Arash Derambarsh

Portrait – Arash Derambarsh, l’élu anti gaspillage

Le gaspillage étant (et fort heureusement) de plus en plus à l’ordre du jour, je me permets de revenir sur un élu que j’ai pu suivre de près pendant les dernières élections municipales de Courbevoie : Arash Derambarsh.

Le combat contre cet énorme gaspillage passant d’abord par la communication, puisque tout le monde doit être conscient de la situation, je vous mets ci-dessous le descriptif des principales actions faites contre le gâchis alimentaire  et des liens qui pourraient vous éclairer :

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 Soutenant continuellement ce combat, je reviendrai également plus en avant sur les trucs et astuces du Pays Châtelleraudais afin de réduire nos déchets, merci Ultradelta pour le partage !

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« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »

Je fais assez peu de publicité, surtout quand il s’agit de sujets liés à la politique, mais je vais faire ici une exception à la règle. Pour la simple et bonne raison que c’est un sujet qui transcende la politique et également qui se doit de toucher le maximum de personnes possible. Amie d’Arash Derambarsh, que j’ai rencontré via le Cherche Midi, et pour qui je suis devenue colistière et community manager au sein d’une association (de) commune, Courbevoie 3.0, je viens vous parler aujourd’hui de l’énorme gâchis alimentaire qui se fait en France et des projets pour contrer ces faits déplorables. Pour plus d’informations sur Arash et la cause qu’il soutient, je vous conseille l’article de France 24 à lire ici.

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Tout le monde (ou presque) est aujourd’hui au courant des pertes alimentaires énormes créées par l’industrie alimentaire et les grandes surfaces. Pour réduire cela au maximum, Arash a mis en ligne la pétition pour dire stop au gâchis alimentaire en France. Après quatre mois de mise en ligne (et non de lutte, qui avait commencé bien avant) et plus 210 000 signatures plus tard, l’Assemblée Nationale a voté, le 21 mai 2015, à l’unanimité, les amendements à la loi sur la transition énergétique qui rendent désormais obligatoires le don par les supermarchés de leurs invendus alimentaires à des associations caritatives.

C’est une belle victoire, une énorme victoire, mais ce n’est pas encore suffisant. De fait, la pétition a été lancée à l’international en soutenant le même projet de loi pour l’Europe. Près de 632 000 soutiens ont été apportés jusqu’à présent, ce qui est également énorme, mais pas assez, compte-tenu de la logique et de l’humanité que prône un tel projet. Si j’en fais la publicité aujourd’hui, c’est que ce projet n’est pas politique, n’est pas marketing et n’est surtout pas irréalisable : c’est un projet humain. Aidez-nous, aidez-les, soutenez cette cause qui est si évidente qu’on ne devrait pas avoir besoin de se battre pour la légitimer. A savoir également qu’Arash sortira en octobre prochain son Manifeste contre le gaspillage, qui devrait permettre au plus grand nombre de réaliser l’ampleur de la catastrophe, mais aussi les moyens d’y faire face.

Valérie Trierweiler, Merci pour ce livre

Au départ par curiosité, par plaisir coupable, puis par analogie avec ma propre histoire, j’ai voulu me laisser séduire par le livre très médiatisé de Valérie Trierweiler. Dépassant à ce jour les 450 000 ventes, Merci pour ce moment ne s’associe pas à un simple lavage de linge sale en public. Il est un cri du cœur d’une femme trompée, humiliée et bafouée.

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Bien qu’ayant eu un soupçon de culpabilité en passant à la caisse avec le livre, je ne regrette en rien de l’avoir acheté. Car je ne l’ai pas acheté par souci d’entendre des ragots, mais pour trouver une porte de sortie et m’inspirer de la force de cette femme, où je lis des tournures de phrases qui pourraient être miennes.

Edité par Les Arènes, j’ai dévoré Merci pour ce moment en l’espace d’une journée. Ce livre est juste et franc. Il balaye toutes les idées préconçues que l’on peut avoir, que ce soit selon les informations reléguées préalablement dans les médias ou selon sa propre orientation politique. A titre exemple, je ne partage pas les idéologies politiques de Valérie Trierweiler, mais j’ai été touchée par ses mots, sa volonté de prendre du recul malgré tous les événements.

Je suis malheureusement bien placée pour comprendre, à mon échelle, le drame personnel qu’elle a pu vivre. Me servant de ce blog, et ayant même proposé un livre à des maisons d’édition, pour expier un sujet semblable. L’écriture sert ici d’exutoire. Sans servir à régler ses comptes et tirer à vue, écrire permet de voir sa vie en hauteur, d’analyser la situation pour fermer un pan de sa vie. Le mal d’Amour est un mal pernicieux, presque létal. Mais il reste toujours à relativiser quand on pense à d’autres épreuves que subissent tous les jours des personnes dans le besoin, sans emploi, en pleine guerre à travers le monde ou encore en proie à des violences conjugales. Valérie Trierweiler le dit elle-même sans faux-semblant : « Je traverse une épreuve, pas un drame » (p. 33). Cette phrase est le déclic qui permet de se rendre compte que le recul est pris, qu’il faut avancer, bien que cela n’efface ni la douleur, ni les larmes.

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Valérie Trierweiler, en plus d’une notoriété et d’un sujet nationalement connu qui permet aisément d’ouvrir facilement des portes dans le milieu de l’édition, est une femme qui parvient à décrire ses sentiments. Je fais une critique du livre mais je me permets un parallèle avec ma propre histoire. Je me revois, il n’y a pas si longtemps que cela, dans le bureau d’Arash Derambarsh, directeur de collection au Cherche-Midi, l’entendant me conseiller et me dire, suite à la lecture de mon manuscrit, qu’il faut que je parvienne à décrire plus en détails ce que je ressens, quelle joie ou quelle peine a pu m’épanouir ou me déchirer. J’utilise toujours un bon nombre de métaphores ou de phrases bien tournées, là où Valérie Trierweiler sait utiliser le pouvoir descriptif des mots, alors même que ces douleurs sont indéfinissables.

Merci pour ce moment se lit comme un roman, car à nos yeux, simples lecteurs, il est bien tourné et nous happe plus comme une histoire où l’on peut se reconnaître, plutôt qu’un simple reportage impersonnel. J’ai souffert, j’ai connu moi aussi « l’éternelle naïveté des femmes fidèles » (p.297). J’en ai écrit un livre, bien qu’encore non publié. Je comprends ses raisons d’avoir voulu coucher sur le papier toute cette douleur. Dans une volonté d’aller de l’avant, mais dans une optique de réhabilitation également, elle-même consciente de l’image négative qu’elle avait véhiculée sans le vouloir. Je comprends la retenue de certaines personnes à la publication du livre, s’offusquant qu’on puisse … écrire ce que l’on pense. Mais libre à ceux qui le souhaitent, de le lire ou non. J’ai beaucoup souffert pour moi, mais ici j’ai souffert pour elle. En lisant la référence, page 62, à la séquence au Grand Journal où Julie Gayet « ne dément pas et minaude », je suis allée voir cette vidéo à nouveau, qui ne m’avait à l’époque pas interpellée. En la visionnant à la lumière d’éléments nouveaux, j’ai eu mal. Je me suis reconnue en Valérie Trierweiler regardant cette émission, dans sa peine, dans son incompréhension, dans cette douleur qui broie sans qu’on ne puisse trouver un moyen de la faire passer.

Les phrases ne sont pas perfides, elles claquent. Elles sont l’instrument de la tristesse et non de la vengeance. Bien des mots que j’ai pu écrire à des personnes m’ayant fait beaucoup de mal, ont été mal interprétés. Les personnes en tort s’imaginent plus facilement qu’on leur en veut, plutôt que d’être responsables du malheur d’autrui. C’est dans cette même optique que j’ai lu les pages de ce livre, les unes après les autres.

J’ai aimé et je défends Merci pour ce moment car je m’y suis reconnue, toutes proportions gardées. Non, ce livre n’est pas un torchon pour des lectrices en attente du nouveau numéro de Grazia. Ce livre est un message d’espoir, pour elle et pour toutes celles et ceux qui peuvent être amenés à affronter des situations similaires, où l’être qu’on aime est devenu « tellement différent, indifférent » (p.63).