au secours

Y’a comme qui dirait un Echo

Hope_by_BigboyDenis

Que faire quand on a l’impression que peu importe les efforts faits, ils ne servent à rien ? Que faire lorsqu’on a l’impression de parler dans le vide, et de manière répétitive ? Comment admettre que les gens autour de soi sont soit bornés ou ont soit des œillères pour ne pas comprendre ce que l’on essaye de leur faire rentrer dans le crâne ; délicatement au début mais de manière un peu plus brute sur la fin. Et évidemment la manière forte se retourne toujours contre celui ou celle qui l’aura utilisée en premier. Mais il faut bien cela de temps en temps, pour secouer les consciences. Encore faut-il que les dites consciences soient véritablement secouées et renversées dans le bon sens.

Le tout est de ne pas perdre espoir et de se dire qu’un jour, il y aura peut-être du changement, et du positif. C’est l’attente qui fait mal. Surtout si l’on ignore si cette attente sera un jour récompensée. Les filles qui passent leur temps à se plaindre, à geindre de toutes les catastrophes qui peuvent leur tomber sur la tête le font bien souvent sans raison, mais pas toujours. Cela ne se fait pas du jour au lendemain mais correspond plutôt à une douce évolution crescendo. Elles en parlent d’abord aux personnes concernées, puis, voyant que celles-ci ne tiltent pas, elles en font des montagnes, faisant des scènes en public ou écrivant leurs états d’âme sur leur blog. Car pour elles, c’est une façon comme une autre de faire réagir les gens avec lesquels elles ont des problèmes ; il faut frapper là où cela blesse pour se faire comprendre. Au risque de se voir accablées de tous les maux au final, de la part des plus coupables qui ne se seront pas même rendus compte qu’elles souffraient de toujours passer au second plan, faute de leur manque de discernement et de maturité.

J’ai envie de chocolat, c’est dans combien de jours Pâques au fait ?

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There, there.

Non pas se scarifier, qui ne relève d’aucune utilité, mais se mettre des claques.

Pour se raisonner, pour se forcer à arrêter de pleurer, encore et encore. Se remettre les idées en place en quelque sorte, comme on le ferait sur un gamin pleurant de manière bien trop capricieuse en suppliant d’obtenir tel jouet ou friandise.
Pour le faire taire. Pour stopper à tout prix ces larmes qui coulent le long de mes joues, contre ma volonté.
Symboles de rancune, rancoeur et tristesse maladive en toutes circonstances.

PS : Ouais, bonne année au fait.

Quand je jouais ma vie entre leurs jolis doigts …

J’aime ce qu’on m’interdit
Les plaisirs impolis
J’aime quand elle me sourit
J’aime l’infirmière maman
Ô Dieu oui qu’elle était belle cette infirmière.
J’ai toujours eu un faible pour les brunes. C’était une brune comme on n’en fait plus, avec une légère coupe au carré qui inspirait la justesse de la sévérité mais dont les cheveux décoiffés laissaient transparaître leur grain de folie. Elle venait me voir tous les jours, plusieurs fois par jour. Mais elle ne faisait pas comme celles qui rentraient simplement dans ma chambre pour voir si tout était bien rangé et s’en allaient en baissant les yeux de peur de croiser mon regard mi-colérique mi-endormi, mais surtout empli d’aliénation. La raison de mon séjour ici.
Je ne fis pas attention à elle la première fois où je la vis mais c’est en la regardant plus attentivement que j’ai compris que la beauté ne pouvait être que féminine. Le soir, je la regardais de la lucarne de ma chambre finir son service et rentrer chez elle à pied. Elle portait tous les mardis une robe noire floquée de pois blancs, le tout parfaitement assortie à son teint clair et ses cheveux d’ébène.
Quelques jours après ma sortie, après la fin de ce séjour qui ne sera pas le dernier, nous sommes allées discuter autour d’un verre. Je me rendis compte que ses qualités ne se limitaient pas à sa beauté ; elle était distinguée, très cultivée et incroyablement fascinante. Je ne vivais la semaine que pour ces rendez-vous hebdomadaires du vendredi, toujours au même café et à la même heure. Je ne vivais que pour cette alchimie temporaire qui me rendait euphorique au plus haut point.
C’est le jour de décembre où j’ai appris qu’elle était mariée que mes crises d’hystérie ont repris et que j’ai dû me faire de nouveau interner.

nurse

J’aime ce qu’on m’interdit, les plaisirs impolis.
J’aime quand elle me sourit, j’aime l’infirmière Maman.

Ô Dieu oui qu’elle était belle cette infirmière.
J’ai toujours eu un faible pour les brunes. C’était une brune comme on n’en fait plus, avec une légère coupe au carré qui inspirait la justesse de la sévérité mais dont les cheveux décoiffés laissaient transparaître leur grain de folie. Elle venait me voir tous les jours, plusieurs fois par jour. Mais elle ne faisait pas comme celles qui rentraient simplement dans ma chambre pour voir si tout était bien rangé et s’en allaient en baissant les yeux de peur de croiser mon regard mi-colérique mi-endormi, mais surtout empli d’aliénation. La raison de mon séjour ici.

Je ne fis pas attention à elle la première fois où je la vis mais c’est en la regardant plus attentivement que j’ai compris que la beauté ne pouvait être que féminine. Le soir, je la regardais de la lucarne de ma chambre finir son service et rentrer chez elle à pied. Elle portait tous les mardis une robe noire floquée de pois blancs, le tout parfaitement assortie à son teint clair et ses cheveux d’ébène.

Quelques jours après ma sortie, après la fin de ce séjour qui ne sera pas le dernier, nous sommes allées discuter autour d’un verre. Je me rendis compte que ses qualités ne se limitaient pas à sa beauté ; elle était distinguée, très cultivée et incroyablement fascinante. Je ne vivais la semaine que pour ces rendez-vous hebdomadaires du vendredi, toujours au même café et à la même heure. Je ne vivais que pour cette alchimie temporaire qui me rendait euphorique au plus haut point.

C’est ce jour de décembre, où j’ai appris qu’elle était mariée, que mes crises d’hystérie ont repris et que je dus me faire de nouveau interner.

Je veux que tu me tues, toi.

Il suffit d’une seconde pour ne plus pouvoir imaginer. Pour ne plus se demander ce que l’on pense puisqu’on ne pense plus et donc qu’on ne peut plus s’en rendre compte. Sans cela on continuerait de penser et la question ne se poserait même pas.

Vous me suivez ?

De temps en temps, je regarde par la fenêtre de ma chambre, et à chaque fois le soleil se lève sur une vie différente. Bonne nuit les choses d’ici-bas. Parfois, très tard, je crois que mon portable vibre dans ma veste, je me jette dessus en espérant que c’est toi, mais ce sont juste les basses de la sono qui le faisaient trembler dans ma poche… Je sais que cette histoire d’amour ratée est la seule que je ne regretterai jamais. Même quand je serai à l’hosto, attendant la mort avec les tuyaux de morphine plantés dans les bras, je continuerai d’y penser, d’être fier d’avoir vécu cela.
F.B.