Benjamin Biolay

La Superbe – Benjamin Biolay

Il y a tout juste un an et un jour, je vous parlais pour la première fois de Benjamin Biolay, que j’avais découvert il y a quelques années déjà, par le biais de ses premiers albums. Etant une grande fan de Gainsbourg depuis toute petite (sous-entendu : je ne dis pas cela par rapport à tout le battage médiatique qu’on fait autour de son biopic et le vingtième anniversaire de son décès, si tant est qu’on puisse célébrer le décès de quelqu’un), j’avais l’impression de retrouver dans les textes et la voix de Biolay, le caractère si particulier et pour le moins inimitable de Gainsbourg.

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Son dernier album, La Superbe, je n’ai vraiment commencé à l’écouter qu’après l’acharnement médiatique et le couronnement de Biolay aux dernières victoires de la musique. Comme pour ses albums précédents, j’ai eu de gros coups de cœur sur certaines chansons, quand d’autres n’ont aucunement réussi à me faire dresser l’oreille. La Superbe ne contient pas moins de 23 pistes, dont deux duos, l’un avec Jeanne Cherhal (Brandt Raphsodie), l’autre avec Valérie Donzelli (15 Août). Ces deux duos font partie de mes coups de cœur, en particulier grâce à ces deux voix féminines qui se marient délicatement avec la voix enfumée de Biolay. Brandt Raphsodie ne raconte ni plus ni moins que l’histoire d’un couple, du début à sa fin, à travers des textos et des bouts de papier laissés ça et là dans leur maison ; troublant de par l’intense vérité de cette relation racontée et le côté inéluctable de la vie.

Je ne sais pas quels sont les titres choisis par Biolay en tant que singles car je n’ai pas écouté la radio depuis plus d’une année (manque de temps, et tant d’autres musiques à découvrir de par le net, où les boîtes de nuit me servent surtout à mettre à jour ma culture musicale actuelle), les chansons que je vais vous lister sont donc celles qui m’ont le plus touchée, et dont j’ai trouvé qu’elles sortaient le plus du lot, sans avoir été influencée par quoi que ce soit : Si tu suis mon regard (grâce à sa mélodie entrainante, à écouter le matin en allant au travail), L’espoir Fait Vivre (pour ceux qui ont besoin d’un bon bol d’optimisme : vivre d’espoir … fait vivre), Prenons Le Large (chanson romantique autant de par le tempo que les paroles Prenons le Large a des allures de mer, de vacances, et somme toute, de tranquilité), Assez Parlé De Moi (mélangeant égocentrisme et rythme electro), Lyon Presqu’île (véritable ode à la France, si Lyon Presqu’île a pour but de détendre, ce dernier est largement atteint), en plus des deux duos dont j’ai parlé auparavant.

Sept chansons pour un album de 23, c’est peu me direz-vous, mais c’est bien assez, considéré les chansons retenues. Je ne suis pas une grande fan de Benjamin Biolay mais je parviens à trouver mon compte dans chacun de ses albums, ce qui n’est pas pour me déplaire.

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Initials B.B.

biolay

Les artistes font leur temps et Brigitte laisse la place, dans un domaine bien différent, à Benjamin Biolay, dont je ne vais pas répéter les exploits mérités de ces derniers jours.

Biolay a toujours été quelqu’un dont j’écoutais les chansons par-ci par-là, en ayant pleinement conscience des mots derrière la musique. Si j’étais lui, je serais présomptueuse et me considérerais comme le nouveau Gainsbourg : alignant des textes sensuels ou revendicatifs mais toujours provocateurs, sur des airs entêtants.

Alcool, clopes et dégaine insolente sont plus qu’une marque de fabrique, c’est avant tout une mode qui se travestit différemment sur chaque personne tentant de l’adopter. Je l’avoue, je n’ai pas encore écouté son dernier album, à part son titre phare La Superbe, peur d’être déçue sans doute.

Il est des artistes dont on ne sera jamais désabusé, quoiqu’il arrive, mais ces artistes là sont rares, trop rares.