blasée

Noël ? Ça va chémar.

Je vous disais il y a quelques jours ne pas être sûre d’avoir toujours accès à internet, ce qui est vrai et se vérifiera sûrement la semaine prochaine que je passerai à Lyon. En attendant, j’en profite pour vous assommer avec un autre article inutile.

Dans le même ordre d’idée que j’ai de plus en plus de mal à être imprégnée de la magie de Noël (mon âge grandissant diront certains), j’ai également de plus en plus de mal à apprécier la découverte des marchés de Noël, car de découverte, il n’y en a plus (oui, vous comprenez mieux maintenant le titre de l’article pas vrai ?).

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Marché de Noël – Mulhouse – Olivier Beluche

J’ai passé des années à arpenter le marché de Noël de la Défense, le plus souvent enfant, où je voyais alors des choses qui me plaisaient à tous les stands. Adolescente, je trouvais toujours mon bonheur alors que j’étais maintenant seule à me faire des cadeaux, en voyant tantôt des bijoux, tantôt des chichas, ou tantôt des éléments de décoration du style bougies ou encens. Les dernières années de ma vie où je suis allée dans ces marchés, je n’en ai plus tiré que des crêpes, du vin chaud ou des sandwiches à la raclette à des prix exorbitants. A Rennes il y a deux semaines, à Reims la semaine précédente ou encore à Bordeaux où je suis en ce moment, je ne parviens toujours pas à trouver un semblant d’intérêt à nouveau pour ces lieux de foire.

La raison en est simple : on a vite fait le tour et voir un marché de Noël équivaut à les voir tous. Je me suis souvent retrouvée les pieds dans la boue le long des Champs-Elysées pour voir celui de la « plus belle avenue du monde », qui ne ressemblait en fait qu’à tous les autres. Les produits régionaux sont les mêmes quelque soit la région où l’on se trouve et les stands dans leur globalité semblent donner le don d’ubiquité à tous les marchands de ces lieux.

Je vous conseillerais à tout casser ceux de l’est de la France, bien que je doive me rendre à l’évidence : j’ai bel et bien enterré au plus profond de moi cette joie de vivre que j’avais à l’approche de ces marchés fleurissant d’un bout à l’autre du pays.

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