blasé

Parce que les histoires d’Amour, c’est trop shōjo …

Dans son appartement, désespérément vide, il fond en larmes.
Cet endroit, rempli la veille d’une présence féminine, lui parait désormais insupportable et insupportablement dépouillé. Tiffen vient pourtant de reprendre le travail cette semaine, s’est mis à revoir ses amis, ses camarades ou encore connaissances, mais ne ressent aucune joie à l’intérieur de lui. Au contraire. Il voudrait tellement pouvoir s’appuyer sur une épaule réconfortante, son épaule, l’épaule d’Emma, mais il sait que ce ne sera pas possible avant un bon bout de temps.
A peu près à la même période, tous les ans, Tiffen endure, pendant plusieurs semaines jusqu’à plusieurs mois, un état de neurasthénie variant. N’ayant souvent aucun lien avec le contexte actuel de son état d’esprit mais pouvant voir ses dommages s’accentuer en fonction de ses préoccupations du moment. Variant de simples pensées noires et d’éternels regrets à des sanglots éclatant sans prévenir, allant sempiternellement crescendo. Cela faisait des mois qu’il n’avait pas pris de médicaments et il espérait ne jamais devoir y retoucher. Seulement voilà : côtoyer de trop près le bonheur ne rend que plus difficiles les moments où il s’éloigne de nouveau.
La mélancolie aidant, il ne trouve de motivation dans aucune des actions qu’il tente d’accomplir. Essaye de bouquiner quelques instants avant de se redevenir pensif. Tente de surfer sur le net avant que certains souvenirs ne lui reviennent en mémoire tels des boomerangs épineux et ensanglantés. Veut s’allumer une cigarette et se souvient du briquet perdu qu’Emma lui avait offert.
Il vient de recommencer à travailler mais ne pense qu’aux futures journées de temps libre qui lui permettront une nouvelle fois d’effleurer des doigts la quiétude et la volupté qu’il ressent lorsqu’il est avec elle.
Seulement cette fois-ci les journées libres ne suffiront pas. S’il veut la voir et se sentir près elle, il devra faire un aller sans retour.
On peut aisément se rapprocher de la Mort, plus rarement en revenir.

Life_by_SkiZy

Dans son appartement, désespérément vide, il fond en larmes.

Cet endroit, rempli la veille d’une présence féminine, lui parait désormais insupportable et insupportablement dépouillé. Tiffen vient pourtant de reprendre le travail cette semaine, s’est mis à revoir ses amis, ses camarades ou encore connaissances, mais ne ressent aucune joie à l’intérieur de lui. Au contraire. Il voudrait tellement pouvoir s’appuyer sur une épaule réconfortante, son épaule, l’épaule d’Emma, mais il sait que ce ne sera pas possible avant un bon bout de temps.

A peu près à la même période, tous les ans, Tiffen endure, pendant plusieurs semaines jusqu’à plusieurs mois, un état de neurasthénie variant. N’ayant souvent aucun lien avec le contexte actuel de son état d’esprit mais pouvant voir ses dommages s’accentuer en fonction de ses préoccupations du moment. Ceux-ci variant de simples pensées noires et d’éternels regrets à des sanglots éclatant sans prévenir, allant sempiternellement crescendo. Cela faisait des mois qu’il n’avait pas pris de médicaments et il espérait ne jamais devoir y retoucher. Seulement voilà : côtoyer de trop près le bonheur ne rend que plus difficiles les moments où il s’éloigne de nouveau.

La mélancolie aidant, il ne trouve de motivation dans aucune des actions qu’il tente d’accomplir. Essaye de bouquiner quelques instants avant de se redevenir pensif. Tente de surfer sur le net avant que certains souvenirs ne lui reviennent en mémoire tels des boomerangs épineux et ensanglantés. Veut s’allumer une cigarette et se souvient du briquet perdu qu’Emma lui avait offert à Disneyland.

Il vient de recommencer à travailler mais ne pense qu’aux futures journées de temps libre qui lui permettront une nouvelle fois d’effleurer des doigts la quiétude et la volupté qu’il ressent lorsqu’il est avec elle.

Seulement cette fois-ci les journées libres ne suffiront pas. S’il veut la voir et se sentir près elle, il devra faire un aller sans retour.

On peut aisément se rapprocher de la Mort, plus rarement en revenir.

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