ce ciel blanc. J’étais par la même occasion la seule à oublier volontairement mon parapluie pour descendre à découvert dans la rue. Regarder, profiter, en écoutant machinalement le son d’une chanson des Red Hot dans mes oreilles. Snow.

Chai pas moi mais faut qu’ça bouge

Un peu d’optimisme. C’est tout ce qu’on demande après tout. Un chapeau de paille et une brouette ne sont pas uniquement faits pour transporter un cadavre ; voir la vie en noir a ses défauts et ce n’est pas toujours tout rose. Un bon livre, des amis proches, le tout sans faire de prosélytisme. Et puis arrêtons de couvrir la vie de ses plus beaux mots doux en la décrivant comme sophistiquée alambiquée juste compliquée. Le tout est de ne pas avoir de vision systémique, à défaut d’être manichéen comme bien d’autres l’ont été avant nous. Réduire la vie à un monde de couleurs, où tout est beau, magnifique et affreusement blasant n’est pas une vérité ; le contraire ne l’est pas non plus. Il faut prendre un peu d’air tu vois, du recul, se contenter de sa propre vie parce qu’elle ne changera que si l’on s’en donne les moyens, elle ne changera qu’avec un minimum d’ambition et d’envie, justement, de changement.

Tu ne peux pas continuer à voir tout en rose, je ne peux plus continuer à voir tout en noir.

Voir la vie belle, c’est être aveugle, négationniste voire complètement heureux. Alors en ce cas évidemment que la vie puisse être belle puisqu’on ne prend en compte que la sienne et aucune main invisible au monde ne pourra remettre d’aplomb ce système bien plus bancal qu’il n’y paraît. Alors on s’enfonce de plus en plus dans de faux semblants à des allures tellement véritables qu’elles feraient passer un homme intelligent et cultivé pour un humain inapte aux yeux d’un dément.
A l’opposé voir une vie comme je la vois moi n’a aucun intérêt si ce n’est penser que la société dans laquelle tu vis toi ne peut être qu’une société débridée sans apports, sans joies et sans absence de douleurs. C’est ignorer sempiternellement les espoirs de l’aristocratie ambiante et baisser les bras devant une quelconque amélioration tout en levant les yeux en guise de provocation.

Le juste milieu à trouver ne peut l’être que par ceux ayant un prosaïque bon sens ; trop réfléchir amène à trop de questionnements, trop de remises en question et trop peu de réponses. Etre optimiste ou pessimiste et donner du mou à ses idées en cherchant le juste milieu équitable équivaudrait à perdre du terrain, à se laisser gagner par l’adversaire ; chose inavouable et invraisemblable qui poussera toujours la communauté à se diviser, se déchirer, s’entretuer, débattre, tergiverser et confronter les opinions. Une vie sans opinions divergentes serait magnifique et complètement blasant, donc totalement inefficace et irréfléchi.

Es-tu heureuse? Je ne suis pas si ambitieuse.

Rien n’est plus artistique que l’Amour.
Son Amour on l’imagine, on l’invente et on le met sur un piédestal pour pouvoir le contempler.
C’est un prince charmant qu’on se refuse à avouer, car même si on l’invente, on est bien incapable de savoir à quoi il va bien pouvoir ressembler In Real Life. Alors au début on ne le reconnait pas tout à fait, il nous dit quelque chose, une impression de déjà-vu et puis on l’oublie, on le laisse de côté en pensant le chercher ailleurs, celui-ci n’est pas adéquate, trop facile et surtout arrivé trop vite. A quoi bon avoir un but de vie en Amour si c’est pour le trouver tout de suite? Plus de but, plus d’envie, plus de vie. Quand on est avec son malheur, on est accompagné, quand il nous laisse, le vrai malheur arrive. La vie n’a de cesse de se détériorer de jours en jours, jusqu’au jour justement où le pire arrivera.
Bref, je m’égare. Cet Amour oublié un jour on y repense, on le recroise, et on réalise (ou pas).