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Un Mr Freeze à la framboise, oui, celui bleu-fluo.

En quittant les cours cet après-midi, j’ai eu l’idée, et surtout l’envie, de m’arrêter à une boulangerie sur mon passage dans l’unique but de m’acheter une glace. Le mois de mai étant déjà bien entamé et, à fortiori le soleil aidant, ne pouvait que me convaincre de m’acheter cela sans néanmoins trop culpabiliser. Dans ces moments là, on réalise évidemment la différence du regard extérieur entre une petite fille de 10 ans, en jupe et haut mignon qui mange une glace, et celle qui le fait dans les mêmes conditions 10 ans après.

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Où Mamzelle Laure ne veut plus se passer de l’Italie …

Et Mamzelle Laure se disait de l’Italie …

Il fait froid, mais j’aime cette chaleur.
Je suis partie de chez moi ce matin, très tôt, bien trop tôt, en vérifiant et revérifiant sans cesse la présence des billets de train dans mon sac. J’ai hésité longuement sur ma tenue ; des vêtements décontractés ont finalement eu raison de moi.

Je tremble car il fait un froid glacial mais aussi et surtout car je suis heureuse et que je sais à quel point le bonheur peut m’effrayer.

J’arrive dans la gare, au milieu de tout, ce monde qui va, qui vient, qui court, s’arrête, repart. Toutes ces personnes qui réfléchissent à leur destination, qui sourient de rejoindre un être cher ou pleurent de le voir partir. Il n’y a aucun lieu aussi impersonnel qui recueille dans le même temps tant d’émotions qu’une gare.
Le train, arrive, enfin. Je prends une place, la mienne en l’occurrence. Et je me rends maintenant compte des causes et des probables conséquences futures de ce voyage. Après un temps me semblant interminable où je n’ai fait que réfléchir, encore et encore, le train s’immobilise finalement, arrivé à sa destination finale.

Là où tout s’arrête.
Là où pour moi tout (re)commence.

X_X

3h. La lune dehors, ou serait-ce le soleil.
Et là des lumières, des lumières psychédéliques qui sortent des fourrés.
De la fenêtre on ne voit rien, juste une pelouse, une maison probablement hantée et des grillages. Pas une seule route en vue, pas un mouvement dans la campagne en pleine revégétalisation qui commence à se recouvrir de rosée.
Et puis des flashes, saccadés, au même rythme que les éclairages du phare de la Tour Eiffel, sauf qu’ici il n’y a pas 36 solutions possibles, ce sont des extraterrestres ni plus ni moins. Evidemment le simple fait de se rendre compte de leur présence a suffit pour les faire disparaître, mettant ainsi en doute l’esprit le plus vif et le plus rationnel de tous : le mien.