Arnold Schwarzenegger

Maggie

Pas de Simpson ici mais un film d’horreur post-apocalyptique centré sur les zombies et Arnold Schwarzenegger, rien que ça.

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Je pensais aller voir un énième film où la planète se défend contre les morts-vivants à coups de big fucking guns, mais c’est tout le contraire qui se joue dans Maggie. Jamais je n’ai vu un film de zombies aussi touchant. La fille de Wade (Schwarzenegger), Maggie (Abigail Breslin), est mordue dès le début du film par une personne atteinte du virus necroambulist. Les effets sont la décomposition du corps du sujet et la volonté de se nourrir de son prochain. Wade récupère sa fille chez lui pour l’accompagner jusqu’à la fin de sa maladie pendant les 6 à 8 semaines d’incubation et de mutation avant qu’elle ne devienne un parfait zombie.

Ce film m’a touchée car il se concentre exclusivement sur cette période de changement, où Maggie est tout à fait consciente de sa mort prochaine, des changements qui ont lieu dans son corps et du mal qu’elle va pouvoir faire à ses proches au fur et à mesure que la maladie se répand. Chaque sujet référencé par les autorités est suivi par un médecin qui va déterminer de la durée de vie qui reste au patient. Quand les symptômes deviennent importants, il est extrait par la police pour être dirigé vers des zones de quarantaine, qui sont des sortes de camps de concentration, afin d’y être exterminé en masse, tout en étant pleinement conscient lors de son exécution.

Le rythme du film est calme, réfléchi. Des scènes sont parfois très fortes au niveau de la peur car il ne faut pas oublier qu’on est dans un film de zombies, bitch. Pour autant, elles sont assez rares pour être franches et mettre en avant la peur de chacun face à l’inconnu et à la mort imminente. Wade et Maggie habitant dans un village, tout le monde se connaît. Les malades que l’on croise sont des amis, des voisins, ce qui renforce l’aspect dramatique de la situation. Maggie n’est pas qu’un film d’horreur, c’est un drame. Les effets-spéciaux et le maquillage sont bien plus perturbants que ceux qu’on peut voir dans The Walking Dead car ils marquent de par leur simplicité et leur réalisme.

Le réalisme est également mis en avant par les acteurs et par le père de famille aussi fort que fragile que joue Arnold Schwarzenegger. Maggie nous change donc de Bienvenue à Zombieland, n’est-ce pas Abigail Breslin ?

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